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thierry Ehrmann – Voyage au bout de la nuit

2018/06/05 Commentaires fermés

Fin dialecticien, homme d’une grande spiritualité, artiste plasticien féru de l’histoire de l’art, Thierry Ehrmann a érigé en deux décennies le leader mondial de l’information sur le marché de l’art (4,5 millions de membres dans 72 pays). Passionné et passionnant, le président directeur général d’Artprice.com nous retrace son parcours atypique. Entretien fleuve. (Entreprendre.fr)

thierry Ehrmann

thierry Ehrmann

Que retenez-vous de votre jeunesse ?

Mon enfance fut marquée par une formation chez les jésuites nommés les soldats de Dieu, puis chez les dominicains, redoutables négociateurs attestant d’un contournement intellectuel extrêmement rare et aiguisé. Mon enfance fut d’autant plus particulière que mon père, ancien polytechnicien à la retraite, docteur en droit et grand croyant, était un membre de l’Opus Dei influent.

Après Vatican II, l’Église ayant décidé de mettre fin aux biens ostentatoires, mon père avait été mandaté par le Vatican pour fermer les écoles princières, les palaces et autres lieux vains et inutiles qui ne représentaient plus l’esprit qui soufflait dans la foulée de Vatican II. Nous avons voyagé aux 4 coins du monde pour mettre un terme à ces lieux qui appartenaient à l’Eglise. J’ai ainsi pu découvrir le monde, et observer qu’à l’époque, le latin était la langue des affaires et non l’anglais.

J’ai eu l’occasion de faire le tour du monde une première fois durant mon enfance, puis une seconde fois entre 16 et 20 ans. J’ai écumé tous les pays à l’exception de 2 ou 3 pays exotiques.

 

Quels enseignements tirez-vous de ces voyages ?

Les voyages sont vains et inutiles. Le plus long voyage est celui que l’on fait dans sa tête. Au terme de 20 ans de démarche analytique freudienne, suivis de 8 ans de démarche lacanienne, je suis convaincu que le voyage physique est une fuite en avant dans laquelle on s’exile avec ses névroses et ses psychoses. C’est précisément l’histoire des miroirs grossissants, la fuite à l’extérieur est un véritable syndrome de Stendhal qui ne fait qu’amplifier le phénomène.

Si les évangiles de Luc et Matthieu affirment «  nul n’est prophète en son pays », pour autant, nous sommes le fruit d’une éducation, d’une culture et d’un climat. C’est sur nos terres que nous nous faisons, nous défaisons et nous reconstruisons. Je n’ai jamais vu d’exil heureux. J’ai eu la chance de rencontrer des monstres puissants qui ont dominé le XXème siècle et qui pour certains se sont éteints depuis. J’en ai conclu que tout exil est soumis à un éternel retour.

Celui qui s’isole en haut de la montagne ne cherche que le retour à l’exil, l’acte de solitude correspondant à la volonté de mieux revenir. Pour moi, le mythe de l’ermite n’existe pas, l’ermite est quelqu’un qui prépare son retour en scène, il n’est un mythe qu’en projection de son futur retour. Nous devons affronter nos démons frontalement sous peine qu’ils reviennent toujours.

 

Quel est votre moteur dans la vie ?

La passion pour l’art que je mets dans Artprice et le musée que j’ai fondé. Je suis artiste plasticien inscrit à la Maison des Artistes depuis 35 ans. Dès 1999, j’ai voulu faire vivre mes œuvres dans le premier musée privé immatriculé au RCS : Le Musée L’OrgAne, que j’ai érigé comme siège social d’Artprice, coté sur le marché réglementé. Ma passion pour l’histoire de l’art, en 20 ans, m’a servie à bâtir le Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art.

Ce travail titanesque fut synthétisé par la Ministre de la Culture lors de sa visite chez Artprice par cette phrase « Vous vous êtes subrogé en lieu et place à une mission supra-étatique de conservation de l’histoire du marché de l’art ». En effet, il est nécessaire de poser quelques chiffres qui démontrent le travail herculéen réalisé : Artprice est devenue en 20 ans le Leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 30 millions d’indices et résultats de ventes couvrant plus de 700 000 Artistes.

Avec Artprice Images, elle permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 126 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art, de 1700 à nos jours, commentées par ses historiens.

Au quotidien, Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 6300 Maisons de Ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 7200 titres de presse dans le monde. Ce n’est pas pour rien qu’Artprice compte 4,5 millions de membres dans 72 pays.

 

En quoi avez-vous introduit une profonde révolution dans le marché de l’art ?

Raymonde Moulin, célèbre sociologue et historienne de l’art, surnommée « la Papesse », m’a interpellé il y a une dizaine d’années en m’indiquant qu’Artprice avait définitivement modifié l’histoire du marché de l’art de manière irrévocable en s’inscrivant elle-même dans l’histoire de l’art. Effectivement, on note depuis 20 ans une mutation sans pareil. Laissons parler les chiffres quelques secondes.

