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Archive for the ‘Marché de l’Art’ Category

Artprice lance le wiki collaboratif le plus exhaustif sur le monde de l’art et des artistes.

Artprice lance le wiki collaboratif le plus exhaustif sur le monde de l’art et des artistes.

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 30 millions d’indices et de résultats de ventes couvrant plus de 586 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens.

A de multiples reprises, depuis plusieurs années, de très nombreux Artistes, Ayants droits, Sociétés de Droit d’Auteurs, Professionnels de l’Art, Experts, Institutionnels, Historiens, Sociologues, Collectionneurs et Amateurs d’Art ont manifesté à Artprice, de manière quotidienne, leur désir de partager leurs connaissances et leurs documentations privées.

Un noyau dur de 12 millions de contributeurs réguliers selon thierry Ehrmann, fondateur and PDG d’ Artprice.com.

Cette communauté représente un noyau dur de 12 millions de contributeurs réguliers qui devront être enregistrés chez Artprice pour suivre l’évolution de leurs pages afin de pouvoir vérifier et si besoin corriger ou compléter l’information disponible.

Les Historiens et Rédacteurs d’Artprice auront bien évidemment le contrôle de l’information finale et seront les seuls habilités à ouvrir les comptes de contributeurs réguliers.

De plus, ils pourront immédiatement valider la qualité de l’information et par-là même certifier l’agrément du contributeur, grâce notamment aux 81 banques de données Artprice (biographies, résultats d’adjudications, cotes et indices, signatures et monogrammes, catalogues raisonnés, Maisons de Ventes, galeries et marchands d’art, archives, etc …).

Après une étude exhaustive, pour des raisons de moyens, il s’avère sans contestation possible qu’aucun « wiki » d’une telle ampleur n’existait sur ce sujet.

Artprice ouvre son wiki multilingue avec plus d’un million d’artistes, dont 586 000 artistes cotés sur Artprice.com et reliés à des dizaines de millions d’œuvres d’art, en anglais, français, allemand, espagnol, italien et chinois. Ce wiki sera accessible sur : wiki.artprice.com

Concernant le wiki Artprice des artistes chinois, Artprice s’appuiera principalement sur son fidèle partenaire étatique le groupe Artron, à travers Art Market Monitor of Artron (AMMA).

Cette opération préparée depuis près d’un an est une contribution majeure et gratuite dans l’histoire du Marché de l’Art.

Elle sera, par ailleurs pour Artprice, l’opportunité d’étendre de manière spectaculaire sa clientèle abonnée à un cercle de 12 millions de contributeurs agréés.

A propos d’Artprice :

Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris, SRD long only et Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF. Depuis mars 2014, Artprice fait partie du nouvel indice CAC® PME d’Euronext ainsi que de l’EnterNext® PEA-PME 150 en novembre 2014.

Artprice, avec plus de 14 ans de communication réglementée sur l’Eurolist, se fait un point d’honneur de produire toute l’information nécessaire aux professionnels des marchés financiers mais aussi aux néophytes du Marché de l’Art. Toutes les questions des 18 000 actionnaires d’Artprice trouvent systématiquement leurs réponses dans l’information réglementée d’Artprice qu’elle diffuse en ligne par son diffuseur homologué par l’AMF

http://www.actusnews.com

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 30 millions d’indices et résultats de ventes couvrant plus de 570 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens.

Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 7200 titres de presse dans le monde. Artprice met à la disposition de ses 3,6 millions de membres (members log in), les annonces déposées par ses Membres, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des œuvres d’Art à prix fixe ou aux enchères (enchères réglementées par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce).

Sommaire des communiqués d’Artprice : http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

La version PDF du rapport annuel Artprice sur le Marché de l’Art mondial est téléchargeable sur Artprice : http://imgpublic.artprice.com/pdf/rama2014_fr.pdf

Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video dont le siège social est le célèbre Musée d’art contemporain Abode of Chaos / Demeure du Chaos. http://goo.gl/zJssd https://vimeo.com/87859684

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Marché de l’Art mondial : +26% de croissance selon le Rapport Annuel Artprice

Fruit d’une alliance entre Artprice, le Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art, présidé et fondé par thierry Ehrmann, et son puissant partenaire institutionnel Chinois Artron, présidé par Wan Jie, le 13ème Rapport Annuel du Marché de l’Art mondial offre enfin une parfaite lecture du marché pour l’Orient et l’Occident. Lire la suite >>>

Artprice : Rapport Annuel du Marché de l’Art mondial 2014, +26% de croissance

Fruit d’une alliance entre Artprice, le Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art, présidé et fondé par thierry Ehrmann, et son puissant partenaire institutionnel Chinois Artron, présidé par Wan Jie, le 13ème Rapport Annuel du Marché de l’Art mondial offre enfin une parfaite lecture du marché pour l’Orient et l’Occident.

Voir le rapport >>>

Ehrmann : « il y a un problème entre la Fiac et le marché de l’art par Challenges

Ehrmann : « il y a un problème entre la Fiac et le marché de l’art » par Challenges

Rapport Artprice 2012 Art contemporain chargement PDF gratuit

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Artprice: the 2011/2012 Contemporary Art Market Report is now online!

Artprice accélère son process de normalisation du Marché de l’Art

Comme annoncé dans son communiqué du 14 mai 2012, Artprice a démarré progressivement, ce début juin, la mise en ligne sur Internet d’une grande partie de la structure de ses banques de données et de sa normalisation du Marché de l’Art en mode freeware, (licence informatique propriétaire distribuée gratuitement sans toutefois conférer à l’utilisateur certaines libertés d’usage). L’ensemble des process industriels d’Artprice formant ses banques de données est déposé et protégé, notamment par les dépôts l’A.P.P. (Agence de Protection des Programmes).

Depuis le 1er juin 2012, le Monde de l’Art, notamment les Institutionnels, Universités, Musées, Fondations, Bibliothèques, Services Judiciaires &amp; Douanes, Sociétés de Droits d’Auteurs (type ADAGP), Assureurs, Bases encyclopédiques (type Wikipedia), Internet Directories et bien sûr Maisons de ventes, Galeries, Associations d’experts, ont  désormais accès en clair à la base de données Artists-index.com d’Artprice. Cette banque de données normalisée Artist-id.com est considérée par les Acteurs du Marché de l’Art, mais aussi par les Historiens et Chercheurs, comme de très loin, la plus exhaustive au monde. Elle est disponible, outre le français, en 5 langues (anglais, allemand, italien, espagnol et chinois). Pour découvrir la base de données à plat et en clair : <a href= »http://web.artprice.com/artists/directory/A &raquo; title= »Index complet des artistes recensés par Artprice » target= »_blank »>http://web.artprice.com/artists/directory/A</a&gt;

Ces acteurs vont bénéficier  aussi du développement d’Artprice en B to B sur des A.P.I. ouvertes réalisées sous une architecture REST (Representational State Transfer) qui est une manière novatrice de construire une application pour les systèmes fixes et mobiles, qui reprend l’architecture originale du Web. Une telle base Artistes, qui s’enrichit tous les jours, est le fruit de dizaines d’acquisitions dans le monde par Artprice et près d’un million d’heures de ses Historiens, Rédacteurs et Développeurs de 1997 à 2012 (cf détail et historique dans le document de référence Artprice disponible sur le site homologué de l’AMF).

Selon thierry Ehrmann, Fondateur et Président d’Artprice, cette stratégie de gratuité intégrale mise en place dans le Monde de l’Art permet à Artprice de renforcer la normalisation du marché de l’art pour accélérer, notamment, sa Place de Marché Normalisée à prix fixe et aux enchères pour être un acteur mondial incontournable de la libéralisation des enchères au niveau du Marché de l’art, en devenant une infrastructure normalisée permettant de réaliser en 2012 des opérations de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011).

Ces process industriels qui normalisent le Marché de l’Art (ID artiste, ID oeuvre, ID catalogue raisonné, ID bibliographie, …) avec des millions de données propriétaires sont en train de se déployer dans le marché de l’Art, notamment avec le partenariat signé avec Google en 2003 sans impacter le chiffre d’affaires et le résultat d’Artprice 2012 pour générer une accélération très forte du fichier clients mais aussi par le développement des d’A.P.I. ouvertes réalisées sous architecture REST. Une application mobile est en cours de développement, tant pour l’Ipad et l’Iphone, que pour l’OS Android de Google.

Par ces  nouveaux process de normalisation issus de sa Place de Marché Normalisée à prix fixe et aux enchères, Artprice peut, dès ce mois-ci, basculer des d’informations très conséquentes en mode freeware dans le but de porter avant fin décembre son fichier client de 1,4 million avec ses logs de comportements (achat, vente, recherche, portefeuille d’œuvres etc..) à 2 millions.

Source: http://www.artprice.com ©1987-2012 thierry Ehrmann

A propos d’Artprice:

Artprice invite ses actionnaires et le marché, pour comprendre précisément cette révolution législative et historique de 5 siècles et l’impact sur Artprice, à lire en 50 questions-réponses courtes et pédagogiques la synthèse faite en mars 2012 de la Place de Marché Normalisée à prix fixe et aux enchères depuis son lancement fin janvier 2012.
Lien Internet ci joint sur Actusnews, site homologué de l’AMF à l’adresse ci-jointe :
http://www.actusnews.com/communique.php?ID=ACTUS-0-26960

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 495 000 Artistes. Artprice Images® permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 400 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce).

Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris au compartiment B, SRD long only : Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF

Sommaire des communiqués d’Artprice: http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video dont le siège social est le célèbre Musée d’art contemporain Abode of Chaos / Demeure du Chaos.

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http://twitter.com/artpricedotcom

 

Artprice Rapport Financier Annuel 2011 : Résultats bénéficiaires

Artprice Rapport Financier Annuel 2011 : Résultats bénéficiaires.
Au 31/12/2011, Artprice dégage un résultat bénéficiaire de 439 KE en compte sociaux et un résultat net consolidé groupe de 94 KE. Il faut souligner la performance d’Artprice d’avoir maintenu un résultat positif et enregistré un chiffre d’affaires annuel de 5 220 KE alors que la société est passée, durant l’année 2011, d’un modèle semi-payant à un modèle 100% gratuit pour sa Place de Marché Normalisée à prix fixe, permettant ainsi d’absorber plus rapidement que prévu le marché mondial des ventes d’art de gré à gré sans la moindre perte d’exploitation.

De même, tous les investissements relatifs à la Directive Européenne sur les services (libéralisation des ventes aux enchères par voie électronique par la loi 2011-850 du 20 juillet 2011) ont été intégralement comptabilisés en poste de charge sur l’exercice 2011, notamment tous les développements très conséquents relatifs à la Place de Marché Normalisée ® à prix fixe et aux enchères cette dernière étant pleinement opérationnelle depuis le 18 janvier 2012.

Le Rapport Financier Annuel 2011, incluant les honoraires des CAC et le rapport du Président sur le contrôle interne est disponible aux adresses suivantes :

http://serveur.serveur.com/Press_Release/2012_communication_financiere.html
http://www.actusnews.com/documents/ACTUS-0-4408-artprice-rapport-financier-2011.pdf

Selon thierry Ehrmann, Fondateur et Président d’Artprice, cette stratégie de gratuité de la Place de Marché Normalisée à prix fixe désormais confortée par près de 8 ans de croissance exponentielle de l’offre était nécessaire à Artprice pour être un acteur mondial incontournable de la libéralisation des ventes aux enchères d’art en 2012, par voie électronique, par sa Place de Marché Normalisée aux enchères et à prix fixe, protégée au titre de la propriété intellectuelle.

Le modèle de la Place de Marché Normalisée à prix fixe est désormais éprouvé et validé par le marché de l’Art notamment en période de crise majeure. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon le rapport d’activité 2005 du Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques, "l’offre sur Artprice était de 1,3 milliard d’euros d’oeuvres d’Art". En 2006, l’offre était de 2,7 milliards d’euros d’oeuvres d’Art. En 2007, l’offre était de 4,32 milliards d’euros d’oeuvres d’Art. En 2008, l’offre était de 5,4 milliards d’euros d’oeuvres d’Art. En 2009, l’offre était de 5,85 milliards d’euros. En 2011, Artprice confirme avoir quantifié un volume d’environ 6,3 milliards d’euros d’oeuvres d’art avec un taux de ventes estimé à environ, de l’ordre d’un tiers sur lesquelles Artprice n’est pas encore commissionnée.

Les capitaux propres, en comptes consolidés, s’améliorent à 13 246 KE, en 2011, contre 13 064 KE, en 2010. Ces résultats confirment la maîtrise des coûts d’exploitation en période d’instabilité économique mondiale et notamment sur le marché de l’Art. Artprice, en 15 ans, a mis en place l’ensemble des process industriels permettant de limiter l’effectif à une moyenne inférieure à 45 personnes pour un groupe où l’intégralité des charges en 2012, avec Artprice Images(R), demeurent inchangées jusqu’à désormais 90 ME de C.A en incluant cette année les charges potentielles découlant de l’extension de la Place de Marché Normalisée® d’Artprice aux enchères laquelle est opérationnelle depuis fin janvier 2012. (désormais réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce).

Artprice n’a aucun emprunt obligataire, une dette bancaire proche de zéro et dispose d’une trésorerie conséquente. Le chiffre d’affaires annuel (comptes sociaux) s’est élevé à 5 220 KE comme pour l’exercice précédent. Pour information, Artprice n’a jamais fait l’objet d’augmentation de capital à l’exception des opérations de levées d’options réservées à ses salariés. Ceci résulte d’une volonté affichée du Conseil d’Administration d’Artprice de ne pas diluer ses actionnaires et affaiblir le cours de l’action.

Enfin Artprice invite ses nouveaux actionnaires qui désirent connaître l’historique de la Société à prendre pleinement connaissance de son information réglementée et très détaillée dans son Rapport Financier Annuel 2011 et, notamment, au niveau des paragraphes 2.1 << Activité et événements importants survenus au cours de l’exercice >>, 2.2: – << Evénements importants intervenus depuis la date de clôture, le 31 décembre 2011, et perspectives d’avenir >> ,2.4 <<Analyses des risques>> et .2.6 << Informations complémentaires>> du rapport du Conseil d’Administration.

Concernant l’évolution du Marché de l’Art en 2012, face à l’incertitude d’une récession en Europe et d’une croissance anémique sur les autres continents, Artprice indique que, grâce à l’AMCI (indice de confiance d’Artprice du marché de l’art en temps réel), l’Art Market Confidence Index, qui fait désormais référence dans le marché de l’art et la presse économique, Artprice constate et confirme une hausse continuelle de son indice de confiance sur l’ensemble des pays qui représente 90 % du marché de l’art depuis fin 2011.

