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Archive for août 2012

thierry Ehrmann 2012 Demeure du Chaos / Abode of Chaos « In hoc signo vinces »

thierry Ehrmann 2012 Demeure du Chaos / Abode of Chaos « In Hoc Signo Vinces »

thierry Ehrmann  2012 Demeure du Chaos / Abode of Chaos

Vision démente de la Demeure du Chaos par Marc del Piano

thierry Ehrmann 2012 Demeure du Chaos / Abode of Chaos photo Marc del Piano Abode of Chaos

Secrets revealed of the Abode of Chaos (144 pages, adult only) >>>

« 999 » English version with English subtitles is available >>>
HD movie – scenario thierry Ehrmann – filmed by Etienne Perrone

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voir les secrets de la Demeure du Chaos avec 144 pages très étranges (adult only)

999 : visite initiatique au coeur de la Demeure du Chaos insufflée par l’Esprit de la Salamandre
Film HD d’Etienne PERRONE selon un scénario original de thierry Ehrmann.

courtesy of Organ Museum
©2012 www.AbodeofChaos.org

La Théorie de l’information par Aurélien Bellanger – Gallimard – painted portrait photo H.D. libre de droits (creative commons)

La Théorie de l’information par Aurélien Bellanger photo H.D.11 M.O.libre de droits avec citation Demeure du Chaos (creative commons on Flickr) cliquez sur l’image et prenez la taille originale 3744 x5616.Sortie du Roman chez Gallimard  le 22/08/2012

Aurélien Bellanger, painted portrait HD Libre de droits - La Théorie de L'information par thierry Ehrmann Partie II - IMG_0821

La suite naturelle semble prendre forme dans la presse et notamment l’article de fond du Nouvel Économiste par Pierre Louis Rozynès qui est une prolongation de mon blog de juillet « La Théorie de l’information par thierry Ehrmann partie I »

La Théorie de l’information par thierry Ehrmann partie 2

Vous aurez très bientôt autour du 20/08, la partie III de la « Théorie de l’Information » par thierry Ehrmann avec la mise en abîme des différents protagonistes et notre jeune auteur talentueux mais trop pressé… La suite sur http://blog.ehrmann.org

thierry

La Demeure du Chaos dans les grands chantiers de Libération du 27 juillet 2012

La Demeure du Chaos dans les grands chantiers de Libération du 27 juillet 2012

«C’est mon refus tripal de la folie et du suicide»

Itw thierry Ehrmann, Libération 27 juillet 2012

© Photos: Sébastien ERÔME / Agence SIGNATURES pour Libération

Interview [Grand œuvre] . Fondateur, en 1999, de la Demeure du chaos et du système de cotation en ligne Artprice, le plasticien Thierry Ehrmann explique sa démarche d’entrepreneur et d’artiste.
Recueilli par Par CHRISTOPHE ALIX (à Saint-Romain-au-Mont-d’Or)

A l’issue d’une longue visite menée sous la pluie et tambour battant, Thierry Ehrmann reçoit dans son bureau circulaire bardé d’écrans et pas loin de ressembler à un poste de commande d’une centrale nucléaire d’après l’apocalypse. Un crâne sous cloche y côtoie les images d’Al-Jezira, des piles de catalogues d’œuvres d’art, parfois très anciens, des graphiques sur l’évolution de la cote des coqueluches chinoises de l’art contemporain. Entretien foisonnant et forcément chaotique.

Votre sujet du jour, le chaos, peut-il être un chantier ?

On assimile toujours le chaos à un désordre mais c’est quelque chose de différent en réalité. Si l’on remonte aux Grecs, chaos est un bloc de matière primordiale d’où naît l’univers. Dans l’Ancien Testament, le chaos définit l’univers avant l’intervention de Dieu. Autrement dit, l’ordre naît nécessairement du chaos et vice-versa d’ailleurs. La théorie du chaos en sciences dures va plus loin encore et dit que derrière chaque événement prétendument chaotique, il existe des modèles infiniment intelligents capables d’expliquer l’inexplicable. Le chaos est mon chantier de la matière, ma manière de me coltiner avec le réel et il ne connaît évidemment aucune limite ni fin.

Un chantier ou une déconstruction ?

La Demeure du chaos peut être vue comme une déconstruction de notre époque en résonance avec le mouvement perpétuel du monde. Mais déconstruire, c’est très différent de détruire ou démolir, même si je ne me suis pas privé de rendre bien visible le «permis de démolir» qu’avait placardé la mairie sur mon portail. C’était une manière de les associer à mon œuvre (rires). Plus sérieusement, j’ai représenté le père de la déconstruction, Jacques Derrida, sur un des murs de la demeure. Mon travail alchimique se situe dans ce questionnement-là, entre le rationnel et l’irrationnel, le sens et le non-sens, le sacré et le profane, comme un va-et-vient entre les fondements les plus archaïques de notre civilisation et l’irruption la plus abrupte de l’actualité la plus irréelle.

A essayer de vous suivre, ce chaos est partout…

C’est un terme de plus en plus fréquemment employé. Je l’ai mis en alerte sur Google depuis que cette fonction existe et, au départ, le mot générait un peu plus de 100 alertes par mois. Aujourd’hui, j’en reçois près de 1 000. Tout est devenu chaotique : le climat, l’économie, la vie. Plus le monde est chaotique, plus il recèle de possibles, plus il se libère de toute linéarité, c’est la grande leçon du 11 septembre 2001.

Les attentats du 11 Septembre et Ben Laden sont omniprésents. Qu’est-ce que cet événement a changé ?