Les leviers d’une telle mutation passent par la facilité d’accès aux informations sur le Marché de l’Art, la dématérialisation des ventes – le tout sur Internet avec 98% des acteurs connectés- la financiarisation du marché, l’accroissement des consommateurs d’art (de 500 000 à l’après-guerre à 90 millions en 2017), leur rajeunissement, l’extension du marché à toute la Grande Asie, à la zone Pacifique, à l’ Inde, à l’Afrique du Sud, au Moyen-Orient et à l’Amérique du Sud.

Cette mutation passe aussi par l’industrie muséale qui est devenue une réalité économique mondiale au XXIème siècle. En effet, il s’est construit plus de Musées entre 2000 et 2014 que durant tous les XIXème et XXème siècles, soit 700 nouveaux musées par an. Cette industrie dévoreuse de pièces muséales est l’un des facteurs primordiaux de la croissance spectaculaire du Marché de l’Art. Le Marché de l’Art est désormais mature et liquide.

Le Marché de l’Art est devenu un marché efficient, historique, mondial et dont la capacité à résister aux crises économiques et géopolitiques n’est plus à démontrer. Il surperforme depuis 18 ans les principaux marchés de placement de manière incontestable.

 

 

Vous avez fondé votre musée, au cœur-même d’Artprice qui analyse le marché de l’art. Que s’apportent-ils mutuellement ?

Aujourd’hui, Le Musée d’Art Contemporain L’Organe qui gère la Demeure du Chaos / Abode of Chaos compte 5 400 de mes œuvres, principalement des sculptures monumentales de plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, dont les thèmes abordent notre siècle tragique et somptueux.

Mes 5 400 œuvres baignent dans une totale alchimie avec Artprice et le Groupe Serveur, pionnier de l’Internet et des banques de données depuis 1987. Il est évident qu’Artprice, en tant que Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art ne pouvait rêver mieux que d’avoir comme siège social le célèbre Musée d’Art Contemporain L’Organe, gérant la Demeure du Chaos. Il faut préciser que ce musée est classé en région Rhône-Alpes, de manière incontestable, comme premier musée d’art contemporain privé, avec 120 000 visiteurs par an, dont 25 % hors France.

 

Quel est votre rapport à la franc-maçonnerie ?

J’ai eu l’opportunité d’y rentrer très jeune – à l’âge de 23 ans – et de devenir membre de la Grande Loge Nationale de France. Cette loge déiste me semblait intéressante car porteuse d’une philosophie assez ouverte. On nous appelait les « Anglais » car nous dépendions de la Grande Loge de Londres ou encore les « Romains.

J’ai été l’un des premiers à aborder le thème dans un Envoyé spécial sur France 2 qui m‘était consacré. J’ai 32 ans de loge et je dois dire qu’avec le recul, pour avoir visité de multiples courants ésotériques à travers le monde, je dois admettre que la franc-maçonnerie  est le modèle philosophique le plus stable, le plus humain, et qui, contrairement à ce que l’on croit, peut par son concours amener aux grandes questions éthiques de ce siècle.

Lorsqu’on possède un mandat public, nous devons pratiquer la méthode anglo-saxonne de déclarer notre appartenance afin d’éviter les fantasmes des fraternels dévoyés et nous permettre au contraire de nos ouvrir à des réceptions d’air plein d’humanisme et de talents.

Mon père, polytechnicien et Docteur en Droit, comme moi-même et mes deux fils avons une maladie neurodégénératives très importante et ma démarche depuis 32 ans par le temple et les voyages initiatiques me permettent d’assumer ces terribles douleurs et de rester les yeux ouverts vers le ciel toujours curieux et émerveillés de ce nouveau monde.

 

Qu’entendez-vous par visite initiatique ?

J’ai suivi par plaisir un cursus universitaire de théologie qui m’a permis d’étudier différentes religions et notamment la religion juive. J’ai pu échanger avec le Rav Pinto, tout en étant goy et catholique. Un de mes meilleurs amis, décédé depuis, était un grand psychiatre juif. Cet homme brillant a sombré dans la folie et est devenu écrivain et ermite en Israël.

Son parcours était captivant car il avait étudié la Torah, le Talmud et le Zohar, que l’on retrouve dans les loges maçonniques haut gradées. Je m’imagine à la place de l’autre et ce qu’est l’autre. C’est une de mes méthodes de gouvernance dans la mesure où je ne donne jamais un seul ordre. Je pense que donner un ordre affaiblit considérablement, l’ordre étant une perte de sens.

En Asie, l’ordre n’existe pas, le regard suffit à imprimer ou à donner le sens même dans lequel il faut aller. J’ai toujours eu des passerelles absolument transparentes entre ma vie privée et ma vie professionnelle. J’admire ou je suis dubitatif en fonction des jours des gens qui cloisonnent ces deux univers. Lorsque l’on est passionné, il est difficile, voire impossible, de conserver cette étanchéité.