Cette confiance se retrouve aux USA qui ont été les premiers touchés par la crise du marché de l’Art mais aussi en Europe et bien sur en Asie. De même, la remontée des prix des oeuvres d’art (Artprice Global Index) sur l’ensemble des continents montre que la reprise du Marché de l’Art est définitivement en marche.

Les résultats spectaculaires enregistrés en 2011 sur le marché de l’Art, attestent les chiffres et prévisions d’Artprice. Au même titre que l’or, le marché de l’Art, a toujours été, historiquement, une valeur refuge face aux crises de grandes ampleurs et notamment aux dépréciations d’actifs financiers que l’économie mondiale continue d’affronter en 2012/2013.

On peut logiquement considérer que la crise, puis la reprise accompagnée d’une violente et rapide correction du marché de l’art avec l’irruption de la Chine au premier rang dès 2010 avec désormais pour 2011, près de 50% de part de marché des ventes aux enchères de Fine Art devant le Royaume-Uni et les USA est une opportunité de forte croissance pour Artprice. Il faut préciser que l’intégralité des services, produits, Place de Marché Normalisée aux enchères et à prix fixe ainsi que 27 millions de pages de données sont en chinois dans un marché de plus en plus dématérialisé et mondial.

En effet, l’économie du marché de l’art, comme tous les marchés, tend naturellement à privilégier le circuit le plus rapide, le moins coûteux, le plus liquide et celui permettant de trouver un prix de marché en temps réel avec une masse critique d’intervenants avec bien sur, une information transparente sur l’intégralité des prix et indices. La Place de Marché Normalisée d’Artprice à prix fixe et aux enchères et ses banques de données (toutes protégées au titre de la propriété intellectuelle) répondent exactement à ces cinq points.

Du fait de la crise économique et financière mondiale qui a changé, en une décennie, la géopolitique du marché de l’art mondial, la quasi totalité des maisons de ventes dans le monde, et principalement asiatique, se rapproche d’Artprice qui travaille avec elles en étroite collaboration depuis 1987, pour réaliser, avec l’adoption de la Directive Services relative aux enchères publiques, notamment par voie électronique, leurs enchères en ligne grâce à la Place de Marché Normalisée d’Artprice et ses 1,4 million de membres dans plus de 90 pays.

Il est vrai qu’en 12 ans, le nombre de connectés à Internet est passé de 90 millions à 2,7 milliards d’internautes devenus consommateurs de biens et de services, mais il faut surtout prendre en compte l’arrivée plus récente des "Silver surfeur" que sont les plus de 50 ans, à haut pouvoir d’achat et principaux utilisateurs d’Artprice, qui font désormais d’Internet leur terrain de prédilection pour la recherche d’oeuvres d’art dans le monde.

Le triomphe commercial de l’Internet mobile colle parfaitement à Artprice, car sa clientèle est par nature nomade et a besoin d’informations dans le feu de l’action, comme les experts, les assureurs, les galeristes, les auctioneers, les douanes et bien sûr les collectionneurs et amateurs en situation d’achat ou de vente en galerie ou en salle des ventes.

L’Internet mobile pour Artprice devrait représenter sous peu de temps, 80% de ses consultations. Artprice en 2011 est déjà à plus de 30%. L’ensemble des grands bureaux d’études émet une prévision en nombre de Smartphones vendus pour 2012 qui se situe entre 550 et 700 millions de nouveaux internautes mobiles. En 2015, c’est plus de 3,5 milliards d’internautes mobiles qui pourront potentiellement se connecter à Artprice.

Afin d’accroître le niveau de sécurité et de confiance dans l’économie numérique, Artprice s’est rapprochée en 2011 d’Interpol Monde où sur l’ensemble des pages clés des banques de données d’Artprice et principalement sur la Place de Marché Normalisée, figurent de manière permanente le logo Interpol et le lien hypertexte vers INTERPOL’s Stolen Works of Art database permettant à la clientèle d’Artprice de vérifier si l’oeuvre présentée fait l’objet d’une poursuite judiciaire. A contrario de services de ventes aux enchères grand public et notoirement connus, Artprice impose à sa clientèle une présence judiciaire permanente donnant ainsi la confiance nécessaire au bon développement de sa Place de Marché Normalisée à prix fixe ou aux enchères.

De même, son concours depuis 5 ans avec près de 70 polices judiciaires de différentes nationalités, a permis à Artprice d’établir un niveau de confiance rarement égalé sur l’Internet, renforcé par la collaboration constante avec les artistes, les ayants droits et les experts.
Au coeur de sa Place de Marché Normalisée, Artprice possède le fichier clients qualifié fine art le plus important au monde. Ce fichier clients (conservation des logs de comportements clients en accord avec les différentes directives Françaises et Européennes ) est, dans le marché de l’art, la base de la réussite d’une vente aux enchères cataloguée depuis la naissance des enchères d’art en Europe au début du XIX siècle.

Artprice invite ses actionnaires et le marché, pour comprendre précisément cette révolution législative et historique de 5 siècles et l’impact sur Artprice, à lire en 50 questions-réponses courtes et pédagogiques la synthèse faite en mars 2012 de la Place de Marché Normalisée à prix fixe et aux enchères depuis son lancement fin janvier 2012.
Lien Internet ci joint sur Actusnews, site homologué de l’AMF à l’adresse ci-jointe :
http://www.actusnews.com/communique.php?ID=ACTUS-0-26960

Artprice avec plus de 12 ans de communication réglementée, se fait un point d’honneur à produire toute l’information nécessaire aux professionnels des marchés financiers, mais aussi aux néophytes du marché de l’art. Toutes les questions des 18 000 actionnaires d’Artprice trouvent systématiquement leurs réponses dans l’information réglementée d’Artprice qu’elle diffuse en ligne sur Internet sur son propre site et sur celui de son diffuseur, homologué par l’AMF, ActusNews (www.actusnews.com).

Source: http://www.artprice.com ©1987-2012 thierry Ehrmann

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce). Source Artprice

Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris au compartiment B, SRD long only : Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF

Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video/ dont le siège social est le célèbre Musée d’art contemporain Abode of Chaos.

Sommaire des communiqués d’Artprice :
http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

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Mise au point d’Artprice dans le cadre des conflits l’opposant à Boursorama S.A.

Suite à de nombreuses demandes d’actionnaires d’Artprice, la société Artprice prend acte que la société Boursorama, principalement selon la présidente en exercice Inès-Claire MERCEREAU, considère qu’il n’existe pas de conflit et/ou de procédure entre Artprice et Boursorama SA.

Artprice tient à ramener la preuve à son actionnariat que toutes les démarches et procédures possibles ont été réalisées à l’égard de Boursorama SA.

En effet, Artprice fait valoir son bon droit et rétablit la vérité, que Boursorama nie, en communiquant une courte extraction des très nombreux P.V. d’huissier délivrés à la demande d’Artprice à la société Boursorama S.A. sur la période 2011-2012, avec une énième signification datant du vendredi 23 mars 2012.
http://serveur.serveur.com/Press_Release/2012_pdf/extraits-pv-huissiers-artprice-contre-boursorama.pdf

Ces extractions de P.V. comportent entres autres des significations, des sommations itèratives…. faites à Boursorama SA dont le siège est 18 quai du Point du Jour 92100 Boulogne Billancourt pour lui demander de faire cesser les infractions et délits constatés sur son forum ou, à défaut, de fermer ledit forum si Boursorama est dans l’incapacité de faire face à la situation.

Ces actes ont été délivrés par le ministère de notre Huissier lyonnais, Me Mamet, et son confrère en région parisienne. Artprice confirme, par la présente, ne jamais avoir, sous quelque forme que ce soit, reçu de Boursorama SA la moindre réponse constructive. Artprice peut sereinement déclarer que Boursorama, par son silence confondant et son absence absolue de toute décision de nature à faire cesser les infractions, les délits pénaux et les violations répétées du code monétaire et financier, est désormais, à minima, complice passive des infractions qu’elle laisse se dérouler en toute impunité sur son forum.

Pour des raisons de confidentialité et/ou du fait du secret de l’instruction, les coordonnées privées et destinataires en copie desdits P.V. sont biffés. Par ailleurs, Artprice communique à nouveau le conflit Artprice-Boursorama relaté au chapitre 4.3.22 de son document de référence 2010 consacré aux risques (cf ci-dessous), ce facteur risque est aussi systématiquement présent dans les rapports des comptes semestriels et annuels qui sont notamment en ligne sur actusnews à l’adresse suivante :
http://www.actusnews.com/societe_documents.php?ID=ART

« 4.3.22) Risques liés aux Forums de bourse parlant d’Artprice et principalement le forum Boursorama

Artprice ne peut en aucun cas être tenu responsable des propos tenus sur les forums de bourse parlant du titre Artprice. La politique de communication d’Artprice respecte strictement les dispositions imposées, notamment, par le code monétaire et financier. A ce titre, quelles que soient les circonstances, Artprice s’interdit formellement d’intervenir de quelque manière que ce soit sur les forums. Cependant il faut souligner que le forum Boursorama (leader incontesté en France des forums dédiés à la bourse) consacré à Artprice fait l’objet de poursuite d’Artprice contre Boursorama. En effet, malgré de nombreuses mises en garde, LRAR, mesures conservatoires par voie d’huissier, requêtes et ordonnances du TGI, la société Boursorama (groupe Société Générale), par son laxisme répété, agit en violation du code monétaire et financier qu’elle ne peut pourtant prétendre ignorer, étant elle même cotée sur Eurolist et possédant, de surcroît, le statut de banque. Artprice a renouvelé, à plusieurs reprises la procédure par voie d’huissier et sommation itérative, de faire cesser les délits cités au présent paragraphe, à sa présidente en exercice, Mme Ines-Claire MERCEREAU, lors de sa prise de fonction, afin qu’elle ne fasse pas prévaloir sa méconnaissance des délits qui se perpétuent sur le forum de Boursorama et dont elle est pleinement responsable en sa qualité de mandataire social de Boursorama Banque. Boursorama essaie de faire prévaloir qu’il n’est qu’un simple hébergeur avec de modestes moyens alors que c’est bien sur le courrier entête Boursorama Banque et le RCS de cette même banque que la Présidente tente en vain de faire croire à Artprice qu’elle n’a qu’un statut d’hébergeur.

Depuis début 2011, la situation avec Boursorama s’est nettement dégradée malgré les nombreuses mises en demeure signifiées par voie d’huissier. Artprice considère que Boursorama, filiale de la Société Générale, viole de manière constante le code monétaire et financier et permet, par ses forums, malgré les mises en garde sévères de l’AMF, de laisser opérer certains individus qui créent, dans la même journée, des mouvements de panique par de fausses informations permettant d’effondrer les « stop » pour, toujours dans la même journée, créer des variations intraday leurs permettant, sur d’énormes volumes, de réaliser des plus-values conséquentes par des maneuvres formellement prohibées.

La position d’Artprice est extrèmement claire et considère, qu’après toutes les mises en demeure et plaintes, que la société Boursorama est, au minimum, complice passive desdits agissements décrits au présent paragraphe. Artprice cirularise régulièrement à l’AMF les significations et P.V d’huissier faits à sa Présidence en exercice, Mme Ines-Claire MERCEREAU, pour que les services de l’inspection de l’AMF puissent enquêter sur les Forums de Boursorama qui, de manière unanime sont reconnus par la communauté financière comme étant un outrage permanent à l’AMF, au code monétaire et financier et au droit pénal commun. De très nombreux actionnaires d’Artprice ont, par écrit et oralement, confirmé à Artprice qu’ils constataient de leurs cotés, indépendamment d’Artprice, les mêmes délits que ceux décrits par Artprice au présent paragraphe. Il est d’autant plus troublant de constater qu’Artprice est, de manière quasi systématique, dans les 5 premiers forums, sur plusieurs milliers, et que Boursorama, en parallèle, affiche les plus fortes ventes ou les plus forts achats en sa qualité de Courtier en ligne sur le même service que les forums. Ceci renforce la suspicion portée sur Boursorama Banque qui ose se prétendre simple hébergeur en ligne alors que le présent paragraphe démontre une orchestration parfaite destinée à stimuler les achats/ventes d’actions en ligne par les clients de Boursorama. »

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 400 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée(R) mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce).

Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris au compartiment B, SRD long only : Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF

Sommaire des communiqués d’Artprice:

http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video dont le siège social est le célèbre Musée d’art contemporain Abode of Chaos.

Suivre en temps réel toute l’actualité du Marché de l’art avec Artprice sur Twitter: http://twitter.com/artpricedotcom

Contact: Josette Mey, tel: +33(0)478-220-000, e-mail: ir@artprice.com

Artprice : le rapport annuel du Marché de l’Art 2011. L’art ne s’est jamais si bien vendu.

Paris, le 27 février 2012

Artprice : le rapport annuel du Marché de l’Art 2011. L’art ne s’est jamais si bien vendu.
Tandis que les vieilles économies souffrent, la croissance s’accélère du côté des BRICS. Les cinq membres des BRICS, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, ont bénéficié d’une croissance beaucoup plus forte que les pays développés et le formidable assaut chinois a profondément modifié la structure géographique du marché de l’art selon thierry Ehrmann, PDG et fondateur d’Artprice, leader mondial de l’information sur le marché de l’Art. De plus, à Singapour, Pékin et Hong Kong, les politiques ont conscience de l’énorme potentiel économique que représente l’art pour leur état ou pour leur ville et les gouvernements soutiennent fermement les grands évènements culturels, dont les salons d’art contemporain. Outre la croissance de 49 % du volume d’affaires pour la vente aux enchères d’œuvres d’art en Chine, d’autres pays asiatiques sont particulièrement dynamiques : c’est le cas de Singapour (+22 %) ou de l’Indonésie (+39 %) par exemple.

Cette croissance est portée par l’émergence de nouveaux collectionneurs richissimes et d’un nombre grandissant de fonds d’investissements en art. De fait, le marché asiatique est devenu le plus haut de gamme du monde. Par exemple, 12,1 % des œuvres vendues en Asie le sont entre 100 000 $ et 1 m$, contre 2,2 % dans le reste du monde dans cette gamme de prix. La Chine, première puissance asiatique et première puissance au monde pour la vente d’œuvres d’art est étonnante tant par sa force de frappe que par son indépendance. C’est là que les plus grosses enchères sont signées (avec 774 enchères millionnaires enregistrées en 2011 en Chine contre 426 aux États-Unis ou 377 au Royaume-Uni), la plupart du temps dans des salles de ventes pékinoises ou hongkongaises. Même si la Chine se trouvait privée du dynamisme des ventes hongkongaises de Christie’s et Sotheby’s, elle demeurerait la première place de marché mondiale sans vaciller !