Il y a forcément un avant et un après, la force de cette image des tours implosant sur elles-mêmes a balayé tous les cadres établis, jusqu’à ceux de la littérature d’anticipation totalement dépassée par la réalité du XXIe siècle. Qu’on se rappelle Francis Fukuyama qui proclamait, au lendemain de la guerre froide, la fin de l’histoire et l’avènement d’un modèle de démocratie libérale universellement partagé. Les faits l’ont cruellement démenti. Avec le 11 Septembre, le chaos se venge de cette illusion, l’accident et l’inattendu guident toujours le monde, comme depuis la nuit des temps.

Vous êtes un nihiliste…

Rien ne me touche autant que les cathédrales. Mon œuvre se veut au contraire une tentative de narration du chaos et c’est le rôle de l’artiste que de questionner le monde d’une manière plus créative que les médias, de sortir des pâles et serviles tentatives de lecture de la réalité, comme on les voit dans les JT de 20 heures. Les dizaines de milliers de personnes qui visitent chaque année la Demeure du chaos me le disent, ils y trouvent matière à réagir et s’émouvoir là où la vision télévisée de la pendaison de Saddam Hussein n’évoque plus rien en eux.

… un mégalomane, qui ne rate pas une occasion de pointer les 3 609 œuvres de la Demeure du chaos et le fait que le «New York Times» en ait parlé comme «une des aventures artistiques les plus fortes du XXIe siècle» ? Vous vous êtes même représenté en 2052…

Tout artiste est le peintre des vanités, y compris les siennes, l’histoire de l’art en regorge d’exemples. Dois-je dire que je n’ai aucune vie sociale et que je vis comme un ermite, même si j’ouvre mes portes et fenêtres aux gens qui viennent à moi. Il m’arrive comme tout le monde de penser à ma postérité mais ce chantier, je peux vous l’assurer, est avant tout fait d’abnégation, de souffrances physiques, mes multiples brûlures à l’acide en témoignent. La Demeure du chaos a brisé une partie de ma famille et m’a mené devant les magistrats les plus conservateurs et étriqués de ce pays, mais c’est mon refus tripal de la mort, de la folie, du suicide. Comme je me le dis quand c’est dur, «Thierry, tu fermes ta gueule et tu bosses, tu fais ton chantier, un jour peut-être tu en comprendras le sens ou bien les autres le trouveront pour toi.»

Quel est le lien entre la Demeure du chaos, cet empilement d’œuvres à ciel ouvert, et Artprice – les centaines de serveurs au sous-sol donnant accès, via le réseau, à une base de données d’un million d’artistes ?

Il est total, indissoluble, l’un appelle l’autre, excite l’autre. Artprice m’injecte l’histoire de l’art dans les veines et moi j’injecte dans la Demeure du chaos ma vision de plasticien. Il n’existe aucune dissociation entre le supposé réel par opposition au virtuel, ces deux chantiers ont fait ce que je suis et la Bourse n’a jamais sanctionné ma dualité, au contraire ! Ce sont les deux faces de ma passion pour l’art, comme entrepreneur et comme artiste. Vous voulez des exemples ?

Un seul alors…

Nous avons revu récemment la biographie de l’artiste américain Richard Serra de 18 000 signes qui m’a amené à étudier de près tous les procédés techniques de ses géniales sculptures en métal. Ça m’a donné l’idée du gigantesque clou de maréchal-ferrant de 17 mètres que je vais créer, dont six seront enterrés sous terre. Sans Artprice, jamais ce clou et cet hommage à Serra n’auraient vu le jour.

Que répondez-vous quand vos visiteurs interloqués vous demandent «mais pourquoi tout ça» ?

Comme je l’ai écrit un jour, il fallait accomplir ce Grand Œuvre, quel qu’en soit le prix, le hurlement des gueux, la vindicte des hommes en noir, l’anathème des moralistes. Depuis la naissance du droit, il n’y a ni crime ni délit lorsque le prévenu est en état de démence ou contraint par une force majeure. Ma démence à moi, c’est l’acte artistique, la folie créatrice. Rien à ajouter.
Culture
Chaos cahin-caha
27 juillet 2012


Tout l’été, déambulation au cœur des constructions, réelles ou imaginaires. Aujourd’hui, un musée d’art contemporain foisonnant, près de Lyon.

Brigitte, la chauffeuse de taxi, avait prévenu. «Vous n’êtes jamais venu? Vous allez voir, c’est très spécial comme univers, ça détonne au milieu des proprets pavillons aux pierres dorées, on est totalement ailleurs, une sorte de musée des horreurs du monde.» Quinze minutes après avoir quitté la gare de Lyon Part Dieu et ses ensembles bétonnés, la Demeure du chaos apparaît au détour d’une rue de la très bourgeoise bourgade de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, le long des rives de la Saône au nord de la capitale des Gaules. Partout sur les murs, des dizaines de peintures, des graffitis appelant le plus souvent à la révolte et à l’insoumission, un gros squat à première vue. Même Libération a droit à son inscription murale. «Israël, Etat pirate», est-il écrit, copiant la une du 1er juin 2010 sur l’assaut meurtrier de Tsahal contre des navires de militants humanitaires venus rompre le blocus de Gaza.