J’ai toujours cultivé une totale transparence avec mes fils qui ont désormais plus de 30 ans en provoquant très rapidement le meurtre du père. Le père est aussi quelqu’un qui a ses fragilités, ses névroses… Mes enfants ne sont pas la continuité de moi, ils ont un parcours authentique, singulier, et il n’existe aucune projection.

 

Quel regard portez-vous sur l’Europe ?

Je lisais dernièrement les écrits de Nicolas Baverez sur la décadence de L’Occident et le projet européen. Dans les années 80, j’avais une cinquantaine de sociétés dont chacune portait le préfixe « Europ » (Europe Numéris, Europe Juris, etc). J’ai beaucoup cru au projet européen de Jean Monet mais je considère aujourd’hui que c’est la plus grande catastrophe industrielle, politique et économique.

Nous avons fait l’Europe en dépit du bon sens et nous avons gâché quelque chose d’historique qui avait dix millions d’existence. Le traité de Lisbonne signé en 2007 est pitoyable, c’est un traité que l’on signe en fin de nuit lorsque les parties sont usées et souhaitent en finir. J’ai découvert, si l’on compte les grandes régions, que c’est en réalité 108 parties qui doivent s’accorder lorsqu’il y a une adoption à prendre.

Il est déjà extrêmement difficile d’obtenir l’accord de tous les sociétaires ou tous les mandataires au sein d’une holding, alors imaginez ce qu’il en est pour la grande maison Europe. Le système était voué à l’échec.

 

Comment auriez-vous imaginé l’Europe ?

J’aurais imaginé une Europe médiévale organisée en régions afin de favoriser une transversalité. Il aurait fallu mettre un terme en France à ce jacobinisme colbertiste ou ce jacobinisme high-tech qui consiste à tout concentrer. La concentration constitue pour moi une énorme erreur. L’Europe aurait pu nous aider à réaliser l’Europe des régions, porteuse de sens et productive. Rappelons à titre d’exemple que la région Rhône-Alpes est plus grande que la Suisse et représente environ 11,6 % du PIB français. Nous avons des capacités importantes mais il existe une perte d’énergie énorme.

J’imagine une Europe généreuse. L’Europe avait une très belle histoire mais elle s’est vidée de son sens, elle n’est pas atlantiste, on ne peut pas même parler d’une Europe de l’OTAN. Cette Europe a tout perdu jusqu’à la vision de ses fondateurs qui la projetaient de l’Atlantique à l’Oural avec une ouverture vers l’Ukraine. Il était question d’une Europe ouverte s’étendant naturellement jusqu’à Moscou. Les Russes sont furieusement occidentaux. Concernant la Turquie, bien qu’éprouvant un profond respect pour l’Empire ottoman et la Sublime Porte, nous devons convenir qu’aujourd’hui, la Turquie est tout sauf laïque.

L’idée, à travers l’Europe, aurait été de simplifier le tout en imaginant un marché unique dans lequel on essaye de parler la même langue et le même droit des contrats. Le droit accompagne la culture, il est la pacification de la guerre. On dit communément que lorsque les armes se taisent, le droit parle. Lorsque les hommes contractent, c’est que la guerre a cessé et qu’ils échangent. Le droit a donc une valeur capitale mais au lieu de faire un droit européen, on s’est arrangé pour produire des directives internes qui devenaient un quatrième degré de juridiction propre à notre pays.

Après avoir rédigé de multiples rapports, commission sénatoriale etc, j’ai décidé de cesser toute navette parlementaire ou sénatoriale. J’ai vu des choses hallucinantes qui visaient à renforcer notre protectionnisme et à attiser le sentiment anti-européen. L’idée était de faire en sorte d’embêter les autres par tous les moyens. La réforme des ventes publiques est un exemple parlant, elle a fait l’objet d’une première réforme en 2011 avant d’être de nouveau amendée, nous en sommes à présent à la modification de la réforme exposant trois.

Face à l’absence d’effort des différents acteurs, l’Europe est devenue ce monstre administratif dans lequel on ne connaît pratiquement aucun commissaire. Le Tafta compte entre 800 et 900 négociateurs, alors que l’Europe n’en dispose que d’une quarantaine. La puissance de feu joue énormément. C’est dommage car nous avions un très beau projet mais il est grand temps d’arrêter les frais.

 

Quelle révolution majeure sommes-nous en train de vivre ?

Nous sommes désormais passés à une phase de mondialisation que les gens n’ont pas vu venir et anticipée. Nous sommes dans un changement de paradigme qui se produit environ tous les 3 ou 4 siècles, nous assistons à une véritable compression de l’espace-temps. J’ai eu la chance d’avoir Paul Virilio comme intervenant, ce dernier a beaucoup travaillé sur la notion d’accident et d’espace-temps. Une civilisation était considérée comme supérieure à une autre lorsqu’elle allait plus vite.

Rome a eu la suprématie sur Athènes car ils annonçaient le début ou la fin d’une guerre grâce à un cavalier alors que l’autre était encore à pied. Nous sommes arrivés à une optimisation absolue de la notion d’espace-temps et à une telle célérité qu’aujourd’hui, la notion même de logistique ne vaut plus rien : un container transporté entre Shanghai et le Havre coûte 400 dollars.