A l’issue de l’année 2011, la vente d’œuvres d’art a rapporté 21 % de plus qu’en 2010 à l’échelle mondiale et il n’est pas un secteur de la création qui ne progresse pas en terme de chiffre d’affaires. Par rapport à 2010, l’art moderne gagne 1,2 M$, l’art d’après-guerre 372 m$, l’art contemporain 291 m$, l’art ancien 124 m$ et les créations du XIXème siècle rapportent 43 m$ supplémentaires. De plus, la boulimie d’achat n’a relégué aucun médium à l’arrière-plan. Il s’est vendu plus de peintures, de sculptures, de photographies, de dessins et même d’estampes qu’en 2010. Porté par la cote explosive des maîtres anciens et modernes chinois, le dessin a d’ailleurs véritablement trouvé ses lettres de noblesse, avec un produit de ventes annuel en hausse de 1,318 M$ sur l’année.

Artprice publie en 6 langues son rapport exclusif du marché de l’art repris par plus de 6 300 médias et institutions internationaux chaque année. Réalisé à partir des 6,3 millions de résultats d’enchères de 4 500 maisons de ventes, le rapport annuel "Tendances du Marché de l’art 2011" est constitué de XX pages d’analyses macro-économiques et micro-économiques mises à jour au fil de l’actualité des ventes et des évolutions des prix des oeuvres d’art. Ce rapport édité par ArtMarketInsight, l’agence de presse d’Artprice, avec le département d’Econométrie d’Artprice contient aussi des classements originaux tels que le TOP 500 des artistes par chiffre d’affaires, la liste des 100 plus fortes enchères de l’année.

Télécharger l’intégralité du document au format PDF (Téléchargement gratuit)

http://imgpublic.artprice.com/pdf/trends2011_fr.pdf

  • Edito
  • Un marché haut de gamme hermétique à la crise
  • Nouvelle année record
  • Les forces en puissance
  • L’art moderne : pivot du marché
  • Le meilleur de l’art ancien
  • Art contemporain
  • Mutation structurelle : le marché à l’heure d’Internet
  • Top 10 Artistes
  • 11 chiffres pour 2011
  • Les grandes plumes mondiales du marché de l’art
  • L’année de l’Art Market Confidence Index
  • 2011 en 140 Caractères – l’année vu part @artpricedotcom
  • Le Top 10 des artistes
  • Le Top 100 des enchères 2011
  • Le Top 500 des artistes par chiffre d’affaires en 2011

Source: http://www.artprice.com ©1987-2012 thierry Ehrmann

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 4 500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6 300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixes ou aux enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce). Source Artprice

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Synthèse et rappel des neuf points de la Place de Marché Normalisée aux Enchères d’Artprice


Rappel synthétique et mise à jour, par thierry Ehrmann, des neuf points de la Place de Marché Normalisée aux Enchères issus de la communication réglementée d’Artprice :

1) Artprice attaque sa 8ème année (2005/2012) avec sa Place de Marché Normalisée où le flux annuel d’oeuvres d’art est désormais compris entre 5 et 7 milliards (cf. document de référence AMF) et dans lequel il se vend environ de l’ordre de un tiers des oeuvres, pour lequel Artprice n’est pas commissionnée. Cette réserve naturelle et considérable a pour vocation de passer progressivement et naturellement en mode enchère. Pour autant, la Place de Marché Normalisée Artprice étant un succès hors du commun, c’est un éco-système très sensible dans lequel il y a lieu de ne pas forcer la main aux professionnels, collectionneurs et institutionnels. C’est aussi, à terme, la certitude pour la Place de Marché Normalisée Artprice de réaliser ses enchères par le simple fait qu’elle possède, en mode propriétaire, depuis sept ans, acheteurs et vendeurs, dont elle connaît les modalités de comportements et indices de confiance. Le réseau social « Artprice Insider® », qui se mettra en place en février 2012, permettra d’accélérer la mutation entre prix fixe et les enchères.

2) L’erreur majeure de certains acteurs du monde de l’art a été d’imaginer que les grands collectionneurs, les market makers et les grands marchands, qui sont incontestablement des « jeunes seniors », ne daignent pas aller sur Internet, de part leur rang social. Aujourd’hui, avec 2,7 milliards de connectés à lnternet et 1 milliard de nouveaux connectés attendus pour l’année 2012, Artprice, au regard de ses abonnés VIP, a la certitude absolue que cette cible privilégiée possède une connexion Internet fixe et nomade sur Artprice. De même, Groupe Serveur, qui est sur Internet depuis plus de 25 ans, a toujours considéré pour sa filiale Artprice qu’Internet, à contrario du monde de l’art, est avant tout une culture très sophistiquée et non pas simplement des investissements massifs dans le protocole Internet, comme le pense une partie du monde de l’Art. Les asiatiques, avec qui Artprice s’allie, partagent parfaitement ce point de vue, ce qui permet de bâtir des alliances durables et solides.

3) Le pari de dépasser plus de 5000 lots aux enchères le 1er jour était extrêmement périlleux, le marché de l’art reprenant après la mi-janvier. Artprice a relevé le défi et l’a gagné. Pour information, les plus grandes ventes cataloguées au monde (USA, Chine) ne dépassent jamais 1800 lots. Certains imaginent compter en jours la mutation la plus importante du marché de l’art depuis le XIXème siècle. Artprice est en droit de demander, un tempo entendable, au regard de cette révolution historique, dont il tient la plume.

4) Artprice, dans son histoire, n’a jamais constaté tant de fureur, d’actes désespérés, de manœuvres étatiques, de haine, de folie, avec en contrepoids, autant de soutiens, de passion, de ralliement, de la part d’acteurs majeurs ou historiques qui ne s’étaient jusque-là jamais découvert complètement. Les récentes actions relèvent pratiquement de l’affaire d’état et seront traitées comme telles pour les réparations des préjudices. Ceci étant dit, de manière plus générale, de telles conduites pathétiques démontrent, mieux que tout, l’effondrement de l’ancien monde de l’art face à la vision industrielle (au sens noble du terme) d’Artprice sur le marché de l’art en 2012. Si certains occidentaux croient encore détenir le pouvoir de l’art, ils font une lourde erreur car le cœur du pouvoir de l’art est désormais en Asie.

5) Tous nos vieux Maîtres en bourse nous ont toujours expliqué qu’il faut savoir parler au marché mais aussi comprendre ce que nous dit le marché. A ce titre, les volumes quotidiens d’Artprice, qui sont pratiquement ceux d’une valeur du CAC 40, traduisent que les marchés financiers ont, depuis avril 2011, avec plus d’1,1 milliards € de volume traité sur Artprice, acheté et « pricé » que la Place de Marché Normalisée aux Enchères d’Artprice® absorbera inexorablement l’ancien système des salles de ventes physiques, que l’on peut comparer avec les corbeilles des bourses et l’arrivée des réseaux électroniques qui ont laminé les corbeilles de l’ensemble des places boursières. Rien n’arrête le marché quand il a acquis une conviction. Certaines personnes camouflées sur Internet, qui s’égarent dans le langage ou dans les actes, devraient faire preuve de plus d’humilité face au marché boursier et à l’histoire du marché de l’art.

6) De tous temps, les batailles qui amènent à la victoire se focalisent sur les coûts de production et/ou d’intermédiation. Les 5% de frais que prend Artprice pour sa prestation sur sa Place de Marché Normalisée aux Enchères pour les œuvres de plus de 15000€ est imparable. Peu de gens savent que le marché de l’art, à partir de 15000€ est dématérialisé depuis plus de 30 ans car ce seuil de prix détermine une œuvre parfaitement normalisée au regard de l’histoire et du marché de l’art. Moins de 3% des professionnels et collectionneurs d’art se déplacent lorsqu’on dépasse ce seuil critique de 15K€. Artprice a amené une contribution colossale à cette normalisation du marché de l’art, par sa Place de Marché Normalisée produite par les millions d’heures de travail de ses historiens, rédacteurs et ingénieurs.

7) Les nombreuses péripéties législatives qui ont abouti à la loi du 20/07/2011, puis, depuis début janvier 2012, les attaques surréalistes subies par Artprice, ont permis à celle-ci un buzz et une communication mondiale inégalés. Les différentes réponses judiciaires, économiques et médiatiques qu’Artprice va dérouler implacablement ne feront qu’amplifier le train de l’histoire qu’a pris Artprice avec une amplification de la communication et du buzz.

8) Il est évident que la terrible crise économique et financière qui affecte à minima le monde occidental fragilise durement l’économie traditionnelle du marché de l’art, c’est donc une opportunité historique pour qu’Artprice accélère sa Place de Marché Normalisée aux Enchères et à prix fixe. En effet, l’histoire du marché de l’art comme tous les marchés, tend naturellement à privilégier le circuit le plus rapide, le moins coûteux en terme de frais, le plus liquide et celui qui permet de trouver un prix de marché en temps réel avec une masse critique d’intervenants et, bien sur, une information transparente sur l’intégralité des prix et indices. La Place de Marché Normalisée d’Artprice répond exactement à ces cinq points. La grande force d’Artprice, dans cette crise historique, est que l’intégration de la Place de Marché Normalisée aux Enchères (réglementée par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce) n’entraîne aucune charge et investissements significatifs supplémentaire, ce qui, en temps de crise, est le nerf de la guerre.

9) Avec la quasi-disparition boursière des sociétés Internet intervenant sur l’Art et près de 4 500 sites Internet d’art qui ont fermé durant la crise démarrée en 2007, il n’existe à ce jour aucune autre place de marché aux enchères dans le monde conséquente en volume et en qualité, Artprice détenant de surcroît, en terme de droit suis generis (Droit de la Propriété Intellectuelle), l’originalité et le monopole de sa Place de Marché Normalisée.

Artprice invite ses actionnaires et le marché pour comprendre précisément cette révolution législative et historique de 5 siècles et l’impact sur Artprice à lire en 72 questions- réponses courtes et pédagogiques la synthèse des interviews juin/octobre 2011. Liens Internet ci joint sur Actusnews (Diffuseur Professionnel d’Information Réglementée autorisé par l’AMF):
http://www.actusnews.com/communique.php?ID=ACTUS-0-25687

Enfin, Artprice invite ses nouveaux et futurs actionnaires qui désirent connaître l’historique de la Société à prendre pleinement connaissance de son information réglementée et très détaillée dans son Document de référence Artprice 2010 déposé et en ligne, à l’A.M.F sous le numéro D.11-0784 depuis le 25 août 2011. Artprice, avec plus de 12 ans de communication réglementée à l’Eurolist, met un point d’honneur à produire toute l’information nécessaire aux professionnels des Marchés financiers, mais aussi aux néophytes du Marché de l’Art. Toutes les questions des 18 000 actionnaires d’Artprice trouvent systématiquement leurs réponses dans l’information réglementée d’Artprice qu’elle diffuse en ligne sur Internet sur son propre site et sur celui de son diffuseur, homologué par l’AMF, ActusNews.com .

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2012 thierry Ehrmann

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Artprice dément l’assignation en référé par le Conseil des Ventes Volontaires


Artprice dément l’assignation en référé par le Conseil des Ventes Volontaires

Contrairement au communiqué de presse du 6 janvier 2012 émanant du Conseil des Ventes Volontaires qui informait les journalistes qu’une action judiciaire en référé était décidé à l’encontre d’Artprice, la société Artprice tient à démentir l’existence d’une telle procédure telle que décrite dans le communiqué de presse. Artprice est en mesure d’affirmer qu’il ne lui a jamais été signifié à ce jour le moindre acte judiciaire.

En effet, Artprice dénonce les multiples mauvaises interprétations naissant de ce communiqué de presse. Comme l’a indiqué Artprice dans les heures qui ont suivi le communiqué de presse du Conseil des Ventes Volontaires, des échanges courtois ont eu lieu entre Artprice et le Conseil des Ventes Volontaires par courriers officiels. Artprice est en mesure de confirmer que les termes de la réponse de son communiqué officiel du 6 janvier 2012 correspondent parfaitement au débat serein et constructif qu’elle a pu avoir ces derniers jours avec le Conseil des Ventes Volontaires et confirme officiellement l’ouverture de son nouveau service d’enchères en tant qu’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique, tel que définit par les alinéas 2 et 3 de l’article L321-3 du code du commerce, le 18 janvier 2012.

Dans le cadre de son information réglementée, Artprice, à des fins de bonne compréhension, vous invite à relire, ci-dessous, le communiqué qu’elle a officiellement diffusé le 6 janvier 2012 et dont elle réitère en tous points les termes :

Réponse d’Artprice au Conseil des Ventes Volontaires

Artprice a pris acte par voie de presse, puis par courrier électronique transmis par le Conseil des Ventes Volontaires, d’une demande de ce dernier de bien vouloir faire figurer de manière claire et non équivoque au grand public sa qualité « d’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011) ». Artprice considère, compte tenu des longues relations constructives et paisibles qu’elle entretient avec le Conseil des Ventes Volontaires, qu’il ne peut s’agir que d’un quiproquo où l’apaisement, au regard des pièces dont dispose Artprice et issues de mesures conservatoires, sera immédiat.

En effet, Artprice renvoie les marchés financiers, ses actionnaires, ses 1.3 millions membres et, bien évidemment, le Conseil des Ventes Volontaires, à consulter l’ensemble de ses communiqués financiers déposés sur le site Actusnews, site homologué par l’Autorité des Marchés Financiers, et notamment le communiqué du 1er janvier 2012 où Artprice, dès la première ligne, fait état de manière explicite et sans l’ombre d’une ambiguïté de sa qualité de : « opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011) ».

De même, afin d’éviter toute forme de confusion entre les différents régimes et activités réglementés par la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011, Artprice a mandaté un Huissier de justice afin de prendre toutes mesures conservatoires démontrant toutes les précautions prises par Artprice, que ce soit au niveau de sa communication réglementée, au niveau de la présentation de sa nouvelle prestation sur son site, au niveau de ses conditions générales d’utilisations, au niveau de ses moyens de communication… pour qu’aucune confusion soit faite entre l’activité d’Artprice (opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique) et celles relatives aux ventes aux enchères publiques.