Ogre de la société

C’est la première vision de cet ancien relais de poste de 9 000 mètres carrés qui abrite à la fois la maison du plasticien Thierry Ehrmann, le siège de sa société cotée en Bourse Artprice et un musée work in progress de 4 500 œuvres d’art : des murs comme scarifiés, tatoués de centaines de beaux – et parfois sanguinolents – portraits «délégendés», de messages et de symboles ésotériques qui racontent l’incroyable foisonnement du monde passé et actuel. Un chantier artistique totalement hors normes qui, par sa démesure et son ambition totalisante, peut faire penser à un palais idéal du facteur Cheval post- 11 Septembre. Entrepris en 1879 et édifié un peu plus au sud, dans la Drôme, ce monument d’obstination et d’art brut monopolisa trente-trois ans durant les nuits de son créateur.

Débuté en 1999, le chantier de la Demeure du chaos est encore jeune mais son projet n’est pas moindre. Tel un buvard, il s’agit d’absorber et de reproduire toutes les figures qui font l’actualité, tous les événements et les concepts qui nourrissent jour après jour l’insatiable ogre de la société de l’information. Quitte à détruire des œuvres anciennes pour faire de la place ou en les fondant dans de nouvelles. «Un travail de Sisyphe, explique l’artiste qui en a réalisé la plupart, précise-t-il, j’y passe mes jours et mes nuits.»

Passé le portail, cet étrange amalgame de maison et d’œuvres acquiert une dimension plus spectaculaire encore, avec des objets et des sculptures monumentales en pagaille : du complexe militaro-industriel au monde big-brotherisé de réseaux tentaculaires, en passant par les différents avatars de la civilisation industrielle, ils concentrent une bonne partie de ce qui a pu se produire depuis cinquante ans dans les usines de l’Occident. Une nacelle culminant à 25 mètres permet de les embrasser d’un seul regard. Saisissant autant qu’effrayant. Il y a là tout un attirail campant un paysage de guerre (sous-marin, char, véhicule amphibie et hélicoptère) une carlingue d’avion signée Dassault et des carcasses de jaguars retournées. Un peu plus loin, une énigmatique «météorite» de plusieurs tonnes est posée au milieu d’un cratère tandis qu’un amas de structures métalliques pointées vers le ciel imite à la perfection les décombres des deux tours du World Trade Center, etc. C’est un chaos certes, mais le plus souvent méticuleux, appliqué, pensé.

De l’autre côté d’un mur, on pénètre dans la zone des containers et des deux bunkers, gigantesques cubes arrondis de tôle assemblés et soudés sur place par le maître des lieux dont les façades extérieures reproduisent des schémas ultracomplexes comme celui de l’architecture, sous contrôle américain, du réseau Internet. C’est là qu’ont eu lieu les expériences de body art de la Bordeline Biennale, organisée juste avant la grande manifestation lyonnaise d’art contemporain, en 2011. Dernière grande figure imposée de cette alchimie du chaos version Ehrmann, les têtes de mort coulées en aluminium voisinent avec des sculptures ésotérico-religieuses. La face moyenâgeuse, mystique et sacrée de la Demeure du chaos.

Ouverte gratuitement au public les week-ends, cette «factory» plantée au milieu d’un paysage aussi doux que la Demeure du chaos est «énervée» reçoit plus de 100 000 visiteurs par an. Mais les œuvres de ce musée à ciel ouvert débordent également à l’intérieur de la maison, jusque dans les toilettes et la cuisine des employés de Artprice, la première base de données mondiale sur le marché de l’art. La Demeure du chaos est un tout, elle est partout et «déconstruit» également l’habitat privé de Thierry Ehrmann et de ses deux immenses chiens Danois – Saatchi et Reuters – et celui, professionnel, de ses employés.

Bataille en justice

Boulimique et protéiforme à l’image de son créateur, qui confesse une psychose maniaco-dépressive génétique et héréditaire synonyme selon lui «d’accélération du rythme des représentations intellectuelles», ce chantier n’est cependant pas du goût de tous à Saint-Romain-au- Mont-d’Or. Depuis 1999, la municipalité, qui a déjà épuisé plusieurs maires dans cette affaire, via des batailles judiciaires pour obliger la Demeure à se conformer au code d’urbanisme local et à remettre en état les lieux, en respectant notamment la couleur «dorée» des murs extérieurs de la propriété au diapason du reste du village.

Un combat porté jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme par le plasticien homme d’affaires, que Thierry Ehrmann a perdu malgré ses multiples tentatives pour obtenir un statut dérogatoire en raison de l’objet artistique de sa demeure. La pétition «Honte à vous», que sont invités à signer les visiteurs, a recueilli plus de 130 000 signatures contre «les réacs et les négationnistes de l’art». Mais elle ne met pas pour autant à l’abri le site désormais menacé de destruction et dont le chantier pourrait bien prendre une tournure beaucoup plus politique. Pas de quoi impressionner son créateur, moins virulent que lorsqu’il promettait «l’enfer et les rivières pourpres, en respectant les règles républicaines» à ses ennemis, mais déterminé à triompher, dit-il, «de la connerie humaine». Un chantier en regard duquel la Demeure du chaos ressemblerait presque à un montage de table de nuit Ikea…

la suite de l’interview et de la visite dans les grands chantiers de Libération du 27 juillet 2012

Vision démente de la Demeure du Chaos par Marc del Piano

La Théorie de l’information par thierry Ehrmann partie 2

La suite naturelle semble prendre forme dans la presse et notamment  l’article de fond du Nouvel Économiste par Pierre Louis Rozynès qui est une prolongation de mon blog de juillet  « La Théorie de l’information  par thierry Ehrmann partie I » 

Vous aurez très bientôt autour du 20/08, la partie III de la « Théorie de l’Information » par thierry Ehrmann avec la mise en abîme des différents protagonistes et notre jeune auteur talentueux mais trop pressé… La suite sur http://blog.ehrmann.org

thierry

Feuilleton Le Nouvel Economiste par Pierre Louis Rosynès

Aurélien Bellanger, painted portrait - la théorie de l'information DDC_6112

Xavier Niel est-il soluble dans « La Théorie de l’information » ?

