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Artprice analyse cinq ‘ anomalies positives ‘ sur le Marché de l’Art en 2020

2020/12/15

Grâce aux ventes en ligne, les Maisons de Ventes ont trouvé le moyen de traverser la crise sanitaire en poursuivant leurs activités. Le confinement les a forcées à opérer la dématérialisation soudaine et complète de leurs catalogues et de leurs plus belles sessions. Cette évolution, longtemps attendue sur le Marché de l’Art, a permis d’assurer l’essentiel des échanges et de préserver la confiance des vendeurs. Plusieurs performances tout à fait remarquables ont même pu être enregistrées.

Paolo UCCELLO (1397-1475) – Battle on the banks of a river, probably the battle of the metaurus (207 BCE)

thierry Ehrmann, Président et Fondateur d’Artprice : « Notre département d’économétrie a identifié cinq types de ventes qui attestent de la résistance du Marché de l’Art aux enchères. Il faut replacer chacune de ces « anomalies positives » dans son contexte pour comprendre l’intérêt inaltérable des acheteurs pour ces pièces et ces artistes, en des temps aussi compliqués ».

Le département d’économétrie d’Artprice répond à toutes vos questions relatives aux statistiques et analyses personnalisées : econometrics@artprice.com

Produits de ventes records

Le marché de Banksy affiche une résilience extraordinaire face à la crise : ses œuvres totalisent déjà le montant record de 42,8m$ cette année aux enchères. Six de ses 10 plus belles adjudications ont été frappées au cours des 10 derniers mois ; et quelques 550 autres œuvres ont été échangées en salles des ventes.

Avec la vente réussie de son chef-d’oeuvre Complements (2004-2007), Brice Marden enregistre également une performance record aux enchères malgré la crise sanitaire. À 82 ans, il entre parmi les 10 artistes vivants les plus performants du Marché de l’Art.

Eddie Martinez compte pour sa part 53 œuvres vendues aux enchères en 2020, dont cinq supérieures à un demi-million de dollars. Le brusque engouement des collectionneurs commencé en 2019 pour ce peintre américain de 43 ans n’a pas été stoppé ou même ralenti par la crise sanitaire, politique et économique. Tout au contraire.

La plus belle envolée de prix

Le nom de Matthew Wong a fait irruption sur la scène internationale le 30 juin 2020, quand Sotheby’s a choisi d’entamer sa première grande session new-yorkaise de l’année, 100 % en ligne, avec une toile de cet artiste canadien relativement peu connu.

La carrière de Matthew Wong a commencé en Asie en 2014, quelques mois après avoir été diplômé de la Hong Kong School of Creative Media. Sa notoriété a culminé en 2019, avec un solo show chez Massimo de Carlo à Hong Kong (janvier – mars 2019) puis à la galerie Karma à New York (novembre 2019 – janvier 2020). Malheureusement l’artiste a mis fin à ses jours, quelques semaines avant son exposition américaine.

The Realm of Appearance (2018), une huile sur toile estimée entre 60 000$ et 80 000$ par Sotheby’s, a finalement atteint 1 820 000$ le 30 juin 2020. Ce record fracassant a été confirmé le 7 octobre chez Christie’s par la vente de Shangri-La (2017) de Matthew Wong, pour 4 470 000$.

L’opération financière la plus solide

Acquise chez Sotheby’s à New York en 2011 pour 10 000$, l’acrylique sur toile Season Cherry (1978) de Yayoi Kusama a été revendue ce 16 juillet 2020 pour 106 250$ (dans la même salle de ventes). Cet investissement a ainsi rapporté +30 % par an de moyenne pendant neuf ans.

La formidable prise de valeur de cette toile est représentative de l’évolution des prix de Yayoi Kusama, comme le révèle l’indice Artprice : 100$ investis en janvier 2011 dans les peintures de l’artiste japonnaise valent en moyenne 926$ aujourd’hui. À noter que la valeur des peintures de Yayoi Kusama a progressé plus vite que celle du reste de son œuvre au cours de la dernière décennie.

L’œuvre la plus rare

L’œuvre du peintre florentin Ucello est rarissime aux enchères. Mais l’une des plus belles pièces encore entre des mains privées a pourtant été relâchée cet été, après avoir passé 62 ans dans la même famille.

Sotheby’s avait inclus cette pièce dans le catalogue ultra prestigieux Rembrandt to Richter, du 28 juillet 2020 à Londres. Réalisé au XVème siècle en Toscane, le tableau a été placé par Sotheby’s entre une œuvre sur papier de Jean-Michel Basquiat et une acrylique sur mousseline de Keith Haring, toutes deux datées du début des années 1980.

Les trois millions de dollars atteints par Battle on the banks of a river ont largement dépassé les attentes du propriétaire qui avait décidé de se séparer de ce chef-d’oeuvre à un moment très délicat sur le Marché de l’Art.

Le retour en salle des ventes le plus rapide

En l’espace d’un an, la toile Laddies in the grass (2015) de Geneviève Figgis a été vendue deux fois aux enchères. Acquise pour 18 750$ en juillet 2019 chez Christie’s à New York, l’oeuvre a été revendue pour 242 000$ ce 11 juillet 2020, chez Christie’s toujours, mais à Hong Kong.

La galeriste française Almine Rech a découvert Geneviève Figgis par l’intermédiaire de Richard Prince qui dit l’avoir lui même repérée sur Twitter. Cette nouvelle forme de Bad Painting, soutenue par deux des plus grands acteurs du Marché de l’Art, trouve un même succès à Hong Kong, Londres et New York. Les trois grandes capitales du Marché de l’Art Contemporain se trouvent en compétition directe pour les toiles de Geneviève Figgis et font grimper ses prix.

Image : [https://imgpublic.artprice.com/img/wp/sites/11/2020/10/Paolo-UCCELLO-Battle-on-the-banks-of-a-river.jpg]

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