Artprice a pris la précaution de traduire en toutes les langues disponibles sur son site l’essentiel des informations sur cette nouvelle prestation exception faite de son statut tel que définit par l’article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011 afin qu’aucune confusion ou mauvaise traduction soit faite sur le statut d’Artprice tel que le prévoit l’article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011 et les autres statuts qui eux régissent les ventes aux enchères publiques.

En conclusion, Thierry EHRMANN, P.D.G. d’Artprice, déclare qu’il est parfaitement serein, Artprice démarrera bien ses enchères en ligne le 18 janvier 2012 en sa qualité d’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011) et que, bien évidemment, le grand public découvrira, dès le lundi 9 janvier, en pré-visualisation, plusieurs milliers de lots comportant une gamme de prix très large allant de l’objet de curiosité jusqu’à des pièces de qualité muséale. Cet ensemble représente environ 700 millions de mises à prix. Concernant le débat judiciaire devant le TGI de Paris, Artprice et son Président considèrent, d’ores et déjà, qu’ils amèneront, par le ministère de Me Emmanuel PIERRAT et Me Thierry DUMOULIN, tous les éléments nécessaires pour apaiser les parties concernées et rendre le débat serein en anéantissant toute forme d’ambiguïté possible.

Il est vrai qu’avec près de 500 ans de monopole, l’ambitieuse réforme des ventes aux enchères du 20 juillet 2011, imposée par le Directive Services européenne, est de nature à ébranler certains acteurs du marché qui ne sont pas encore coutumiers du jeu de la libre concurrence.

Artprice ne peut s’empêcher de constater, qu’après avoir été la meilleure performance boursière française sur le marché réglementé avec + 472 % depuis le 1er/01/11 avec un volume traité de 873 millions d’euros, et une progression sur une année mobile de 593 % avec 144 millions d’euros traités depuis le 1/01/12, qu’elle génère bien des convoitises de la part d’acteurs historiques qui, pour des raisons de conservatisme, ont laissé passé le train de l’Histoire et de l’Internet.

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2012 thierry Ehrmann

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 3 600 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art (source Artprice).

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Contact: e-mail: ir@artprice.com

Réponse d’Artprice au Conseil des Ventes Volontaires

Réponse d’Artprice au Conseil des Ventes Volontaires

Artprice a pris acte par voie de presse, puis par courrier électronique transmis par le Conseil des Ventes Volontaires, d’une demande de ce dernier de bien vouloir faire figurer de manière claire et non équivoque au grand public sa qualité « d’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011) ». Artprice considère, compte tenu des longues relations constructives et paisibles qu’elle entretient avec le Conseil des Ventes Volontaires, qu’il ne peut s’agir que d’un quiproquo où l’apaisement, au regard des pièces dont dispose Artprice et issues de mesures conservatoires, sera immédiat.

En effet, Artprice renvoie les marchés financiers, ses actionnaires, ses 1.3 millions membres et, bien évidemment, le Conseil des Ventes Volontaires, à consulter l’ensemble de ses communiqués financiers déposés sur le site Actusnews, site homologué par l’Autorité des Marchés Financiers, et notamment le communiqué du 1er janvier 2012 où Artprice, dès la première ligne, fait état de manière explicite et sans l’ombre d’une ambiguïté de sa qualité de : « opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011) ».

De même, afin d’éviter toute forme de confusion entre les différents régimes et activités réglementés par la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011, Artprice a mandaté un Huissier de justice afin de prendre toutes mesures conservatoires démontrant toutes les précautions prises par Artprice, que ce soit au niveau de sa communication réglementée, au niveau de la présentation de sa nouvelle prestation sur son site, au niveau de ses conditions générales d’utilisations, au niveau de ses moyens de communication… pour qu’aucune confusion soit faite entre l’activité d’Artprice (opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique) et celles relatives aux ventes aux enchères publiques.

Artprice a pris la précaution de traduire en toutes les langues disponibles sur son site l’essentiel des informations sur cette nouvelle prestation exception faite de son statut tel que définit par l’article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011 afin qu’aucune confusion ou mauvaise traduction soit faite sur le statut d’Artprice tel que le prévoit l’article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011 et les autres statuts qui eux régissent les ventes aux enchères publiques.

En conclusion, Thierry EHRMANN, P.D.G. d’Artprice, déclare qu’il est parfaitement serein, Artprice démarrera bien ses enchères en ligne le 18 janvier 2012 en sa qualité d’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique (article 5 de la loi n° 2011-850 du 20 juillet 2011) et que, bien évidemment, le grand public découvrira, dès le lundi 9 janvier, en pré-visualisation, plusieurs milliers de lots comportant une gamme de prix très large allant de l’objet de curiosité jusqu’à des pièces de qualité muséale. Cet ensemble représente environ 700 millions de mises à prix. Concernant le débat judiciaire devant le TGI de Paris, Artprice et son Président considèrent, d’ores et déjà, qu’ils amèneront, par le ministère de Me Emmanuel PIERRAT et Me Thierry DUMOULIN, tous les éléments nécessaires pour apaiser les parties concernées et rendre le débat serein en anéantissant toute forme d’ambiguïté possible.

Il est vrai qu’avec près de 500 ans de monopole, l’ambitieuse réforme des ventes aux enchères du 20 juillet 2011, imposée par le Directive Services européenne, est de nature à ébranler certains acteurs du marché qui ne sont pas encore coutumiers du jeu de la libre concurrence.

Artprice ne peut s’empêcher de constater, qu’après avoir été la meilleure performance boursière française sur le marché réglementé avec + 472 % depuis le 1er/01/11 avec un volume traité de 873 millions d’euros, et une progression sur une année mobile de 593 % avec 144 millions d’euros traités depuis le 1/01/12, qu’elle génère bien des convoitises de la part d’acteurs historiques qui, pour des raisons de conservatisme, ont laissé passé le train de l’Histoire et de l’Internet.

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2012 thierry Ehrmann

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 Artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’oeuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 3 600 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art (source Artprice).

Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris : Euroclear : 7478 – Bloomberg : PRC – Reuters : ARTF

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Breaking News: Artprice launches online auctions

Breaking News: Artprice launches online auctions

List your lots for auction now to fully take advantage of our worldwide campaign announcing the grand opening of online auctions! Biddings start on 18 January 2012.

More info >>> http://web.artprice.com/classifieds/info?l=en

Best regards

thierry Ehrmann
Artprice founder

THE WORLD LEADER IN ART MARKET INFORMATION
Artprice is listed on Eurolist by Euronext Paris (Euroclear: 7478 – Bloomberg: PRC – Reuters: ARTF) – A company of Groupe serveur
1987-2011
© thierry Ehrmann

Les Interviews exclusives de Thierry Ehrmann, PDG d’Artprice.com du 5 juin et 9 octobre 2011 (partie 1 et 2)


Les Interviews exclusives de Thierry Ehrmann, PDG d’Artprice.com du 5 juin et 9 octobre 2011 (partie 1 et 2)

Boursica : Pouvez-vous nous rappeler la genèse d’Artprice ?

Thierry Ehrmann :
C’est tout d’abord un immense travail collectif d’historiens d’art incroyable. Nous avons racheté en 14 ans presque l’intégralité des fonds éditoriaux en Europe et aux USA puis désormais en Asie, cela couvre aussi bien des sociétés d’éditions, des fonds éditoriaux d’art dans le monde entier que des éléments d’actifs pour plus de 30 millions d’euros.

Il faut savoir qu’à travers Groupe Serveur dont je suis le Fondateur, (maison mère d’Artprice, qui est le spécialiste des banques de données juridiques, judiciaires et scientifiques), nous sommes sur Internet depuis 1985 et nous avons donc pu préparer et identifier nos cibles clés lors de notre arrivée dans les années 90 sur le marché de l’art.

Boursica : Quelles étaient ces cibles ?

Thierry Ehrmann :
Ces cibles étaient des sociétés mythiques comme par exemple le Guide Enrique Mayer (1962/1987), le célèbre Dictionnaire des ventes d’art 1700-1900 du Docteur H. Mireur, le leader américain Sound View Press avec près de 50 bases de données sur les USA (1991), les Editions Franck Van Wilder (1970) la Sté Suisse Xylogic (spécialiste mondial des indices du marché de l’Art) (1985), la banque de données Bayer sur le marché de l’art anglo-saxon de 1700 de 1913, Monogrammes et Signatures de Caplan (USA), ouvrage de référence mondial (1976), L’Argus du Livre de Collection et des manuscrits (France), l’ouvrage de référence mondiale (1982) ; et la liste est encore très longue…

Il y a aussi une politique d’achat systématique depuis 14 ans, des manuscrits et catalogues principalement de 1700 à 1970 en provenance du monde entier. On ne pouvait pas faire autrement que d’acheter ce savoir historique, sinon, on ne pouvait pas normaliser le marché de l’art avec certitude ni connaître la parfaite traçabilité des œuvres et de leur bonne attribution à la biographie de l’artiste.

On a largement passé le cap du million d’heures de travail d’historiens, de chercheurs et de journalistes en marché de l’art qui ont documenté et écrit sur toutes les œuvres issues de ces manuscrits et catalogues, notamment du 17e siècle à nos jours. C’est pour cela que nous avons la plus grande banque de données d’informations sur le marché au monde qui permet de tracer les œuvres d’art au fil des siècles avec 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art de 1700 à nos jours commentées par nos historiens d’art.

Ce n’est pas pour rien que Artprice enrichit en temps réel ses banques de données en provenance de près de 4500 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 6300 titres de presse dans le monde. On est chaque jour présent, sans payer un centime dans toute la presse mondiale avec notre copyright et notre adresse Internet. Que demander de plus en matière de notoriété et de communication ?

Boursica : Pouvez vous finir la genèse d’Artprice?

Thierry Ehrmann :
Pour revenir à la genèse, on est remonté aux prémisses du marché de l’art qui est né pratiquement vers 1700, ce n’est qu’à partir de cette période, que l’artiste s’affranchit réellement des commandes des Princes de l’Eglise puis des Princes de Sang, pour enfin produire face à la demande. C’est à ce moment là que nous pouvons considérer la naissance du marché de l’art au sens économique du terme.

Depuis 14 ans, on a des experts et marchands qui travaillent pour nous dans le monde entier et dès qu’ils ont des manuscrits, ils nous préviennent et on achète les manuscrits et catalogues. On en a tellement racheté qu’on a peu à peu instauré un assèchement, au début nous les achetions très cher puis progressivement la technique du ciseau a fonctionné et les derniers sont achetés chaque année à des prix très raisonnables… Ce fonds est unique au monde et nous l’ouvrons avec autorisation préalable de notre part à des chercheurs du monde entier.

Boursica : Quel est donc votre valeur ajoutée sur ces fonds documentaire ?

Thierry Ehrmann :
Notre travail dans les banques de données d’Artprice est avant tout un travail de mineur de fond, il faut chaque jour descendre à la mine, et ce depuis 15 ans, on est monté dans les années 2000 à plus d’une centaine de salariés alors que nous sommes désormais 45 car tout le travail est désormais en banques de données. Le nombre de salariées a été divisé par trois et le nombre de serveurs a été multiplié par près de 30 au cours de cette dernière décennie. Pour normaliser le marché de l’art, il a fallu passer par l’inventaire absolu des œuvres d’art et la biographie de centaines de milliers d’artistes du IV siècle avant J.C. à nos jours, avec parfois des centaines d’homonymes auxquels il faut attribuer à chacun ses bonnes œuvres.

Boursica : Comment produisez vous vos indices de référence sachant qu’un tableau est par nature unique ?

Thierry Ehrmann :
Par exemple une œuvre qui est repérée en 1850, on la voit passer de maison de ventes en maison de ventes aux travers des décennies, et on est donc bien certain qu’il s’agit de la même œuvre. On en connaît donc la cote et le rendement année par année et c’est pour cela qu’on est la seule société au monde à pouvoir avoir une méthode économétrique irréprochable sur l’ensemble des œuvres, En économétrie on appelle cela : la méthode des « ventes répétées ». Car nous travaillons sur un marché homogène. Les autres font des moyennes arithmétiques, usent de la méthode des comparables, mais cela induit des erreurs car leurs études porte sur un marché de type hétérogène.

Boursica : Comment avez vous pu contourner ce problème en si peu de temps ?

Thierry Ehrmann :
C’est pour cela que nous avons racheté une petite fortune en 2000 la célèbre société Suisse Xylogic, faite de scientifiques qui avaient élaboré tous les algorithmes et indices du marché de l’art depuis 1985. On est les seuls à avoir 10 ans après ces bases de données gigantesques (plus de 700 téraoctet) dans nos propres salles informatiques avec près de 900 serveurs en opérant sur nos propres fibres optiques dont nous sommes propriétaires. Nous ne dépendons d’aucune SSII, ce qui explique l’extrême rapidité de nos développements, notre R et D et la faiblesse de nos charges informatiques.

Ce qui est très important pour Artprice c’est que nous nous avons réussi à constituer la plus grande collection de manuscrits et catalogues anciens annotés au monde. Ce fonds documentaire colossal est d’ailleurs passé en compte de charges dans le cadre du principe de précaution, ce qui est une très bonne nouvelle pour nos actionnaires qui ont un bilan qui ne révèle pas ces actifs qui sont bien évidemment très importants.

Tous les jours on enrichit nos banques de données avec de nouvelles données qui viennent du monde entier. On a acheté des bases de données anglo-saxonnes, chinoises, hollandaises sans lesquelles on ne pourrait pas travailler, même si on mettait les meilleurs historiens d’art sur le développement, ils ne pourraient pas obtenir le même résultat. Par exemple, pour un peintre hollandais qui s’appelle Dick Van, un patronyme très répandu en Hollande, il est impossible sans nos bases de données d’être certain qu’on parle du même peintre et de ses oeuvres.

Boursica : Les gens disent: Pourquoi tout le monde va sur Artprice que répondez-vous ?

Thierry Ehrmann :
Tout simplement parce que nous n’avons pas de concurrent réel, car nous sommes les seuls à gérer plus d’un million de biographies avec aussi des artistes qui ne sont pas encore cotés et 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art. Même la personne qui n’a pas d’atomes crochus avec Artprice est obligée de passer par nous pour un artiste qui n’est pas encore très connu, voir totalement inconnu. Il en est de même pour une œuvre rare à authentifier.