Pas de rentrée littéraire réussie sans scandale. Voici celui qui opposera Xavier Niel au jeune auteur d’un gros premier roman 120 % houellebecquien à paraître chez Gallimard
> Journal numérique

Xavier Niel et Eric BessonJe ne connais pas Xavier Niel mais depuis le début des années 80, Thierry Ehrmann n’a plus guère de secrets pour moi. Nous avions vingt ans et nous étions incollables sur l’expérience de Vélizy, Transpac, le X25 et les autoroutes de l’information. Les nouveaux médias étaient notre horizon, le potentiel du Minitel ou les perspectives du plan câble comptaient parmi nos obsessions préférées. Les premiers modems ont été une illumination et lorsque les Minitel sont apparus, Thierry les a désossés ; nous y avons vu l’avenir du monde et lui, en plus, celui de son portefeuille. Ils ont été quelques dizaines comme ça, généralement des polytechniciens, des HEC ou des informaticiens, à avoir fait fortune avec le Minitel rose.

Le plus gros entremetteur des années 80 et 90 s’appelait France Telecom et Claude Perdriel (3615 Aline), Xavier Niel (le groupe Fermic), Louis Roncin (3615 CUM et ULLA), Thierry Ehrmann (la Voix du Parano), Pierre Bellanger, Eric Peyre et des centaines de petits malins venaient chaque mois chercher leur pourcentage. La France était tapissée d’affiches vulgaires pour des services Minitel. Vingt ans plus tard, elle a rejoint le reste du monde : le Minitel a été officiellement débranché le 30 juin 2012 à minuit mais, ironie de l’histoire, sa biographie paraît sous forme de roman deux mois plus tard.

Ce roman raconte cette épopée, du Minitel jusqu’à Internet, de 3615 ULLA à l’offre Free à 29,90 – téléphone et Internet haut débit compris. A priori, pas de quoi fouetter un chat. Un gros roman avec un thème malin chez le plus chic des éditeurs, un sujet, une construction, une ambiance, une langue et un style puisés chez Houellebecq, à tel point qu’on se demanderait presque s’il n’en est pas l’auteur.

Les 486 pages laissent en effet la même sensation que celle d’un roman de Houellebecq. L’impression de lire exactement le même auteur. Ce n’est pas un roman houellebecquien, c’est du Houellebecq de synthèse. L’auteur, si c’est bien lui (depuis Emile Ajar, on peut douter de tout), Aurélien Bellanger, 30 ans, connaît Houellebecq sur le bout des doigts. Il lui a consacré un essai il y a deux ans (Houellebecq, romancier romantique, Léo Sheer éditeur, 2010). C’est son maître, incontestablement, mais on ne sait pas jusqu’où il a influencé ce livre. Autre bon point pour cet ancien libraire, il a abandonné une thèse sur “La Métaphysique des mondes possibles”, nous rabâchent les dépêches et les Inrocks qui ont déjà choisi leur camp.

A la rentrée, Houellebecq s’exprimera certainement pour soutenir le livre et les médias se positionneront avec précaution. Niel, personnage central du livre, attaquera tous ceux qui oseront soulever le voile de son passé comme de son présent et remettre en cause le story telling qui en a fait la star incontestée du capitalisme français : un patron rebelle, sympathique, altruiste et sans cravate qui lutte contre les monopoles pour le bien des consommateurs, un Robin des villes moderne, notre Steve Jobs à nous, la France. Dans les faits, c’est un low coster de génie qui a su, le premier au monde, oser et imposer l’offre triple play (Internet, télévision et téléphonie) et que rien ne semble arrêter.

Comme il fallait donner un tuteur à la plante et raconter l’époque, c’est lui qui a été opportunément choisi par l’auteur comme personnage principal. De loin le plus connu, il concentre aujourd’hui un tel pouvoir qu’il ne pouvait en être autrement. Sa vie est pourtant terriblement bourgeoise mais des braises scandaleuses rougissent encore ici et là. L’auteur a évidemment un peu soufflé dessus pour ranimer quelques flammes propices au scandale.

Dans le roman, Niel est transparent. Son holding s’appelle Iliad, celui de son personnage, NOM, s’appelle Ithaque. Free s’appelle Démon, 3615 ANNU s’appelle 3615 INVERSE, le sex-shop dont il était actionnaire a été rebaptisé, son mystérieux associé depuis le début, Develter, est devenu Houillard, etc. Car Xavier Niel traîne de vieilles casseroles et, parce qu’il est en réalité l’inverse du personnage du roman, il entre en furie lorsqu’on les évoque. Le livre est aussi l’histoire de ces casseroles. Pas de quoi fouetter un chat, là non plus, et de surcroît, tous les faits sont anciens, notoirement connus et publics. Mais ce n’est pas le fait que les choses soient écrites qui nuit, c’est qu’elles revivent.

Dans les années 80, jeune informaticien, il s’est trouvé un associé avec qui débuter dans le Minitel rose et l’a fait investir dans un sex-shop si rentable qu’il a eu du mal à s’en débarrasser. Chaque mois, écrit l’auteur page 241, lorsqu’il venait chercher son enveloppe de bénéfices en liquide, “pendant quelques instants Pascal appartenait au Milieu”.