La mondialisation est une réalité et Internet l’a confirmé. Le législateur, nos élus et tous les États nations n’avaient pas réellement réfléchi au problème de la mondialisation.

 

 

Comment construire une histoire dans une société de l’immédiateté ?

Twitter a introduit la génération 280 caractères. Robert de Vogüé, grand financier entre autres anciennement chez JPMorgan et KBC Bank me confiait que désormais, les gens ne lisent plus que le titre dans les communications financières. Il existe une certaine facilité et lâcheté que de résumer et réduire à un titre un flux d’information constant et régulier même s’il est évident que les gens ne peuvent pas tout absorber. Trop d’information tue l’information et désormais la notion de courage et de prise de risque n’existent plus. Certains paysans ont plus de bon sens que des polytechniciens ou des énarques et sont parfois capables d’articuler un raisonnement solide et bien étayé que des gens très diplômés ne sont pas capables de conduire.

 

Quelles sont les spécificités de la Chine ?

Nous étions associés avec l’état chinois que beaucoup taxent de « démocrature ». Cela fait 30 ans que nous travaillons avec la Chine et j’ai réfléchi significativement au sujet. Bon nombre de personnes ont des idées reçues sur la Chine mais elle est cependant la première puissance mondiale et il ne faut pas oublier que la Chine a 7 000 ans d’ancienneté durant lesquels ils ont eu cette position au coude-à-coude avec l’Inde.

Gandhi a commis l’énorme erreur de créer une sorte d’autonomie propre à l’Inde. Aujourd’hui, l’Inde accuse un retard de 30 ans dans la mondialisation et est complètement en marge. Si l’Inde est prétendument la plus grande démocratie, il n’en demeure pas moins que les castes persistent, que la corruption perdure et que c’est un pays à des années-lumière de la modernité.

Le coup de génie des Chinois consiste à avoir fait de l’Inde l’atelier du monde. Grand nombre de mes amis insistent sur le fait que lorsque Chine arrivera à 700-800 dollars de salaire moyen pour les cadres – ce qui est désormais le cas – elle-même mettrait un genou et rentrerait dans une logique occidentale.

La Chine, dont le pragmatisme est sans égal, a trouvé l’Inde comme atelier du monde, la Chine devenant non plus l’usine du monde mais les ateliers de recherche et développement du monde. Ils se sont ainsi assurés une certitude pendant pratiquement 20 ans et ont pris le contrôle de la zone grande Asie : de Singapour à la Corée, au Vietnam, à la Birmanie… La Chine s’inscrit dans une logique de suprématie absolue.

Par nature, celui qui envahit – le barbare – amène également une forme de culture même si cela se fait dans le sang et la violence. La culture des barbares a toujours amené du sang nouveau et a permis au fil des siècles de régénérer et modifier les royaumes et les comtés. Le cas de la Chine est assez extraordinaire et unique au monde.

La Chine a toujours sinoïsé l’ennemi et fait en sorte, quelques soient les invasions, que les barbares deviennent de culture chinoise. La Chine n’a jamais envahi quiconque à l’exception du Vietnam mais pour des raisons plus complexes et ils n’ont jamais eu de flottes de guerre. Leur vraie force aujourd’hui est d’être toujours dans cette même logique. Ils ont une compréhension occidentale de la mondialisation, de l’économie et de l’OMC mais ils ont la capacité d’être un tout.

J’ai rencontré des opposants au régime mais ils faisaient cependant tout pour la mère patrie. On ne se rend pas compte de la force extraordinaire de la diaspora chinoise, ils arrivent à se projeter jusqu’à la quatrième ou la cinquième génération alors que nous ne dépassons pas les deux générations. Nicolas Baverez indiquait que les démocratures ont la chance ne pas céder à la facilité de la démocratie qui consiste à aller chercher des voix juste avant les élections et de légiférer et réglementer à tour de bras pour satisfaire l’opinion du dernier fait divers.

 

Comment expliquez-vous la déconstruction de notre démocratie ?

Juriste de père en fils depuis des générations, je suis atterré par cette profonde déconstruction alors que le droit français était reconnu comme l’un des meilleurs droits au monde. Nous sommes en implosion totale, de nouveaux textes viennent massacrer les anciens et les codes de procédures pénales et civiles s’entrechoquent. Nous avons sabordé trois siècles de construction intellectuelle du droit. Le droit est à la fois littéraire et mathématiques, il est l’épreuve du temps.

 

Comment imaginez-vous l’avenir ?

Désormais, l’infiniment subsidiaire est devenu le principal et l’élément focalisant est devenu l’infiniment subsidiaire. C’est toute l’histoire de la presse d’aujourd’hui. Nous avons mis un terme à l’état d’urgence, dont acte. Nous avons fait un certain nombre de codes de procédures et de droit pénal de sorte qu’aujourd’hui, nous nous situons au-delà de la plupart des dictatures en matière de droit.