Les gens ne voient que le haut d’Artprice, mais Artprice c’est avant toute chose un énorme travail en amont, je me demande même comment on a eu cette force ! La passion je pense est la seule explication rationnelle après toutes ces décennies…

Boursica : L’argent levé en bourse ainsi que les fonds du groupe Serveur et du groupe Bernard Arnault sont à l’origine de la réussite des acquisitions d’Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Oui, mais qu’en partie car il faut savoir que le carnet de chèques ne suffisait pas pour acquérir tous ces fonds, ce sont des Historiens ou Auteurs célèbres avec un caractère terrible qui avaient reçu parfois des offres mirobolantes mais l’aspect financier était très secondaire pour ces personnalités. Il a fallu les convaincre avec notre projet, comme par exemple Frank Van Wilder ou Peter Hastings Falk.

Ces bases de données sont la richesse d’Artprice et par principe de précaution, nos bilans là aussi ne reflètent pas la valeur réelle de nos actifs qui sont très importants. C’est aussi la richesse pour nos actionnaires pour les années à venir. Les normes IRFRS ne permettent pas de donner la vraie valeur de notre société d’où la cotation en bourse qui comme par hasard est beaucoup plus proche de la vérité, le Marché se trompe très rarement sur plus de 10 ans de cotation en continue comme sur Artprice.

Boursica : Comment faites-vous avec le droit de reproduction des œuvres en ligne ?

Thierry Ehrmann :
Le droit de reproduction des œuvres est assuré par notre contrat spécifique conclu avec l’ADAGP, société la plus représentative au monde, qui perçoit et répartit les droits d’auteurs dans plus de 43 pays. Cet accord très précurseur (2007) dans l’économie numérique est régulièrement pris en exemple par les différents Ministères de la Culture en Europe et notamment en France. Là aussi Artprice a pris une très nette avance sur d’éventuels outsiders.

Boursica : Est-il possible de faire un autre « Artprice » ?

Thierry Ehrmann :
Non, absolument pas. Tout est protégé au titre de la propriété intellectuelle. J’ai en autres une formation de juriste en propriété littéraire et artistique, et dans les années 1990 j’ai d’ailleurs été à l’origine d’un lobby pour la protection des banques de données en Europe qui est ensuite devenu le droit « Sui Generis ». Ce droit en Europe est l’équivalent de ce qu’on appelle aux USA les brevets logiciels.

Pour être simple, toute personne même doté de fonds de plusieurs centaines de millions d’euros se verrait interdire de construire des banques de données ou la Place de Marché Normalisée d’Artprice, avec à la clé une condamnation pour contrefaçon avec une amende proportionnelle aux investissements, avec de surcroît l’interdiction d’exploiter ses banques de données.

Il faudrait donc un éventuel concurrent qui soit, non seulement muni de fonds très importants mais qui puisse aussi réinventer une ergonomie et une arborescence totalement différente de celles d’Artprice. Par analogie et en simplifiant à l’extrême l’exemple, on pourrait dire qu’on a protégé le fait qu’une voiture ait des roues rondes, il faudrait alors que l’adversaire puisse imaginer que le véhicule soit sur des rails ou avec une crémaillère, ce qui représente donc une barrière d’entrée extrêmement dure à franchir.

Boursica : Comment êtes-vous certain d’avoir les enchères ?

Thierry Ehrmann :
Plus de 80 % des Maisons de Ventes dans le monde font leurs catalogues à partir de nos données, en temps réel ils ont la bio de l’artiste la traçabilité de l’œuvre et les cotes et indices de l’artiste pour estimer la mise à prix. Entre 2001 et 2003 on a passé 2 ans à téléphoner et visiter les 3600 Maisons de Ventes et les 7400 experts, cette étude de marketing et d’ingénierie nous a coûté très cher en déplacement dans le monde et en charges salariales. L’univers des Maisons de Ventes étaient orphelins des banques de données, les Commissaires Priseurs avaient au mieux des fichiers word ou excel. Parmi les plus grandes Maisons de Ventes, encore actuellement, certaines n’ont toujours pas de fichiers informatisés sous banque de données.

Boursica : Comment est ce possible d’avoir un tel retard en informatique et sur Internet en 2011 ?

Thierry Ehrmann :
C’est tout simplement dément, ceci dit, une vielle règle informatique nous dit que plus une profession ou corps social est doté d’un pouvoir et d’un savoir élevé, plus elle méprise ou ignore l’informatique jusqu’au jour où elle est obligée de se plier aux exigences de ses clients, et là Artprice arrive au bon moment. D’où nos clients professionnels qui sont très captifs et récurrents au cours des années. Là aussi c’est un gage de sérieux donné à nos actionnaires.

D’où notre intranet par lequel la maison de vente peut produire très vite son catalogue papier et sur Internet, et en même temps diffuser sur la place de marché normalisée d’Artprice ses ventes futures en un simple clic et pousser par exemple, une vente contemporaine incluant 63 artistes en sélectionnant en mode électronique parmi nos 1,3 millions clients uniquement ceux qui suivent et recherchent ces 63 artistes (voir même certaine période propre à l’artiste). C’est la « killer application » dont rêvaient toutes les Maisons de Ventes petites ou grandes qui dépensent des fortunes en publicité et en marketing. Pour une vente dite « de prestige » le poste de publicité et marketing peut peser chez la maison de Ventes à hauteur de 70% à 80% alors que ce poste avec Artprice ne leur coûte que 4,5%.

Boursica : Pourquoi avoir choisi la Demeure du Chaos comme siège social d’Artprice, provocation ou stratégie ?

Thierry Ehrmann :
Ni l’un ni l’autre, l’univers de La Demeure du Chaos est indissociable de histoire d’Artprice et du Groupe Serveur, pionnier historique d’Internet depuis 1987 dont les sièges sociaux sont au cœur de la Demeure du Chaos. La Demeure du Chaos / Abode of Chaos dixit le « New York Times, » est née en 1999 de mon acte conceptuel, qui se nourrit du Chaos alchimique de notre 21e siècle, tragique et somptueux, dont les braises naissent le 11 Septembre 2001. Elle a presque le même âge qu’Artprice à 3 ans près.

Elle est devenue aujourd’hui, avec plus de 1890 reportages de presse écrite et audiovisuelle de 72 pays, en 12 ans, une « Factory » et un Musée incontournable et unique dans le monde, selon la presse artistique internationale. C’est un musée à ciel ouvert et gratuit, présentant plus de 3627 œuvres, où convergent chaque année désormais 120 000 visiteurs. Chaque fois que la presse artistique mondiale parle de la Demeure du Chaos, Artprice est naturellement citée.

Comment peut-on bâtir ex-nihilo Artprice, société quasi-mythique qui source 90% de la presse mondiale sur l’information du marché de l’art, sans être soi-même, dans sa chair et son âme, un plasticien passionné d’histoire de l’art, vous n’imaginez pas le nombre de visiteurs de mon Musée désormais numéro deux à Lyon en nombre d’entrées, qui sont aussi clients ou actionnaires d’Artprice. Chaque année nous faisons notre assemblée générale à la Demeure du Chaos et nous avons que des encouragements depuis 10 ans.

Côté client et notamment avec les galeries d’art dans le monde, ils sont très sensibles de travailler avec Artprice dont le fondateur est inscrit depuis plus de 25 ans dans les société de droit d’auteur en tant que sculpteur plasticien, regardez ma bio sur le Who’s Who et vous comprendrez, il y a une grande partie de mes expositions dans le monde. Il faut savoir que le milieu de l’art est très épidermique et que Artprice, pour certains puristes, était dans les années 90, un groupe qui n’avait pas la sensibilité de leur monde de par nos indices, cotes et statistiques avec en plus, le fait d’être en Bourse. Avec la Demeure du Chaos ces puristes sont devenus nos plus fidèles clients. Voilà la vraie réponse à votre question !

Boursica.com : Combien peut-on valoriser Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Depuis près de 120 ans selon la méthode des comparables, la valeur d’une Maison de Ventes dans le monde c’est 80 % le fichier client, entre 800 et 4000 dollars par client et 20 % pour la marque de la Maison de Ventes si cette dernière est notoirement connue. Pour bien comprendre la différence entre un poste client estimé à 800 dollars et l’autre à 4000 dollars, c’est à partir des strates d’informations détenues sur le client final que l’on calcule le prix.

Boursica : Pouvez vous être plus clair avec un exemple précis ?

Thierry Ehrmann :
Prenons par exemple une vente du sculpteur Arman (1928/2005). On pourrait définir un degré un (800 dollars) avec la Maison de Ventes qui vous dit : j’ai 4500 clients qui achètent les nouveaux réalistes comme Yves Klein, César, Arman ou Nikki de Saint-Phalle etc…. Le degré 2 serait que la Maison de Ventes vous précise qu’elle a aussi les clients qui n’achètent que les sculptures d’Arman sachant qu’il est aussi peintre et photographe. Mais le nec plus ultra que seul Artprice peut proposer à ce jour, c’est le degré 3 où l’on peut proposer les 4500 clients dans le monde qui recherchent les sculptures d’Arman sur le thème très précis des « poubelles organiques ». Dans ce cadre-là, détenir cette information finale constitue pour les Maisons de Ventes ou les marchands le Saint Graal absolu. Car ils seront certains que les enchères atteindront des maximums. On peut donc construire le raisonnement que le degré 3 est la valorisation en fourchette haute à environ 4000 dollars le client.

C’est la plus vieille méthode pour valoriser une Maison de Ventes. La grande valeur d’Artprice c’est de pouvoir trouver pour une vente les collectionneurs dans le monde qui par leur présence vont permettre de doubler ou tripler le prix de vente de l’œuvre. Dans une vente cataloguée sur un artiste connu, des nouveaux collectionneurs de l’autre bout de la planète peuvent faire doubler la vente et sur ce sujet-là, Artprice est le seul à détenir ces fameux collectionneurs sur 210 pays.

Nous pouvons affirmer sans difficulté qu’on a actuellement sur Artprice 100 % des acteurs qui comptent dans le marché de l’art, les grands marchands, les grands collectionneurs, l’intégralité des Maisons de Ventes et les Experts, le noyau dur, celui qui fait et défait les prix qu’on nomme les market-makers. Ils sont systématiquement clients d’Artprice.

Boursica : Même vos détracteurs sont sur Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Même nos pires détracteurs se servent de nos données. On a 1 300 000 clients, on peut considérer que la valorisation se fait en fonction des niveaux de recherche des clients. Plus on a des clients qui recherchent quelque chose de très précis, plus la valorisation est importante pour ces clients. Nous sommes certains de proposer les recherches les plus fines. Plus la recherche est fine et plus le client est à même de faire monter les prix aux enchères et donc ce client est d’autant plus intéressant pour une Maison de Ventes.

Nous avons un fichier client extrêmement complet avec plus de 18 milliards de logs, en respect avec la CNIL, les autorités européennes et américaines, ce qui nous permet de savoir exactement ce que recherche ou possède nos clients. Je pense avec le recul, que c’est à ce jour avec sagesse, la meilleure méthode pour valoriser une Maison de Ventes parce qu’elle date de 120 ans et qu’elle est toujours d’actualité et éprouvée des milliers de fois de par le monde.

Boursica : Quelles commissions aurez-vous sur les transactions ?

Thierry Ehrmann :
Nous sommes très compétitifs car l’intermédiation se situe à 37.5 % selon le Conseil des ventes volontaires qui est l’AMF du marché de l’art alors que nous serons entre 4,5 % et 7 %. On sera meilleur qu’une banque pour une galerie ! Nous proposerons 4,5% pour la transaction avec en plus entre 3% et 4,5 % sur la location du fichier clients dont on vient de parler, ce qui permettra aux Maisons de Ventes de mieux cibler les acheteurs potentiels, car nous mettrons en relation avec la Maison de Ventes les personnes qui recherchent Arman mais mieux encore leur proposer la période « poubelles organiques d’Arman » par exemple. De même les commissions seront de 4,5 % sur les ventes de gré à gré.

Boursica : Est-ce qu’Artprice est opéable ?

Thierry Ehrmann :
Une OPA sauvage est impossible du fait de l’auto contrôle de Groupe Serveur sur le capital d’Artprice, par contre une OPA amicale pourquoi pas si elle a une logique industrielle, notamment avec une maison de ventes cotée en Bourse, on peut réfléchir.

Pour mieux comprendre Artprice il faut consulter son document de référence ou rapport annuel, ce sont des vraies mines d’or en terme d’informations sensibles et très pointues.

Boursica : Artprice a-t-elle une concurrence ?

Thierry Ehrmann :
Non, c’est clairement dit dans le rapport, car tout est protégé au titre de la propriété intellectuelle. On a simplement dans un périmètre différent que la société Artnet qui fait en volumes en un an de Bourse ce que nous faisons en une semaine. Artnet ne fait pas le même métier que nous, n’est coté que sur un marché non réglementé et ses comptes ne sont pas audités. Il est pour nous un hébergeur de luxe qui ne possède pas son outil de production. De plus il n’a pas toujours respecté le droit de reproduction dans un certain nombre de pays. De surcroît il s’est fait prendre sa marque Artnet par manque de vigilance par plus de 18 déposants de 21 pays et non des moindres… Enfin ses tarifs sont exorbitants avec des requêtes limités par mois ce qui était le propre de l’économie de l’Internet du début des années 90. Nous considérons que pour être leader mondial il faut pratiquer une politique tarifaire extrêmement agressive comme Dell qui est pour moi un modèle et qui a laminé l’univers du PC et du Serveur.

Boursica : Artprice est-elle en abus de position dominante ?

Thierry Ehrmann :
Non ! Votre question porte elle même la réponse, ce qui est puni par les autorités de la concurrence c’est l’abus et non la position dominante, nous n’avons fait aucun refus de vente, nos prix reflètent la réalité de nos coûts et investissements et nous avons aucune politique de vente sélective mais surtout nous sommes les auteurs originaux de l’ensemble des produits et services d’Artprice, donc une démarche novatrice et innovante. Certains on tenté cette approche avec nous et ils ont été systématiquement débouté.

Pour prendre le marché loyalement mais avec férocité il faut des prix tellement bas qu’une hypothétique concurrence se mettrait tout de suite en perte faute d’avoir comme nous déjà payé tous les investissement sur 14 ans.

J’en veux pour preuve qu’au cours de la période 2000/2010 aucun concurrent n’est apparu, par contre on ne compte plus le nombre de faillites de sites sur l’art qui ferment faute de fréquentation et donc de chiffre d’affaires. Chaque semaine on a environ une dizaine de demandes de rachats de marques, de sites ou de DNS mais cela représente aucun intérêt pour nous, à l’exception de micro base de donnée très pointue sur des pays émergents.