Mais dans le roman, construit en trois parties (les années Minitel, les années Internet, les années 2.0), il ne finit pas en tycoon qui met la main sur Le Monde et abat un à un ses concurrents dans la téléphonie. Il part en vrille avant. Evoquer le présent aurait été dangereux mais surtout, c’eût été un tout autre livre, à ranger dans la pile des documents explosifs.

Cette année, le vrai Xavier Niel a blessé, peut-être mortellement, Bouygues Telecom et vient de tourner son viseur sur SFR, filiale de Vivendi à laquelle il réclame des centaines de millions. C’est pour lui la période de tous les dangers, celle où l’on gagne plus ou celle où l’on perd tout. Le Niel du roman, lui, dévisse une dizaine d’années plus tôt. Abattu par son procès pour proxénétisme, sa garde à vue, son divorce et sa mise au ban social, il vend tout, se mue en milliardaire investisseur nomade et paranoïaque puis sombre dans un chaos qui rappelle furieusement celui de son congénère Ehrmann, chez qui l’auteur a puisé pour faire sortir Niel de son personnage bourgeois.

Dans la troisième partie du roman, Niel quitte l’autoroute, comme Thierry Ehrmann, qui continue à vivre en marge tout en gérant Artprice, le Bloomberg mondial du marché de l’art, une niche aussi rentable que stratégique. Après le 11 septembre, sa passion du monde et sa vision noire des hommes se sont percutées et traduites par un acte artistique et juridique guerrier. Il a transformé ses bureaux et sa maison, un relais de diligence du XVe siècle dans la banlieue chic lyonnaise, en Demeure du Chaos, magma vivant de ruines et de fresques en perpétuelle extension, une agence de presse délégendée du chaos mondial, un musée chaque week-end visité par des hordes de passionnés qui le voient parfois peindre ou sculpter le monde tel qu’il est. Il passe pour un fou et un procédurier maladif. On n’a pas tort.

Le vrai Xavier Niel se voit donc relégué au rang de sorcier visionnaire mais sataniste qui s’immole symboliquement à la fin. Pas du tout ce qu’il avait prévu. Niel est un informaticien qui a réussi, pour qui tout est binaire et qui n’est nullement en proie aux doutes existentiels de son personnage. Il n’envisage pas de transformer le golf qu’il a acheté en zone de guerre. Le vrai Xavier Niel mène une existence bourgeoise, et la villa Montmorency, hameau de milliardaires en plein Paris, n’est pas la Demeure du Chaos.

Trente ans ont passé. L’autre jour, Thierry Ehrmann m’a appelé. Avais-je entendu parler de La Théorie de l’information, un roman qui sortait chez Gallimard à la rentrée ? “Vaguement”, lui ai-je répondu. Une brève lue quelque part évoquait un roman à clé avec Xavier Niel comme personnage principal ; la presse l’annonçait comme l’un des événements littéraires de la rentrée. Le médialand parisien est une ruche qui ne produit guère de miel mais bourdonne à l’odeur du sang, du soufre et du sperme. Thierry était très excité par ce livre ; moins parce qu’il en était l’une des sources d’inspiration que parce que l’auteur s’était introduit dans son mausolée personnel et avait déplacé la statue de Shannon, l’auteur de la théorie de l’information, la vraie, celui sans qui rien ne serait exactement pareil.

Shannon l’informaticien, qui donne son titre au roman et que l’auteur cite entre chaque chapitre pour lui donner sa patine cybernétique, trône sous forme de fresque en bonne place dans les ruines de la Demeure du Chaos. Robert Shannon, qu’on a évidemment oublié, est un mathématicien américain faisant l’objet d’un culte discret mais justifié. Pour faire court, l’ancêtre de Shannon est Pythagore qui disait : “Tout est nombre, à l’exception des essences que sont les émotions humaines non quantifiables, indicibles et se jouant des nombres.” Le génie de Shannon est d’avoir appliqué ce principe. A partir de lui, tout est devenu binaire. 0100110 101010111 01010001010 10100101. Durant la Seconde Guerre mondiale, il travaillait pour les services secrets américains en crypographie, chargés de décoder dans le code ennemi “les parties signifiantes cachées au milieu du bruit de l’information”.

Mais Shannon ne sera pas au coeur de la rentrée, malheureusement, et il faudra décoder sans lui les parties signifiantes cachées au milieu du bruit de l’information. Que le roman soit excellent ne sera pas le coeur du débat, puisqu’il l’est, incontestablement. Comme d’habitude, on ne parlera pas littérature mais pouvoir. Tout réussit trop bien au vrai Xavier Niel, pensent ses puissants ennemis : Bouygues, Vivendi, Orange, Sarkozy, des syndicats, la rédaction du Monde, etc., entre autres puissances aux capacités de nuisance réelles. Aucun doute qu’à défaut d’être à l’origine de ce pavé dans sa mare, elles appuieront discrètement là où ça fait mal dans le passé et le présent de Niel, lorsque le livre paraîtra. “T’es visible, t’es visé.” Il ne sera pas le premier à passer l’épreuve.

“Parano et procédurier, Niel est un sanguin”, a écrit Libération à son propos. Cela ne nuira pas au spectacle mais qu’il se rassure, il n’aura pas le Goncourt puisque Gallimard l’a déjà obtenu l’an dernier.