Nous évoluons dans une société où les juges ont perdu tout contrôle, même le procureur, qui est censé être le chef de la police, est écarté de nombreuses procédures. Le célèbre écrivain Jean Rostand déclarait être optimiste quant à l’avenir du pessimisme. Je trouve cela dommage car nous avons tout pour être heureux : jamais la science n’a été aussi loin, jamais nous n’avons franchi de telles limites en termes de recherches et de découvertes et nous avons du bonheur à amener à l’humanité.

L’homme dispose d’outils et il est presque sur la marche du temple divin : nous savons lire les lignes de l’ADN, l’intelligence artificielle est en pleine essor et nous avons une maîtrise et une réponse à beaucoup de nos questions existentielles alors que nous sommes dans un contexte catastrophique.

 

Qu’est-il en train de se jouer sur le plan « historique » ?

Nous nous inscrivons dans un contexte de mondialisation mais pour autant, nous refusons de comprendre les articulations de l’histoire et de dénouer leur complexité en privilégiant une lecture simpliste et définitivement manichéenne.

A mon sens, les attentats du 11 septembre incarnent un nouveau point de départ l’ouverture du 21ème siècle. Les ruines du 11 septembre ne s’adressent pas uniquement aux Américains mais également Européens. Francis Fukuyama avait déclaré avant de se rétracter que la chute du mur de Berlin consacrait la « fin de l’histoire », et que la démocratie devenait perpétuelle. Cette théorie tuait l’idée même d’histoire dans ce qu’elle a de violent et d’impromptu. L’histoire est par nature soudaine et non prévisible. Le 11 septembre fut un événement soudain et non prévisible qui nous a ramenés à la réalité selon laquelle l’histoire peut exploser à tout moment. Le 11 septembre marque la défaite de l’Occident et de notre suprématie. L’Occident s’est quasiment tout arrogé au cours du XXème siècle, la démocratie, le bon goût, l’art… Si l’on considère l’Histoire, qu’est-ce qu’un siècle sur 6000 ou 7000 ans d’humanité ?

 

Quelle est la gravité de la situation dans laquelle se trouve la France ?

Si l’Europe est malade au sens des grands continents, je pense que la France est l’un des pays les plus malades d’Europe. Le pays est dans une déconstruction beaucoup plus grave que l’on ne l’imagine et on se refuse à voir les réalités en face.

Aujourd’hui, l’ascenseur républicain est cassé mais surtout science et progrès ne riment plus avec bonheur, peut-être pour la première fois dans l’humanité. Le progrès était toujours synonyme de source de bonheur alors que désormais, ce n’est plus le cas, il devient source de flicage, et plus personne ne pose des barrières.

Je connais très intimement la culture cyberpunk et la culture de la science-fiction que l’on a ensuite désigné par films d’anticipation. J’ai une cinémathèque d’environ 50 à 60 000 films : des courts métrages, des films d’essai, des tentatives cinématographiques avortées, j’ai même récupéré des films qui ne sont jamais sortis.

Depuis pratiquement 10 ans, plus aucun film de science-fiction ne sort car tout a été pensé et que désormais la réalité a dépassé la fiction. La notion de déplacement dans l’espace-temps est la seule chose qui appartient encore au domaine de la science-fiction, il est étudié mais pour l’heure, il n’a encore été réalisé qu’à travers des électrons.

En dehors de cela, tout a déjà été traité. Mon père disait que Jules Verne avait été le premier auteur de science-fiction. Je pars du principe que tout ce que l’on écrit en projection et en scénario appartient déjà au domaine de l’acquis. Da Vinci désignait l’art comme « une chose mentale » (cosa mentale). Il m’arrive souvent de me faire violence dans mes œuvres, je vois le volume, je le modélise et ensuite il faut incarner ce volume parce qu’on est humain. On ne peut penser que ce qui existe.

 

L’intelligence artificielle est-elle un danger ?

L’intelligence artificielle existe en réalité depuis 30 ans, les établissements bancaires utilisaient déjà des algorithmes, sans parler du THF… Les outils d’aide à la décision, le datamining et la business intelligence existent depuis longtemps.

Arrêtons de galvauder et de diaboliser l’intelligence artificielle, nous avons presque le sentiment que nous accouchons d’une nouvelle religion alors qu’elle existe depuis fort longtemps.

 

En quoi et comment votre groupe a-t-il toujours été avant-gardiste ?

Nous avons beaucoup d’ingénieurs et de chercheurs étrangers au sein de notre groupe qui cherchent à partir. Je les aide à repartir dans leur pays d’origine, ou là où ils souhaitent s’expatrier. À l’époque, je prenais des participations, non pas à des fins capitalistiques, mais pour les soutenir en leur apportant la mise de départ. Nous avons ainsi pu disposer de correspondants dans le monde entier, que cela soit dans les pays de l’Est, en Israël ou au Canada.