Boursica : Vous avez été tenté d’acheter Artnet ?

Thierry Ehrmann :
Nous avons été sollicités à trois reprises pour racheter Artnet, mais nous ne trouvons aucun intérêt, au risque de se prendre une multitude de procédures. Quant à la marque, vu qu’elle n’est pas déposée de manière mondiale on serait immédiatement pris dans des conflits de propriété intellectuelle avec les autres propriétaires d’Artnet qui sont dans leurs droits.

Boursica : Il semble que d’autres DNS accèdent aux banques de données d’Artprice…

Thierry Ehrmann :
Oui, bien entendu, comme par exemple Artmarket.com. Nous avons 1800 DNS qui sont des génériques autour du marché de l’Art en 9 langues. Si vous tapez Artmarket sur Google, vous avez Artprice numéro 1 en ranking grâce au DNS Artmarket.com. Nous avons déposé toute la sémantique dans le début des années 90 qui permet d’aborder le marché de l’art.

Certains aujourd’hui valent de l’or car ce sont des génériques à l’état pur comme Artmarket, mais nous refusons de les vendre.

Boursica : Avez-vous de nouveaux clients ?

Thierry Ehrmann :
Oui, tous les jours et nous nous rendons compte que l’âge moyen de notre clientèle augmente car nous avons des personnes qui découvrent l’Internet à tel point que nous devons les aider dans leur navigation sur le site, et sur Internet en général. Nous avons une politique d’aller chercher de nouveaux clients, où que ce soit, et les accompagner sur Artprice. Cette clientèle s’appelle en autres les « silver surfers » définis par les géants du marketing comme les surfeurs aux tempes d’argent autrement dit les Seniors (plus de 55 ans). De même on voit de plus en plus de jeunes collectionneurs avec une moyenne d’age de 30/35 ans d’où le succès phénoménal de l’abonnement Artprice Smartphone. Le Marché de l’Art est effectivement passé dans le monde de 500 000 collectionneurs de l’après-guerre à désormais près de 300 millions d’amateurs, collectionneurs et professionnels dont le terrain de chasse de prédilection est désormais l’Internet avec la dématérialisation, notamment par la Place de Marché Normalisée. Il est certain que le continent asiatique a fait exploser le Marché de l’Art en nombre d’acteurs.

Boursica : Quelle est la santé financière d’Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Contrairement à une grande majorité de sociétés cotées, nous n’avons pas un centime de dette. Pas de découvert bancaire, pas d’emprunts court, moyen et long terme, ni d’instruments financiers à rembourser comme les BSA et autres produits dérivés… Ce qui étonne bien souvent l’AMF !! Avec de plus, une bonne trésorerie et un BFR négatif.

Il faut préciser que je suis viscéralement hostile aux augmentations de capital qui non seulement dilue l’actionnaire mais surtout, et on l’oublie souvent, interdit à la société cotée de voir son cours monter très rapidement. J’en veux pour preuve qu’Artprice a environ 4 millions de titres en circulation. Si nous étions comme la plupart des sociétés de l’Eurolist réglementée nous serions plutôt entre 20 et 40 millions de titres en circulation et nous aurions pris que 2 ou 3 euros en 2 mois alors que nous avons pris 22 euros pour un volume traité en 45 séances de bourse d’environ 250 millions d’euros.

Boursica : Avec les volumes constatés, pourquoi n’y a-t-il pas eu de franchissement de seuil déclaré ?

Thierry Ehrmann :
D’après notre dernière enquête TPI et des estimations nous sommes passés de 18 000 actionnaires à une estimation possible de 27 000 actionnaires environ. En 2010 nous avions 81 % de nos clients actionnaires d’Artprice. C’est le gage de la sécurité car ils connaissent presque tout d’Artprice, parfois ce sont eux qui nous identifient des cibles à acheter ou nous donnent des idées d’amélioration de nos banques de données.

Boursica : Qu’en est-il des fonds chinois ?

Thierry Ehrmann :
La notion de franchissement de seuil chez eux n’est pas une notion qu’ils comprennent et rentrent par de multiples comptes, ce qui leur permet de rester en dessous. On a donné des call conférence aux gérants de fonds dont les 2/3 sont de Hong Kong. Je n’avais jamais vu cela avant et il est certain qu’ils n’achètent pas pour des clients français.

Boursica : Dans combien de temps pensez-vous que le parcours législatif sera terminé pour la Loi de libération des ventes aux enchères ?

Thierry Ehrmann :
C’est une question de semaines tout au plus. Il faut préciser que la France en moins de 45 ans est passée du 1er rang au 4 rang mondial avec la Chine sur le haut du podium en n° 1 puis les USA en n° 2 et la Grande Bretagne en n°3.

De plus, le scandale Drouot pèse énormément, chaque semaine on a les suites de l’affaire, les mises en examen ne font que commencer. Je vous invite à lire l’ouvrage « Adjugé Volé » de Michel Deléan à ce sujet. Il y a déjà 39 mises en examen. Le gouvernement semble décidé à aller jusqu’au bout, sachant que Drouot c’est 45 % du marché de l’art français. On a exaspéré les européens sur l’adaptation de cette directive en droit interne et les pressions sont énormes sur la France. C’est une affaire d’état, avec un risque d’amendes colossales par la CEJ, la Cour Européenne de Justice. D’ailleurs l’Autorité française du marché de l’art le CVV ONT estimé qu’il serait suicidaire pour la France une réforme a minima et qu’après les injonctions de Bruxelles, la saisine de la CEJ est très proche.

On a été les premiers à rédiger le code de loi, le Code des Ventes Volontaires et Judiciaires en 2000 qui est devenu la référence chez les Commissaires Priseurs français. C’est le seul ouvrage (1800 pages) qui indique la première réforme de 2000 et son inapplication. Cette réforme de 2000 a été une gigantesque mise en scène car les Commissaires Priseurs sont restés avec leur monopole de 1535 avec l’obligation entre autres de demander une autorisation pour chaque vente.

Où celle-ci était donnée quelques jours voire quelques heures avant la vente. C’était donc un véritable obstacle à la libre circulation des produits et services en Europe notamment pour les enchères d’œuvres d’art sur Internet.

On a tous les facteurs de réussite. Le processus est avalisé définitivement. Le train de l’Histoire est en route et nous sommes dans ce train que rien ne peut arrêter désormais. Il fallait être simplement très patient et féroce contre ce monopole de près de 500 ans en suivant un chemin de croix législatif de 10 ans.

Boursica : Pourquoi n’avez-vous pas déménagé ?

Thierry Ehrmann :
Parce que le coût de sortie aurait été supérieur, sans parler des incidences comme la communication ensuite en langue étrangère, un nouveau marché de cotations, le déménagement physique tout le système et du personnel, etc. …

Boursica : Que dire à propos de l’ISF ?

Thierry Ehrmann :
C’est un sujet très sérieux. C’est le bloc parlementaire UMP qui a fait cette proposition. Leur analyse est de faire un ISF qui ne vise que les plus-values latentes incontestables. Je n’applaudis pas forcément, je ne pense pas que ce soit la bonne solution mais les parlementaires ont bien compris qu’Artprice leur permet de dire aux collectionneurs qu’il y a un rendement exact pour les œuvres qu’ils possèdent. Par contre il est évident que ça va favoriser la place de marché Artprice car les gens bénéficient d’un anonymat, Artprice protégeant l’identité de l’acheteur et du vendeur. Ce qui n’est pas possible pour les salles de ventes physiques. On s’est aperçu que le nombre de créations de portefeuilles virtuels par nos clients a explosé le jour de l’annonce, et dans les heures qui ont suivi pour simuler le cours de leur collection.

Boursica : Peut-on penser à un passage rapide au SRD Long Only ?

Thierry Ehrmann :
Peut-être en Septembre, c’est au comité scientifique d’Euronext de le décider mais il est clair que nous dépassons les critères d’entrée.

Boursica : Avez-vous backtesté votre système pour les futures enchères en ligne ?

Thierry Ehrmann :
Oui bien entendu, nous avons fait des bêtas tests à l’étranger et tout est opérationnel. Les Maisons de Ventes sont déjà reliées à notre Intranet pour les catalogues. Pour la place de marché je pense qu’il y aura 80 % de Maisons de Ventes et professionnels et 20 % de collectionneurs et particuliers. Dès que la loi va passer, nos meilleurs clients seront les Commissaires Priseurs. Ils le disent eux-mêmes « on ne peut faire qu’avec Artprice ». Ils ont laissé passer le train d’Internet à la fin des années 90 puis celui de 2005 et aujourd’hui c’est trop tard et trop cher. On joue désormais à guichets fermés.

Boursica.com : Quelle est la pénétration d’Artprice sur le marché chinois ?

Thierry Ehrmann :
Pour réussir nous avons acquis de nombreuses banques de données chinoises, sinon c’était impossible. Nous avons eu le concours plein de diplomatie des autorités chinoises, c’est obligé car les Maisons de Ventes chinoises sont sous le contrôle partiel du gouvernement. Le département des affaires culturelles en Chine nous a aidés pour démontrer que la Chine était n°1 mondial du marché de l’art. Nous avons un personnel chinois à Lyon, nous avons mis 4 ans entre le moment où nous avons décidé de prendre le marché chinois et le moment où nous avons été opérationnels.

Boursica : Avez-vous eu des difficultés pour devenir leader mondial ? On vous reproche parfois votre côté procédurier ?

Thierry Ehrmann :
Oui et je l’assume à 100 %, nous avons eu 126 procès en 14 ans dans plusieurs pays notamment par les distributeurs de livres de cotes que l’on avait rachetés aux maison d’éditions et qui voulaient leur part sur Internet ainsi que de très nombreux contrefacteurs d’Artprice pour lesquels nous sommes pour la tolérance zéro, nous en avons gagné 117 dont tous les principaux. Comme ceux contre les 5 Maisons de Ventes françaises, dont certaines sont chez Drouot au passage, elles ont toutes renoncé au bénéfice de la Cour d’Appel sauf Camard que nous poursuivons au pénal. Ceux qui ont été perdus l’ont été contre des tiers qui n’ont ni impacté la vie de l’entreprise, ni ses comptes, ni ses objectifs. Christie’s Monde est une de nos plus belles victoires.

Boursica : Peut-on espérer un dividende prochainement ?

Thierry Ehrmann :
Oui je pense en 2013/2014 selon nos prévisions. Avant cela je pense qu’on aura enrichi de manière très importante nos actionnaires par le cours de l’action. On se renforce avant en fonds propres, pour financer les serveurs et autres équipements très onéreux pour nous permettre de nous développer dans le monde avec le maximum de sécurité. Je rappelle que nous sommes les seuls à posséder nos propres salles machines. On est considéré comme les pionniers de l’Internet en France, le Groupe Serveur a été le premier provider français et le second en Europe comme le précisait Time Magazine. L’enrichissement de nos actionnaires sera tel au niveau de l’action qu’on ne pourra pas avoir action et dividende au départ ! D’autant que nous n’avons jamais fait d’augmentation de capital.

Boursica : Quel sera l’impact du changement de statut après la loi sur le chiffre d’affaires annuel ?

Thierry Ehrmann :
Il va mécaniquement exploser ! La croissance sera colossale.

Boursica : Peut-on considérer qu’à 30 € nous ne sommes qu’au début de l’histoire ?

Thierry Ehrmann :
On remarque que le cours revient sur les niveaux atteints en 2005/2006 quand on a commencé à parler de la transposition de la Directive Services. 30 € c’est le tout début, une simple remise à niveau avant que la France exaspère en 5 ans l’Europe par son coté pathétique. Si on veut raisonner sérieusement, on ne peut que partir d’une base de 67 € qui était le plus haut cours de cotation. On a tenu l’ensemble des engagements de notre prospectus d’introduction. Nous sommes même très au-dessus des engagements du prospectus de 1999. 67 € a été le prix du marché lorsque la place de marché normalisé n’existait pas. Nous sommes donc en droit d’attendre le plus logiquement du monde un démarrage de cours qui se situe mécaniquement au-dessus de 67 euros. Le dicton « cours vu, cours revu », est une très vielle règle de la bourse.

Boursica : Pour finir une prédiction pour l’avenir d’Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Concernant nos engagements qui étaient à l’époque très ambitieux sur le prospectus d’introduction de 1999, nous les avons tous remplis, bien au-delà du prospectus en passant à travers la crise du NASDAQ de 2000, les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak de 2003, la grande crise financière démarrée en 2007 et qui est loin d’être finie. Avec cette décennie la plus catastrophique des deux derniers siècles, je connais très peu de sociétés cotées sur le marché réglementé qui s’en sont sorties vivantes sans augmentation de capital et qui ont acquis durant cette période une position de leader mondial incontesté. Pour clôturer cette interview, je pense sincèrement que nous ne sommes qu’à 10% de l’histoire d’Artprice.

Suite de l’interview exclusive (partie 2) de Thierry Ehrmann, PDG d’Artprice.com (9 Octobre 2011)

Boursica : Depuis notre interview de début juin, de nombreux événements ont marqué l’actualité d’Artprice et les marchés financiers.
Nous avons beaucoup de questions auxquelles nous aimerions des réponses précises de votre part.

En premier lieu, pourquoi, selon vous, l’interview exclusif de Boursica en Juin 2011 sur Artprice présenté en plusieurs langues sur Google, avec plus de 210 000 résultats à ce jour, a fait l’objet d’un tel intérêt du public ?

Thierry Ehrmann :
Je pense tout simplement que les actionnaires français sont exaspérés des communiqués politiquement corrects pour lesquels il faut une formation bac+9 pour décrypter les messages des sociétés cotées sur le marché réglementé.
Relisez attentivement le 1er interview et vous verrez, qu’en racontant simplement, avec un parler vrai, l’histoire atypique et hors du commun d’Artprice, de sa création ex-nihilo pour devenir en 14 ans le leader mondial de l’information sur le marché de l’art, vous comprendrez ainsi qu’il y a avant tout, une aventure humaine extraordinaire et une équipe hors du commun, un projet titanesque considéré presque comme une utopie, qui est devenu désormais une réalité implacable, qu’utilise chaque jour les 1,3 million membres d’Artprice ainsi que des millions d’utilisateurs gratuits qui tôt ou tard achèteront l’information payante sur Artprice le moment propice.

Boursica : En relisant le 1er interview, on s’aperçoit que l’histoire d’Artprice est aussi une suite ininterrompue de combats judiciaires hors normes, l’histoire n’est donc pas seulement idyllique ?