Par Pierre-Louis Rozynès

Publié le 27/07/2012 | Mots clés : Digital, Médias, Week End

Abode of Chaos from above - La Demeure du Chaos vue du ciel  P1050021

La suite va être écrite sous forme de nouvelles, de conférences, d’interview de différent journaux tel que Time magazine sur la théorie de l’information et de notes de réflexion de Juillet et Aout 2012; dans l’attente de la suite, il est nécessaire d’absorber cette correspondance sulfureuse sur ce que sera la »théorie de l’information » (ITW de thierry Ehrmann par Laurent Courau himself dans la mythique Spirale.org) lire le lien suivant:

une démarche s’imposait sur la théorie de l’information cliquer sur le lien (texte bilingue FR/ EN)

et bien sur ce texte sur la Théorie de l’information au cœur de la Demeure du Chaos, d’Artprice et groupe Serveur.

L’Alchimie entre La Demeure du Chaos, groupe Serveur et Artprice
par thierry Ehrmann

L’univers de La Demeure du Chaos est indissociable de l’incroyable histoire d’Artprice, leader mondial de l’information sur le marché de l’art et du Groupe Serveur, pionnier historique en Europe des banques de données sur Internet depuis 1987.

Nos visiteurs sont toujours interpellés par le double visage de La Demeure du Chaos. Il est dur pour eux d’imaginer que, sous l’héliport, il y a des salles blanches machines où opèrent près de 900 serveurs qui distribuent le savoir dans le monde par Internet à travers nos propres fibres optiques. De même, au rez-de-chaussée et au premier étage, près de 90 personnes se relaient jour et nuit sans aucune interruption pour piloter et aiguiller à travers le monde, les grands flux d’informations que nous produisons et faisons transiter par l’Internet.

Un peu plus haut au cœur du bâtiment central, les salles de catalogues et manuscrits, avec plus de 290 000 catalogues de ventes de 1700 à nos jours, accueillent nos chercheurs et rédacteurs qui les commentent et les numérisent pour former ce qui est désormais reconnu comme le plus grand fonds de l’histoire du marché de l’art. Ainsi, nous avons écrit plus d’un million de biographies et commenté puis répertorié, 110 millions d’œuvres d’art avec leurs photos haute définition accessibles par l’Internet.

Un des postulats de La Demeure du Chaos est de reformer cette révolution du savoir que l’on a connue pendant la Renaissance européenne et notamment à Lyon, qui fût une grande métropole. La Renaissance européenne est, selon moi, inséparable d’une invention, celle de l’imprimerie, et du nouveau paradigme du savoir que celle-ci permit, sa diffusion.

C’est la possibilité de dupliquer mécaniquement des informations qui a favorisé l’émergence de la pensée humaniste : l’érudit pouvait enfin comparer les idées, se référer à de lointaines sources manuscrites, faire connaître l’héritage philosophique et propager sa vision individuelle à une relative grande échelle. A cette révolution technique se joignit l’essor des voyages de découverte : le mouvement de la connaissance est alors horizontal, géographique, missionnaire; la pensée s’oriente vers le progrès, moteur d’une histoire purement occidentale.

Cette époque, initiée par Gütenberg, s’achève aujourd’hui, au moment où la terre se voit entièrement recouverte de réseaux d’information, arpentée dans ses moindres recoins par Internet où La Demeure du Chaos, devient pour moi un Global Internet eXchange (gix), véritable nœud modal d’un savoir en grid où se diffuse la connaissance à travers le reseau.

La Demeure du Chaos est un état dans l’état, un véritable kernel du système républicain.

La dualité entre ma qualité de fondateur du Groupe Serveur, d’Artprice, qui est cotée en bourse sur le premier marché réglementé, et ma vie de plasticien depuis 25 ans, rejoint l’autre dualité qui est le lieu. Le musée l’Organe est, quant à lui, un établissement recevant le grand public, un musée à ciel ouvert et gratuit ou transitent chaque année 120 000 visiteurs qui viennent voir les milliers d’œuvres de la Demeure, mais aussi découvrir comment l’art vit avec l’industrie protéiforme du XXIe siècle.

La Demeure du Chaos est le lieu du labeur où travaillent les érudits, mais aussi ma résidence personnelle et celle de mon clan. Sans aucune concession, je marque chaque pierre, chaque toit, chaque sol, chaque arbre, de mes œuvres, comme conformément au postulat du 09/12/1999.

Cette dualité qui confronte mon engagement de sculpteur plasticien et auteur depuis 25 ans, à ma transversalité de fondateur d’Artprice, du Groupe Serveur et de ses 12 filiales, est à l’origine de critiques parfois violentes d’un patronat conservateur et étriqué mais elle me permet, en échange, par l’atmosphère onirique du lieu, d’accueillir des scientifiques de premier plan et mutants capables d’affronter n’importe quel système économique quelque soit le continent. Le nombre impressionnant de nationalités diverses et variées témoigne de cette nouvelle Babylone du numérique du savoir et de l’information qu’est La Demeure du Chaos.

Les remarques incisives et pertinentes de l’Autorité des Marchés Financiers dans nos désormais célèbres documents de référence pour le marché réglementé, traduisent l’évolution de ma pensée artistique et du passage à l’acte dans le monde économique. Certaines conventions réglementées entre La Demeure du Chaos et les groupes deviennent des prophéties auto-réalisantes où le pouvoir de l’art s’invite dans le monde de la finance. Ma démarche duale enrichit de manière spirituelle La Demeure du Chaos, et de manière matérielle nos 18 000 actionnaires…

Comment peut-on bâtir ex-nihilo Artprice, société mythique qui source 90% de la presse mondiale sur l’information du marché de l’art, sans être soi-même, dans sa chair et son âme, un plasticien passionné d’histoire de l’art ?