Nous étions sur Internet dès 1985. Nous avons toujours eu 10 ans d’avance dans le groupe avec le souci permanent de maintenir cette avance en ayant une double lecture dichotomique. Nous nous interrogeons d’un côté sur ce qui va se passer dans 5 ou 10 ans et de façon concomitante sur ce qui peut permettre de réaliser concrètement des fonds propres ou du résultat net afin de ressourcer ce qui est dévoreur de fonds propres.

La R&D requiert par nature des fonds de roulement positifs. Internet a introduit la mondialisation et tout peut se dématérialiser. Si on se réfère au théorème de Pythagore selon lequel tout est nombre à l’exception de l’âme et de l’émotion, on peut donc dématérialiser pratiquement 99 % de notre civilisation. Il est évident que tout va migrer vers la révolution numérique dont Internet est le principal support mais pour autant, on tend vers le « glocal » combinant simultanément le local et le global.

Nous avons beaucoup de marchés locaux et nous étudions sur Internet tout ce qui concerne les marchés mondiaux depuis la nuit des temps, y compris le marché de l’art qui ne peut fonctionner que de manière mondiale comme les marchés financiers ou les matières premières. Nous avons toujours une approche historique, théorique, scientifique et aussi très pragmatique dans la création de société ex nihilo.

 

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Le Rapport Annuel Artprice du Marché de l’Art mondial 2017 : un véritable marché alternatif aux marchés financiers, dominé par la Chine

2018/02/28 Commentaires fermés

Fruit d’une alliance entre Artprice, le Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art, présidé et fondé par thierry Ehrmann, et son puissant partenaire institutionnel Chinois Artron, présidé par Wan Jie, le 20ème Rapport Annuel* du Marché de l’Art mondial offre enfin une parfaite lecture du marché pour l’Orient et l’Occident. Les deux entités fusionnent l’intégralité de leurs ressources pour analyser le Marché de l’Art global avec une exhaustivité jamais atteinte jusqu’alors, permettant ainsi de dévoiler les enjeux d’une compétition d’une rare férocité. Personne dans le monde à ce jour ne peut produire de telles métadonnées issues du Big Data tant sur le plan macro-économique que micro-économique.

Ce rapport contient le célèbre classement Artprice des 500 artistes les plus puissants au monde, le top 100 des enchères, l’indice Artprice100® qui s’impose en salles des marchés, l’analyse par pays et par capitales, l’analyse par périodes et par médiums, les différents indices d’Artprice et 18 chapitres clés pour décrypter implacablement le Marché de l’Art. Accessible gratuitement sur Artprice.com

https://fr.artprice.com/artprice-reports/le-marche-de-lart-en-2017

Le Marché de l’Art, en très forte croissance, entre dans une nouvelle ère

*Ventes publiques de Fine Art : peinture, sculpture, dessin, photographie, estampe, installation. Période analysée : 1er janvier 2017 – 31 décembre 2017

Bilan général

Les ventes aux enchères de Fine Art atteignent 14,9Mrd$ sur douze mois

Le CA augmente de +20% par rapport à l’exercice précédent

La croissance, amorcée au S1 (+9%), s’envole au S2 (+32%)

502 900 oeuvres ont été vendues en 2017 (+3%)

Le taux d’invendus est à 34% (contre 36% en 2016)

L’indice des prix est parfaitement stable sur 12 mois

La vente du « Salvator Mundi » de Leonardo Da Vinci pour 450m$, fait entrer le Marché de l’Art dans une nouvelle ère où le prochain palier est 1Mrd$. En 2018, le Marché de l’Art comblera de manière certaine le gap entre 179m$ et 450m$.

Soft Power

La Chine reste la 1ère puissance mondiale avec 5,1Mrd$, soit 34,2% du CA mondial

Les États-Unis se placent juste derrière avec 4,9Mrd$

Les 5 premières puissances sont toutes en progression en termes de CA :

Chine +7%, USA +42%, Royaume-Uni +18%, France +35%, Allemagne +12%

La France #4 pèse 5,3% du CA mondial avec 784m$, devant l’Allemagne 256m$, mais reste terriblement distancée par les trois premières puissances. La croissance française est tributaire des géantes anglo-saxonnes. Les ventes aux enchères de Fine Art sont certes en hausse de +35%, mais ce résultat est imputable pour l’essentiel aux deux puissantes Maisons de Ventes anglo-saxonnes Christie’s et Sotheby’s, qui affichent respectivement une croissance de +58% et de +35% à Paris.

La domination de Christie’s et Sotheby’s sur le territoire français ne cesse de croître : ces deux enseignes concentrent aujourd’hui plus de la moitié du produit des Ventes aux enchères Fine Art en France: 54% en 2017 contre 47% en 2016.

Concrètement, Christie’s et Sotheby’s sont à présent plus performantes à elles deux que les 214 autres Maisons de Ventes françaises.