Thierry Ehrmann :
Il est vrai que l’histoire d’Artprice est parsemée de nombreuses guerres judiciaires sur les différents continents. On n’accède pas au monopole du plus vieux marché du monde qu’est l’Art sans hélas, des fleuves de sang. Mais dans cet interview, on met aussi en lumière qu’on ne peut pas appréhender un groupe simplement par ses comptes, bilans et annexes, notamment en 2011, où l’immatériel et la propriété intellectuelle deviennent selon le célèbre Paul Getty, le pétrole du 21ème siècle. Les normes IFRS n’appréhendent pas encore de nombreux indicateurs humains, financiers et scientifiques qui pourtant, sont fondamentaux pour décrypter un groupe comme Artprice.

Boursica : Ces propos visent uniquement les petits porteurs mais certainement pas les professionnels de la finance !

Thierry Ehrmann :
Détrompez vous ! Vous n’imaginez pas le nombre de gérants de fonds, banquiers d’affaires et analystes financiers qui m’ont avoué qu’ils avaient enfin eu, avec cet interview, la véritable perception qu’ils n’avaient pas perçu dans son intégralité, dans nos 10 années de document de référence et d’informations réglementées. Il est possible un jour qu’Artprice soit l’objet d’une session à la SFAF (Société Française des Analystes Financiers).

Boursica : Donc selon vous, les sociétés cotées sur le marché réglementé sont victimes de la langue de bois ?

Thierry Ehrmann :
L’information réglementée, contrairement à des idées reçues, permet de dire beaucoup plus de choses que l’on imagine. Que certaines sociétés cotées arrêtent de pester contre l’AMF ou autres Autorités de régulation. Simplement les sociétés émettrices sont victimes de ce qu’on appelle en presse écrite l’auto-censure. Qui peut aujourd’hui acheter des actions sur une publication trimestrielle dénuée de toute réalité concrète. Un très bon exemple nous est donné avec les communiqués de certaines banques, notamment sur leurs stress tests et leurs expositions aux risques où l’on s’aperçoit, qu’en moins de trois mois, leurs communiqués disent tout et son contraire …

Boursica : Alors que doivent faire les dirigeants ?

Thierry Ehrmann :
Il appartient aux dirigeants d’avoir une relation intègre et presque charnelle avec le marché et les actionnaires. Bien sûr, cela implique du temps, de l’endurance et la gestion des retours parfois passionnels, mais c’est la règle du jeu. Toute communication franche, passionnée et entière entraîne mécaniquement des désinhibitions d’actionnaires ou de gérants de fonds qui subissent le diktat des communiqués stériles et qui de facto, se lâchent parfois avec Artprice.

Boursica : Revenons à la loi du 20 juillet 2011 qui adopte la Directive Services européenne en droit interne, et notamment sur les enchères électroniques en ligne. Où en êtes vous ?

Thierry Ehrmann :
Elle représente pour nous une immense victoire après onze années de chemin de croix législatif, de lobbying Européen et une guerre sans pitié contre un tout petit nombre d’individus d’une caste qui était persuadé de perpétuer ce monopole, né en 1556, au 21ème siècle. Tous les coups les plus tordus nous ont certes fatigués, mais ont renforcé notre certitude que nous détenions, avec la place de marché normalisée d’Artprice et les logs de comportement de nos 1,3 million membres dans le respect des lois européennes sur les données personnelles, une part très importante du marché de l’art mondial. La plainte diligentée par Artprice pour entente illicite devant l’Autorité de la Concurrence est en cours d’instruction avec des pièces confondantes pour les adversaires. Des rebonds sont à attendre prochainement.

Boursica : Cet acharnement d’un petit nombre des membres de cette caste, selon vos propos, naît-il d’un raisonnement économique ou de la perte d’un rang social ?

Thierry Ehrmann :
Une vieille règle édicte que le degré d’agressivité de l’adversaire vous donne, en temps réel, la distance à parcourir pour rentrer dans la salle des coffres où il règne en maître. De ce point de vue, avec 126 procès dont 117 gagnés sur différents continents (voir le 1er interview), notre religion a été faite sans l’ombre d’un doute que nous étions extrêmement proches de détenir, en toute légalité, ce monopole, sans pour autant constituer un abus de position dominante. Pour résumer les guerres contre la vieille garde de la caste, le roman « Le Guépard » de Tomasi de Lampedusa est la parfaite adaptation de ce que nous avons vécu.

Boursica : Cette loi est donc applicable depuis le 1er septembre 2011. Pourquoi attendre ?

Thierry Ehrmann :
Effectivement, le 1er septembre 2011 est la date d’application de la loi mais je vous invite à lire l’article 5, où nous sommes dans l’attente, d’un arrêté conjoint du Ministère de la Justice et du Ministère de la Culture, relative à la circulation des biens culturels. Cet arrêté arrivera prochainement. Il est bon de préciser qu’un arrêté ne fait l’objet d’aucun débat législatif et comme son nom l’indique, permet juste de définir des modalités. Il n’existe donc aucun risque qu’un tiers puisse ralentir de quelques manières que ce soit ce communiqué unilatéral.

Boursica : Certains de nos membres nous ont parlé du Figaro qui partait dans les ventes aux enchères.

Thierry Ehrmann :
Rien de neuf, je vous rappelle que la famille Dassault est à la fois propriétaire du Figaro et d’une des principales Maisons de Vente françaises, Artcurial. Depuis des années, le Figaro a des pleines pages de promotion pour Artcurial. Il était donc normal que le Figaro, sous sa propre marque, pousse les enchères vers entre autres les maisons de vente du Groupe mais le Figaro, en tant que personne morale, n’est pas opérateur au sens de la loi du 20 juillet 2011. Je vous rappelle qu’Artprice dans le cadre d’un partenariat, fournit la quasi intégralité des données et textes depuis plusieurs années pour le hors série Figaro Beaux Art – Guide du marché de l’art.

Boursica : Concrètement, les enchères sur Artprice vont se dérouler comme par exemple sur eBay ?

Thierry Ehrmann :
Absolument pas ! Et ce, pour une multitude de raisons : l’enchère moyenne se situant, selon nos études, autour de 12 000 euros, ceci implique une approche juridique et commerciale fondamentalement différentes. Notre principe réside avant tout sur des membres parfaitement identifiés, avec des œuvres où les acheteurs peuvent utiliser à tout moment, sur l’ensemble de nos pages, grâce à notre accord , INTERPOL’s Stolen Works of Art database, permettant à la clientèle d’Artprice de vérifier si l’oeuvre présentée fait l’objet d’une poursuite judiciaire.
A contrario de services de ventes aux enchères grand public et notoirement connus, Artprice impose à sa clientèle une présence judiciaire permanente qui donne, selon moi, la confiance nécessaire au bon déroulement de sa Place de Marché Normalisée en tant qu’opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique. Je précise qu’Artprice travaille depuis 5 ans avec près de 70 polices judiciaires de différentes nationalités, ce qui a permis à Artprice d’établir un niveau de confiance rarement égalé sur l’Internet, renforcé par la collaboration constante avec les Artistes, les Ayants droits et les Experts.
Notre vraie force est la notion de compte séquestre et mainlevée dans lequel Artprice a conceptualisé tous les scénarios juridiques possibles pour que l’enchère réalisée soit incontestable dans un niveau de confiance rarement égalé sur Internet. Ce séquestre est le même principe qu’utilisent les notaires ou les avocats lors de transactions.

Boursica : Pouvez vous être plus clair dans la notion de compte séquestre ?

Thierry Ehrmann :
Je vais donc vous décrire brièvement le process : lorsque le vendeur, à travers une série de procédures, valide le meilleur acheteur de l’enchère, l’acheteur doit consigner physiquement par tout moyen de paiement à sa convenance la somme sur un compte séquestre de banque, avec un identifiant et compte unique. Il existe une règle intangible: un escroc par nature, n’avance jamais le premier euro. Dans notre cadre, le vendeur détient un gage fort avec la somme consignée par un tiers de confiance . Puis, après toute une série de procédures extrêmement codifiées, l’acheteur valide définitivement la vente et donne mainlevée pour que le vendeur puisse percevoir le produit de son enchère et qu’Artprice, de son côté, perçoive sa commission entre 4,5 % et 9 %, selon les produits et services proposés pour cette enchère. Notre grande force est que nous partons avec une base de données où chacun de nos 1,3 million de membres sont scorés en indice de confiance dans le respect des directives européennes sur les données personnelles.

Boursica : A vous entendre, la sécurité sur Artprice serait presque supérieure à une maison de vente traditionnelle.

Thierry Ehrmann :
Effectivement, si on a une bonne connaissance de l’économie numérique, je persiste à dire que le niveau de sécurité sur les enchères et l’ensemble de nos services, compte tenu de nos développements informatiques et process juridique sont supérieurs à l’ancienne économie. Nous avons toujours eu, depuis plus de 10 ans, un des taux les plus bas de répudiation sur les cartes de crédit selon le GIE carte bancaire.

Boursica : Dans notre 1er interview vous décrivez précisément comment Artprice peut, sur sa place de marché, répondre à la demande d’un client désirant vendre, par exemple, une sculpture d’Armand : Les Poubelles Organiques où Artprice est capable d’extraire de ses milliards de logs les clients qui sont à la fois amateurs d’Armand, de ses sculptures et plus précisément de la période relative à ses Poubelles Organiques mais vous avez fait état depuis de nouvelles avancées, quelles sont-elles ?

Thierry Ehrmann :
Une fois de plus, le marché de l’art a toujours un retard chronique. Il faut rappeler que nous sommes passés de 50 millions d’internautes en 2000 à plus de 2,5 milliards de connectés à l’Internet en 2011. En 2013, les 3 milliards seront très largement franchis. C’est pourquoi, nous avons reçu du monde entier, après la loi adoptée le 20 juillet 2011, des propositions intellectuellement très construites de groupes opérant sur le marché de l’art, ainsi que des groupes financiers qui considèrent, à l’instar des bourses avec la corbeille que les bourses électroniques ont tuées, que notre place de marché normalisée n’est pas une option mais une obligation. Je vous rappelle que notre maison mère le Groupe Serveur, dont je suis le fondateur, est sur Internet depuis 1985.

Boursica : En clair, cela représente quoi ? Des clients ou des concurrents potentiels contre Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Dans le 1er interview, je vous ai clairement expliqué que la place de marché normalisée d’Artprice faisait l’objet d’une multitude de protections au titre de la propriété intellectuelle et ce, sur les différents continents. Nous parlons donc bien de clients et grands comptes potentiels.

Boursica : Qu’entendez vous par clients potentiels ? Vu que vous avez selon vos communiqués près de 83 % des Maisons de Vente et des experts qui travaillent avec vous.

Thierry Ehrmann :
Effectivement, ce chiffre est exact et acquis. Je vous parle de nouveaux clients et groupes principalement asiatiques, relativement jeunes et très fortunés qui ne peuvent conceptualiser le marché de l’art du 21ème siècle, selon eux, qu’avec une alliance commerciale ou capitalistique avec la place de marché normalisée d’Artprice. Ils nous amènent des réseaux communautaires, des centaines de milliers d’acheteurs ou vendeurs car ils considèrent à juste titre que le marché de l’art va exploser quand on va effondrer la marge d’intermédiation, qui rappelons-le, est, selon le Conseil des Ventes Volontaires, à environ 37,5 %.

Boursica : Quel est donc leur modèle économique et où se situe votre avantage ?

Thierry Ehrmann :
Malgré une position dominante, il y a toujours, et notamment dans les pays asiatiques, comme bien sûr la Chine, le numéro 1 mondial du marché de l’Art mais aussi Singapour, Hong Kong … etc., des réseaux capillaires que vous ne pouvez pas appréhender. Nos interlocuteurs ont parfaitement compris la valeur ajoutée qu’ils nous amènent et ils ont intégré, contrairement aux idées reçues, la barrière infranchissable de la propriété intellectuelle qui est une terrible barrière d’entrée (cf. Apple c/ Samsung). Ils ont donc modélisé, avec des fonds très importants ce qu’aucun Européen n’est capable d’engager, une machine de guerre se greffant par un marketing affinitaire sur notre place de marché normalisée. Pour faire simple nous mettons en place des marques blanches et/ou franches. Pour eux, la messe est dite, et ils prévoient déjà pour certains leur introduction en bourse. Ce n’est pas pour rien que nous préparons patiemment l’ouverture d’une filiale et des salles machines à Hong Kong qui est le laboratoire d’essai de la République Populaire de Chine et la porte d’entrée de toute l’Asie. Hong Kong est déjà dans les cinq premières places du marché de l’art mondial.

Boursica : Concrètement, Artprice va donc participer à des introductions ?

Thierry Ehrmann :
Il faut comprendre que la crise qui a démarrée en 2007 est selon moi, le signe d’un déclin de l’Occident et certainement pas une énième récession. Je n’ai pas de temps à perdre. Quand en Europe, je mets trois mois pour faire aboutir un rendez vous avec un acteur clé, en Asie, nous sommes déjà en train de rédiger des protocoles d’accord. A ce titre, il est évident qu’Artprice utilisera pour son propre compte tout l’intérêt des futures introductions de ces acteurs majeurs dont les projections de capitalisation seraient, pour quelques uns, supérieures à Sotheby’s qui est cotée au NYSE.

Boursica : Qui peut en capitalisation dépasser Sotheby’s ?

Thierry Ehrmann :
Je pense par exemple Poly International Auction, une des principales maisons de vente chinoises que nous connaissons physiquement depuis un temps certain et qui est en train de préparer son IPO sans se soucier une seconde de l’effondrement des marchés financiers occidentaux. Il y a par ailleurs une multitude d’acteurs qui ont compris le mécanisme sociologique des Foires d’art contemporain et des Biennales et qui retrouvent dans le réseau social Artprice Insider, que nous développons depuis près de deux ans, avec des sociologues, des acteurs du marché et ses membres, une manière révolutionnaire de faire perdurer une foire qui, par nature, est un phénomène éphémère mais pour autant nécessaire.

Boursica : C’est donc la fin des Foires d’art contemporain ?