La Demeure du Chaos est une redoutable machine de guerre, un cheval de Troie au cœur des marchés financiers. Elle produit et diffuse des sommes de connaissances inimaginables sur le marché de l’art, du droit, de l’économie, de la science pendant que jours et nuits, nous autres plasticiens, intervenons sur les 9 000 m2 pour (ré)écrire avec notre regard d’artiste, l’histoire du monde dé-légendée.

Nos interventions radicales sur la déconstruction de l’habitat professionnel et personnel ainsi que du mobilier a impacté les 2 500 m2 de bureaux où travaillent le Groupe Serveur, ses filiales, et Artprice.

Cette démarche humaniste est partagée entre les artistes et les collaborateurs des deux groupes.

La Demeure du Chaos possède deux visages : celui de l’Alchimie (L’Esprit de la Salamandre) et celui de l’hyper modernité. Mais elle a aussi deux incarnations : celle de l’incarnat physique, avec ses 3 609 œuvres (sculptures, peintures, installations) gravées dans sa chair, avec son double sur Internet où plus de 1 200 000 sites restituent en photos ou en videos tous les regards du monde sur les entrailles de La Demeure du Chaos lors de leurs visites. Sur Google, en novembre 2007, sur les requêtes “Demeure du Chaos” et “Abode of Chaos”, il sort 1 413 000 résultats pointant sur des millions de photos et vidéos de La Demeure du Chaos.

En effet, je suis persuadé que l’Internet est la métaphore du Divin, si ce n’est le Divin lui-même. La voix sèche qui illumine La Demeure du Chaos lui donne le don d’ubiquité entre le monde physique et celui des idées.

Lorsque j’ai démarré Internet en 1987, nous étions moins de 50 000 dans le monde mais j’avais la foi dans la plus grande révolution de toute l’histoire du progrès humain. Internet est mon univers depuis 21 ans où j’ai fondé Net Nobility (cf Time Magazine) pour que demeure toujours, par la volonté des pionniers, cet Internet qui est pour moi, le fils naturel de Proudhon et Bakounine.

Nous sommes en train à La Demeure du Chaos de participer à la reconstruction de la bibliothèque d’Alexandrie de nos pères.

Mémoire du monde selon Philippe Quéau de l’UNESCO, Internet et l’information se joue des frontières, du pouvoir des nations et abolit au passage tous les régimes hostiles à la libre circulation de l’information. Cette dématérialisation de notre ancien monde et de son économie par Internet crée son empire numérique sur le parvis du XXIe siècle sous la forme du grand village glocal (globale 
et locale) et chaotique, cher au sociologue Marshall Mc Luhan.

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Mc Luhan painted portrait Demeure du Chaos / Abode of Chaos Creative Commons

Ainsi, l’éducation, la recherche, le commerce, l’économie et l’organisation générale des informations vont connaître, en un laps de temps extrêmement réduit, des mutations inimaginables. Jamais dans l’histoire de l’humanité, une révolution scientifique n’a impacté autant de gens, en aussi peu de temps, en tout endroit du monde.

Ainsi, plus de 230 états nations qui ont chacun 2 à 3 siècles de cadre législatif et réglementaire 
s’annihilent devant une révolution scientifique qui abolit le territoire et le temps. Ce passage du territoire au cyber espace constitue un des grands bouleversements de l’organisation humaine, et il est d’autant plus important d’en comprendre le sens qu’il entraîne une transformation 
majeure de la nature même de nos perceptions et de nos rapports sociaux.
Dans l’univers effréné de l’Internet et de la révolution numérique, les entreprises doivent se montrer beaucoup plus protéiformes, capables de changer de profil en un clin d’œil pour s’adapter à de nouvelles conditions économiques draconiennes. La Demeure du Chaos, quartier général du groupe Serveur et d’Artprice, est selon la presse économique anglo-saxonne une forme d’aboutissement ultime d’une économie plus cérébrale, pourrait-on dire, dont l’objet est l’accès au temps et à l’activité de l’esprit.

Tous les jours, par La Demeure du Chaos et ses œuvres, nous entrons dans un tout autre monde, beaucoup plus cérébral et immatériel, un monde de formes platoniciennes, d’idées, d’images et d’archétypes, de concepts et de scénarios. Un monde gouverné par la logique de l’accès au savoir, de l’information et du réseau Internet, ce sont les idées qui deviennent la matière première de l’activité économique, et le but suprême est la connaissance universelle à travers les serveurs d’information.

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Governing by Networks Demeure du Chaos / Abode of Chaos Creative Commons
Map of Internet/arpanet sur la Face ouest du Bunker de la Demeure du Chaos
(toile d’acier glycero de 36 m2)

La théorie de l’information prend alors tous son sens.

Être capable d’étendre à l’infini sa présence mentale, être universellement connecté afin de pouvoir affecter et élever peu à peu la connaissance des êtres humains par la distribution du savoir et de l’information organisés (la banque de données), telle est l’ambition humaniste du troisième millénaire.

N’oublions pas que la notion moderne de propriété, caractérisée par la possession privée, l’exclusivité et l’échange marchand, était une des institutions centrales de l’ère industrielle. Au bout de cinq cents ans d’hégémonie, cette vision de la civilisation reposant sur l’échange marchand entre vendeurs et acheteurs de propriété est soumis à une déconstruction radicale qui rejoint le postulat conceptuel que j’ai écrit le 9 décembre 1999 de La Demeure du Chaos.