Christie’s est n°1 des Maisons de Ventes de la planète avec 4,4Mrd$ devant Sotheby’s 3,4Mrd$

En Chine, Poly Auction (1Mrd$) surpasse China Guardian (815m$)

Phillips se place en 5ème position avec 471m$

En Europe, l’Allemande Dorotheum (78m$) et la Française Artcurial (76m$) se distinguent

Tendances

231 artistes européens se classent dans le Top 500, 162 asiatiques, 82 nord-américains

Le top 10 des artistes est très varié: 4 chinois, 3 européens, 3 américains

De nombreux records pour des figures phares: Leonardo Da Vinci, Basquiat, Qi Baishi, Zao-Wou-Ki, Marc Chagall, Fernand Léger, Constantin Brancusi

Performances financières

Les ventes répétées** ont un rendement annuel moyen variant entre +5,5% et +8,3%

Les oeuvres achetées entre 200 000$ et 1 m$ ont le rendement annuel le plus fort : +8,3%

** La même oeuvre achetée aux enchères et revendue aux enchères en 2017

Artprice100© « Les Loups de Wall Street sont aux portes du Marché de l’Art »

L’Artprice100® affiche une progression de +360% depuis 2000

Soit un rendement annuel moyen de +8,9%

4 artistes sont remplacés entre l’exercice 2016 et 2017

En 2000, 1 artiste chinois figure dans la composition (Zhang Daqian) contre 18 en 2017

France

Vers une refonte de la régulation des ventes volontaires en France

Dans le cadre de nombreux documents publics, il ressort des prises de position des acteurs du Marché de l’Art français, notamment le Syndicat des Maisons de Ventes (SYMEV), les faits suivants : alors que le marché de l’art s’est mondialisé, en particulier sous l’effet de la généralisation des enchères sur internet, la part de la France, qui dominait ce marché à plus de 60% jusque dans les années 70, est dangereusement tombée à moins de 4% en 2016 ! Conscients de cette préoccupante réalité, les professionnels du secteur, réunis au sein du Syndicat des Maisons de Ventes (le SYMEV), ont tiré la sonnette d’alarme depuis un an, et ils ont manifestement été entendus.

En effet, la convention annuelle des Commissaires-priseurs qui s’est tenue fin 2017 l’a confirmé : les pouvoirs publics travaillent à une refonte du cadre de régulation – obsolète et contesté – des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques en France, afin de transformer la Conseil des Ventes Volontaires (CVV) en instance d’autorégulation, plus proche des réalités du marché et de ses enjeux numériques et mondiaux.

Fin novembre, devant toute la profession réunie, Sylvain Maillard, Député de Paris dans la circonscription de l’Hôtel Drouot et ancien porte-parole de campagne d’Emmanuel Macron l’a clairement affirmé: « toutes vos questions ont été entendues par les pouvoirs publics (…) et les pistes de réflexion sur les réponses à y apporter sont en cours d’élaboration et d’instruction. »

Nul doute que la matinée d’auditions au Sénat le 7 mars prochain consacrée à « l’attractivité et la compétitivité juridiques du marché de l’art français », sous la double égide de la Commission des Lois et de la Commission de la Culture du Sénat, s’inscrit dans cette dynamique réformatrice, devant conduire à l’adoption d’un cadre rénové dès 2018.

La levée d’une chape de plomb administrative unique en Europe serait annonciatrice d’une reconquête par le marché de l’Art français de la juste place qui fut la sienne durant plus d’un siècle sur le marché mondial. Fin de citation.

Véritable consécration pour Artprice car ces événements en cours satisfont l’intégralité des demandes d’Artprice au terme d’une féroce bataille.

Entre logique d’investissement, spéculation, collections passionnées, demande insatiable de grandes signatures pour alimenter les nouveaux Musées du monde, le nombre de transactions du Marché de l’Art mondial affiche une très bonne santé dans le Monde avec une hausse spectaculaire de 20% du produit des ventes, malgré la stagnation de l’économie mondiale. Le chiffre d’affaires 2017 est très impressionnant avec un résultat global de 14,9Mrd$ d’enchères publiques.

Les leviers d’une telle croissance passent par la facilité d’accès aux informations sur le Marché de l’Art, la dématérialisation des ventes – le tout sur Internet avec 98% des acteurs connectés- la financiarisation du marché, l’accroissement des consommateurs d’art (de 500 000 à l’après-guerre à 90 millions en 2017), leur rajeunissement, l’extension du marché à toute la Grande Asie, zone Pacifique, Inde, Afrique du Sud, Moyen-Orient et Amérique du Sud.

Ils passent aussi par l’industrie muséale (700 nouveaux Musées/an) devenue une réalité économique mondiale au XXIème siècle. Il s’est construit plus de Musées entre 2000 et 2014 que durant tous les XIXème et XXème siècles. Cette industrie dévoreuse de pièces muséales est l’un des facteurs primordiaux de la croissance spectaculaire du Marché de l’Art. Le Marché de l’Art est désormais mature et liquide, offrant des rendements de plus de 8% par an pour les oeuvres supérieures à 200 000$.