Thierry Ehrmann :
Dans l’absolu oui, dans la pratique bien sûr que non, elles vont encore perdurer et se situeront comme des moments forts de l’actualité artistique, dont la continuité dans l’année sera, entre autre, sur Artprice Insider. Là aussi, il fallait démonter patiemment le mécanisme sociologique et économique des foires internationales. Pour comprendre cette révolution, les marchands et galeries, dans les années 90, considéraient les foires internationales comme un moyen de booster leur chiffre d’affaires. Aujourd’hui, leur préoccupation essentielle est d’échanger de l’information avec leur clients et confrères et, de manière subsidiaire, de pouvoir a minima payer leur stand. Une fois de plus, on substitue au réseau physique, onéreux et éphémère par nature un réseau numérique peu coûteux et permanent. Il ne faut pas oublier que nous sommes à plus de 300 foires internationales par an, ce qui est une hérésie d’un point de vue économique. Seules des Foires historiques et puissantes comme par exemple la Fiac, avec laquelle nous éditons en commun depuis 5 ans le rapport annuel bilingue sur le marché de l’Art contemporain, survivront.

Boursica : Dans la crise économique actuelle qui est sans précédent, l’art est-il vraiment une valeur refuge ?

Thierry Ehrmann :
Beaucoup d’études d’économistes, de sociologues et de chercheurs ont été éditées au cours du 20ème sur la rentabilité des œuvres d’art, mais ces chercheurs ne possédaient pas les bons outils économétriques. Ils utilisaient, en règle générale, des moyennes arithmétiques, usaient de la méthode des comparables, mais cela induisait des erreurs car leurs études portaient sur un marché de type hétérogène comme je vous ai expliqué dans le 1er interview. Pour rappel, une oeuvre qui a été identifiée et normée par nous sur un catalogue de vente de 1908 et qui passe encore régulièrement, de maisons de vente en maisons de vente au travers des décennies, nous permet d’affirmer qu’il s’agit de la même oeuvre. On en connaît donc la cote et le rendement année par année, et c’est pour cela, qu’on est la seule société au monde à pouvoir avoir une méthode économétrique irréprochable (les ventes répétées) portant sur l’ensemble des œuvres homogènes.
C’est la raison pour laquelle nous avons mis en place des indices et des outils issus des milieux financiers pour mesurer les performances, des anciens, modernes et contemporains. Il est incontestable, chiffres à l’appui, que sur certaines fourchettes de prix, avec une typologie d’artistes ou d’œuvres précises, on passe à travers les crises et la performance est quasiment constante, quels que soient les éléments exogènes et notamment l’effondrement des marchés financiers.

Boursica : On peut donc imaginer une bourse avec des produits dérivés ?

Thierry Ehrmann :
Effectivement, nous avons différents partenaires internationaux issus du private banking et de la finance qui, avec nos données, préparent la titrisation sur des œuvres d’art dont nous maîtrisons tout l’historique des prix et indices. Il ne faut pas oublier, que les œuvres d’art ont été au démarrage des premières banques en Europe, et durant de nombreux siècles, objets de nantissements et gages et donc de valeurs fiduciaires.

Boursica : Quels seront donc ces acheteurs professionnels et leurs clients finaux ?

Thierry Ehrmann :
Essentiellement des financiers qui, par ailleurs, possèdent généralement une très bonne culture du marché de l’art et qui considèrent que ces produits dérivés, adossés à des indices incontestables que nous produisons, leur donneront un peu de répit face aux marchés boursiers.
Les premiers tests marketing ont donné des résultats très positifs. La clientèle du private banking ou family office (plus de 30 millions de clients très haut de gamme dans le monde) a fait un très bon accueil à ce type d’actifs financiers.

Boursica : Comment expliquez-vous que devant de telles révolutions, la chaîne des acteurs du marché de l’art, en occident reste aussi conservatrice ?

Thierry Ehrmann :
Je mettrais une nuance. L’ancienne génération, il est vrai, a plus de 30 ans de retard car elle ne négociait majoritairement que des œuvres d’artistes décédés pour avoir la certitude de ne pas connaître d’émissions d’œuvres nouvelles de cet artiste. Aujourd’hui, principalement en Asie mais aussi en Amérique du Nord et en Europe, les artistes vivants et contemporains dépassent souvent en rendement les modernes qui, selon les critères de l’histoire de l’art, sont tous décédés. Nous sommes donc en présence de près d’un million d’artistes plasticiens reconnus, vivant exclusivement de leurs œuvres, avec un prix moyen de cession au premier marché de 8000 à 15 000 euros (galeries) et au second marché (ventes aux enchères) de 30 000 à 70 000 euros. Artprice est la seule société au monde qui possède l’intégralité des biographies et données indicielles de ces artistes. D’où le fait que le premier et second marché sont constamment sur Artprice en mode gratuit ou payant. Pour comprendre le retard de l’ancienne génération, je vous livre une anecdote très révélatrice: le Président d’une des plus grandes Maisons de Vente françaises m’a avoué cet été qu’il réfléchissait à Internet, « compte tenu que nous venions de dépasser dans le monde les 200 millions de connectés ». C’est terrorisant d’entendre de la part de ce Président par ailleurs très érudit une telle ineptie, alors que nous sommes plus de 2,5 milliards d’internautes dans le monde. Cela vous permet de comprendre le retard abyssal pris par la vieille garde.

Boursica : Votre connaissance intime des artistes vient du fait que vous êtes vous-même sculpteur-plasticien, depuis 30 ans, si on lit votre document de référence en chapitre « facteurs risques » le paragraphe « personne clé » ?

Thierry Ehrmann :
Oui effectivement, mon statut de sculpteur-plasticien me permet d’être au cœur de la communauté artistique pour comprendre sa mutation, ses besoins, ses interrogations, et ses désirs.

Boursica : Vous trouvez encore le temps de produire vos œuvres ?

Thierry Ehrmann :
Tout à fait ! Je viens par exemple de finir cet été une installation monumentale de 99 sculptures d’acier brut de 50 tonnes dénommée  » Les Sentinelles Alchimiques », sur 9000 m2 qui enveloppent comme un infra mince, décrit par Marcel Duchamp, mes 3600 œuvres constituant le corpus de la Demeure du Chaos / Abode of Chaos dixit le New York Times, qui est aussi le siège social d’Artprice et de Groupe Serveur. C’est à ce jour une des installations statuaires les plus importantes d’Europe.

Boursica : Le marché s’est donc décuplé en combien de temps ?

Thierry Ehrmann :
En moins de 20 ans, nous sommes passés de la peinture traditionnelle à l’huile où le temps de séchage de la toile se chiffrait en mois alors que désormais, les jeunes artistes utilisent l’acrylique en peinture et les innovations technologiques et industrielles pour produire leurs sculptures et installations et l’on considère désormais qu’une production d’œuvre se mesure en semaines. D’où une production d’œuvres dans le monde qui a été multipliée par 20 en moins de 25 ans. L’explosion de ce marché, qui touche désormais une multitude de générations et de statuts sociaux avec près de 300 millions d’amateurs, collectionneurs et de professionnels de l’Art, provient du coût unitaire des oeuvres qui baisse, les rendant accessibles à un très grand nombre.

Boursica : On a quand même sur les jeunes artistes des variations de prix très importantes ?

Thierry Ehrmann :
Je ne dis pas le contraire mais ces jeunes artistes, grâce à l’Internet et notamment notre place de marché normalisée où ils ont un espace dédié, savent très vite s’adapter à la correction du marché, en diminuant leur production ou en changeant de continents au profit des zones de croissance. En face, nous avons les vieux acteurs qui sont parfois obligés d’arrêter des ventes, voire bloquer des catalogues déjà imprimés car la correction des prix est beaucoup plus rapide qu’une vente aux enchères classique, qui demande un minimum de 4 à 9 mois de préparation. Dans l’absolu, ils ont acquis, de manière intuitive, une réaction au marché proche des meilleurs marchands. Le mythe de l’artiste maudit est définitivement révolu.

Boursica : Est-ce une des raisons qui vous amène la majeure partie des Maisons de Vente du monde entier sur Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Evidemment, les Maisons de Vente, avec la place de marché normalisée d’Artprice, vont pouvoir construire ou modifier au fil des jours leurs ventes aux enchères par notre intranet sécurisé, en collant littéralement au marché avec la certitude de pousser leurs ventes sur notre fichier client ultra qualifié qui est le plus important au monde à ce jour. On passe donc d’une fourchette d’un semestre à quelques jours pour faire aboutir la vente aux enchères dans de bonnes conditions, tant pour l’acheteur que pour le vendeur et de plus avec la certitude de déboucler la vente et la trésorerie en quelques jours.

Boursica : Jusqu’où Artprice compte aller diffuser ses informations, gratuites ou payantes ?

Thierry Ehrmann :
Disposant de ressources serveurs et de bandes passantes en surcapacité, car nous sommes, à travers Groupe Serveur, notre propre opérateur, nous diffusons nos données gratuites ou dans de rares cas, à très faible prix dans les milieux universitaires, les écoles d’art dans le monde, les associations d’artistes, les sociétés de droits d’auteur, les historiens d’art, les chercheurs etc… J’assume de dire que nous avons la volonté de créer une véritable addiction à toute personne dans le monde qui a une quelconque relation avec le marché ou l’histoire de l’art. Artprice pour 2010 a fourni en données gratuites près de 54 millions de visiteurs. Dans la mesure où nous ne perdons pas d’argent, cette addiction a pénétré pratiquement tous les organismes institutionnels ou privés qui s’intéressent à l’art dans le monde. Il faut savoir être très patient mais avec la croissance de l’Internet, nous sommes bien dans la loi de Robert Metcalfe qui dit que « l’utilité d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs. »

Boursica : Suite au 1er interview, vous avez eu un conflit avec Artnet, qu’en est-il ?

Thierry Ehrmann :
La société Artnet qui n’a pas le même métier que nous, a du baisser la garde sur les propos de l’interview que nous maintenons en tous points alors que nous avons mis en place les procédures à son encontre pour violation de nos droits de propriété intellectuelle. Au passage, je modifie mes propos du 1er interview en indiquant qu’une simple journée de bourse d’Artprice correspond désormais pour l’année 2011, en volume financier, à environ 3 mois de bourse d’Artnet. De plus, on peut constater qu’Artnet est sorti en septembre du marché officiel pour aller au marché libre allemand. Ce qui correspond a une régression terrible pour les actionnaires comme pour la société.

Boursica : Puisque vous parlez de bourse, Artprice en est où ?

Thierry Ehrmann :
Au 5 Octobre 2011, Artprice connaît la meilleure performance boursière française sur le marché réglementé avec +158% de variation et un volume traité sur le titre de plus de 702 millions d’euros depuis le 1er janvier 2011. Une fois de plus, le marché est animal et instinctif. De tels chiffres indiquent clairement que le marché a fait ses propres investigations, diligenté ses propres études et enquêtes au cœur du marché de l’Art. On ne traite pas une somme de 700 millions d’euros en neuf mois de transactions par hasard, surtout dans le pire krach boursier de l’histoire. En vieux boursier, je dirais qu’on a parlé vrai au marché, et que le marché a parfaitement entendu et répondu par les volumes et le cours d’Artprice.

Boursica : Puisqu’on parle toujours de bourse, avez-vous malgré le krach de cet été les mêmes objectifs que lors de notre 1er interview de juin 2011 ?

Thierry Ehrmann :
Absolument ! Je maintiens rigoureusement nos objectifs de juin 2011, à savoir, que le cours est d’abord revenu sur les niveaux atteints en 2005/2006, soit 30 euros quand on a commencé à parler de la transposition de la Directive Services. Ce cours a été une simple remise à niveau avant que la France n’exaspère pendant 5 ans l’Europe par son coté pathétique en refusant la réforme des enchères notamment par voie électronique. Je maintiens sérieusement qu’on ne peut que partir d’une base de 67 euros qui était notre plus haut cours de cotation avant la création de la place de marche normalisée en 2005. On a tenu l’ensemble des engagements de notre prospectus d’introduction. Nous sommes même très au-dessus des engagements du prospectus de 1999. Je vous rappelle que nous avons atteint, il y a encore 3 mois, 58 euros, dans des volumes très conséquents.
Je réitère donc que le dicton « cours vu, cours revu » est une très vieille règle de la bourse. Artprice qui a démontré que cet adage s’appliquait à elle de manière incontestable même en pleine crise.

Boursica : Au fond de vous, quelle est votre vision de l’économie actuelle en occident ?

Thierry Ehrmann :
Je vous répondrai simplement avec ce propos du théoricien Antonio Gramsci  » il y a crise quand l’ancien monde ne veut pas mourir et que le nouveau monde ne peut pas naître ». En restant dans la métaphore, « le monde est une grande famille où quand je vais en Europe, je trouve un vieil ami rongé par une longue maladie incurable. Puis quant je vais en Asie, je suis confronté à un adolescent plein d’énergie et d’insolence et quant je reviens aux USA, je vois un homme obèse qui refuse de constater son état et continue sa boulimie frénétique ». Ces propos doivent nous faire comprendre que la crise est désormais existentielle et qu’elle demande un supplément d’âme et d’histoire sans quoi nous allons droit dans le mur.

Boursica : L’actualité étant ce qu’elle est, que pensez vous de Steve Jobs qui vient de décéder ?

Thierry Ehrmann :
Il était tout simplement iconoclaste et avait cette capacité d’accomplir ses rêves en les incarnant dans l’industrie de l’informatique qui est sans pitié. Sa passion lui a permis d’imaginer et conceptualiser le 21 ème siècle. Je le décrirais à mes yeux, plus comme un philosophe de l’ère numérique et du nomadisme qu’un chef d’entreprise. Je pense que là où il est aujourd’hui, il est déjà en train de nous préparer la version 9.0 de l’iPad tridimensionnelle 7G !

Boursica : Je vous repose donc à nouveau la question du 1er interview : avez-vous une prédiction pour l’avenir d’Artprice ?

Thierry Ehrmann :
Je réitère que nous avons tenu tous nos engagements bien au-delà du prospectus d’introduction de 1999, en passant à travers la crise du NASDAQ de 2000, les attentats du 11 septembre 2001, la guerre en Irak de 2003, la grande crise financière démarrée en 2007 et qui est loin d’être finie avec la pire débâcle que constituent les dettes étatiques. Je connais très peu de sociétés cotées sur le marché réglementé qui en sont sorties vivantes sans jamais avoir procédé à des augmentations de capital et qui ont acquis durant cette période une position de leader mondial incontesté. Par rapport à l’interview de juin 2011, je modifie par contre ma position pour l’avenir d’Artprice car je pense que nous sommes désormais qu’à 5 % de l’histoire d’Artprice compte tenu des accords et contacts que nous avons bâtis depuis trois mois après l’adoption de la loi du 20 juillet 2011 et que désormais, une grande partie de notre histoire future se situe en Asie.

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