Le nouvel horizon de l’époque est défini par la logique de l’accès au savoir et à l’information par les serveurs, qui nous amène à repenser les rapports économiques, l’action politique et la perception de notre propre identité telle qu’elle émerge du plus profond de la conscience humaine.

La Demeure du Chaos est une cité médiévale où, dans l’ombre de nos entrailles, nous travaillons à modifier la vision du monde. Un célèbre analyste de Goldman Sachs résume fort bien le tout : “L’Alchimie est présente partout, même dans vos actions en bourse qui ont connu la plus forte croissance, toutes sociétés confondues. Vous avez créé une Alchimie entre votre folie artistique et votre vision de l’industrie du troisième millénaire dans groupe Serveur”. “Avec Artprice et ses 1 300 000 abonnés, vous faites basculer le marché de l’art dans l’hyper modernité en le dématérialisant”.

Quand nos visiteurs économiques repartent ébranlés par cette vision duale de nos groupes dans La Demeure du Chaos, je ne peux m’empêcher de leur dire: vous n’avez encore rien vu ! Ce que nous allons vivre dans les toutes prochaines années dépassera de très loin tous les écrits d’anticipation et de science fiction…

Pour comprendre la dualité de ma démarche de plasticien et de bâtisseur du savoir, je reprendrai la citation de mon vieux maître Pythagore le premier des philosophes pour lequel tout est nombre, à l’exception des essences que sont les émotions humaines non quantifiables, indicibles et se jouant des nombres

thierry Ehrmann (à suivre…)

Note abrégée pour mes lecteurs en manque de temps de la rupture entre Shannon et les sciences de l’information

Son nom est associé à plusieurs théorèmes, principalement à celui qui porte sur la limite théorique de la compression des données, ainsi que celui définit la capacité d’un canal de transmission.
Shannon, dans « Théorie des mathématiques et de la communication », modélise l’information pour étudier les lois correspondantes, bruit, entropie, chaos.
Très rapidement, les sciences de l’information dégagent du sens depuis les données en s’appuyant sur la problématique de corrélation, entropie et apprentissage (data mining, big data).

Shannon, malgré son refus, a été un apporteur de connaissances très important dans les SIC (sciences de l’information et de la communication). Il terminera sa vie sur des travaux appliqués sur l’intelligence artificielle. Beaucoup de scientifiques considèrent que son apport de connaissance dans la communauté scientifique est un élément majeur de la révolution du numérique.

Le champs de connaissances émerge après la seconde guerre mondiale avec bien sûr les inventions techno-médiatiques, radio, télévision, révolution numérique.
Très rapidement, un discours utopique sur la communication se met en place avec principalement Marshall Mac Luhan. Une vision critique s’établit avec Armand Mattelart ainsi que l’usage des sondages d’opinions George Gallup.
Le concept d’information est à la jonction des sciences de l’ingénieur, de la biologie, des sciences humaines et sociales, des sciences du langage, des sciences cognitives et de la philosophie.

Viendra le temps des sciences et technologies de l’information et de la communication (STIC).Les STIC sont à la fois un domaine d’application de l’informatique, des statistiques, des mathématiques et à la fois un champs de recherche des sciences de l’information et de la communication.

Les STIC visent une industrie très large : télécom, reconnaissance des formes, reconnaissance vocale ; ainsi que d’autres domaines scientifiques : médecine, astronomie, sciences sociales et environnement.

Vous aurez très bientôt autour du 20/08, la partie III de la « Théorie de l’Information » par thierry Ehrmann avec la mise en abîme des différents protagonistes et notre jeune auteur talentueux mais trop pressé… La suite sur http://blog.ehrmann.org

thierry

Exclu: Catalogue 1999-2013 de la Demeure du Chaos PDF – Avant première vidéo de la sculpture « The Nail » par thierry Ehrmann de 9 M. de haut

thierry Ehrmann : Empreintes positives et symboles de la Demeure du Chaos/Abode of Chaos DDC_6159

Salut les p’tites louves et loups,
(Cette lettre est adressée aux 139 500 signataires de la pétition dont vous faites partie)

EN EXCLU : le CATALOGUE bilingue 1999/2013 de la Demeure du Chaos

100% couleur de 148 pages (adult version) de la Demeure du Chaos / Abode of Chaos en PDF ou physiquement à la Demeure du Chaos en version livre gratuitement dés la mi-août. 70 % de nouvelles photos et textes inédits.

EXCLUSIVE: 1999/2013 Catalog of the Abode of Chaos – 100% Color – 148 pages (ADULT VERSION) available now online in PDF and soon on paper at the Abode of Chaos location wtih the book version at mid-August. 70% of new texts and photos and some unpublished texts now revealed. Click image to access the online PDF.

Pour le PDF cliquez sur l’image :

Avant-première catalogue 1999-2013 @Demeure du Chaos disponible gratuitement mi-août

AVANT PREMIERE VIDEO The Nail : A Caelo usque ad Centrum

vimeo.com/46855376

en avant première :

Un film de Laurent Courau

Images de Laurent Courau et de Kurt Ehrmann
Montage et post-production de Laurent Courau
« Une lueur dans la nuit », musique de Electrohypnose.

Sculpture monumental 9m de haut en acier brut « The Nail « par thierry Ehrmann.

© Les Amis de l’Esprit de la Salamandre 1999 / La Demeure du Chaos – 2012