En 2017, dans le combat de titans Chine / USA, le Marché de l’Art mondial Fine Art explose en Occident et consacre néanmoins la Chine dans son rôle de première puissance mondiale, malgré +42% de CA pour les USA et la vente record et historique du Salvator Mundi de Léonard Da Vinci à 450m$ chez Christie’s USA. Cette domination s’établit avec une avance de 200m$ aux dépens des USA. Le pouvoir de l’Art constitue un Soft Power essentiel pour les États-Unis, la Chine et à une autre échelle le Qatar et les Émirats arabes unis.

De même, cette année les artistes chinois dans le classement Top 500 représentent 32,4%, ce qui démontre, outre le chiffre d’affaires, la suprématie de la Chine vis-à-vis des USA qui ne représentent que 16,4%. Pour information, le Top 500 des artistes les plus performants compte 46,2% d’artistes européens et 5% d’autres nationalités (pays d’Amérique Latine et d’Asie du Sud-Ouest).

Au regard de ces données macro et micro-économiques, le Marché de l’Art s’affirme depuis 18 ans comme une valeur refuge face aux crises économiques et financières avec des rendements conséquents et récurrents.

Alors que les Banques Centrales appliquent des taux négatifs, le Marché de l’Art affiche une santé insolente avec par exemple l’Artprice100® (indice global et planétaire sur l’Art ancien, moderne et contemporain) qui affiche une progression de +360% depuis 2000. Ces rendements ne sont pas réservés aux artistes stars. En effet, on obtient des rendements annuels déjà significatifs de l’ordre de +5,5% dès que le prix d’une oeuvre franchit le prix de 20 000$.

L’omniprésence d’Internet par plus de 5 milliards de personnes connectées (Source Microsoft) devient désormais l’Espace unique et définitif des Maisons de Ventes de tout pays, au coeur de leur stratégie de conquête sur tous les continents. 98% des 6 300 Maisons de Ventes dans le monde sont aujourd’hui présentes sur Internet (elles n’étaient que 3% en 2005).

Le Marché de l’Art est un marché efficient, historique, mondial et dont la capacité à résister aux crises économiques et géopolitiques n’est plus à démontrer. Il surperforme depuis 18 ans les principaux marchés de placement de manière incontestable.

Copyright 1987-2018 thierry Ehrmann

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Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 6300 Maisons de Ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 7200 titres de presse dans le monde. Artprice met à la disposition de ses 4,5 millions de membres (members log in), les annonces déposées par ses Membres, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art à prix fixe ou aux enchères (enchères réglementées par les alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce). Artprice labellisée par le BPI développe son projet de Blockchain sur le Marché de l’Art.

Le Rapport Annuel Artprice du Marché de l’Art mondial 2017 publié en mars 2018:
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Artprice’s Annual Report on the Global Art Market in 2017: a genuine alternative to financial markets, with China in first place

2018/02/28 Commentaires fermés

Our 20th Global Art Market Annual Report is once again the fruit of an alliance between Artprice, world leader in Art Market information, founded and directed by thierry Ehrmann, and Artron, its powerful Chinese institutional partner, directed by Wan Jie. The result is the only truly global art market report providing reliable insight into both the Western and the Eastern art market. By pooling their resources to analyse the global Art Market in unprecedented detail, our two structures highlight the intense competition driving the market’s global growth as well as its logic and its consequences. No other organisation or team is currently capable of such high quality processing and interpreting of macro- and micro-economic metadata in a Big Data environment.

The Report contains Artprice’s now-famous Top-500 ranking of artists by annual auction turnover, the market’s Top 100 auction results, our brand new Artprice100® index –a must for trading rooms–, a selection of Artprice market indices, and numerous detailed analyses per country, per market-hub, per creative period and per artistic medium. Its 18 chapters provide an uncompromising and unprecedented analysis of today’s global Art Market. The Report can be downloaded in pdf format free of charge at Artprice.com

https://www.artprice.com/artprice-reports/the-art-market-in-2017

Posting very strong growth in 2017, the Art Market has entered a new era

*Public sales of Fine Art –painting, sculpture, drawing, photography, prints and installation– from 1 January 2017 to 31 December 2017

General synopsis

Fine Art auction turnover reached $14.9 billion for the full-year 2017

Global turnover increased +20% versus the previous year

Measured growth in H1 (+9%) became strong growth in H2 (+32%)

Worldwide, 502,900 artworks were sold publicly in 2017 (+3%)

The overall unsold rate was 34% (vs. 36% in 2016)

Artprice’s global art price index ended the year stable versus 2016

The latest spectacular all-time Fine Art auction record at $450 million for Leonardo da Vinci’s Salvator Mundi represents the beginning of a new era for the Art Market in which the next big milestone will be the $1 billion threshold. In the meantime, we are bound to see results between $179 million and $450 million in 2018.

Soft Power

China remains the world’s top marketplace with $5.1 billion in turnover: 34.2% of global total

The United States ranks second with $4.9 billion

The world’s top 5 marketplaces all posted turnover growth:

China +7%, USA +42%, UK +18%, France +35%, Germany +12%

France (in 4th place) accounted for 5.3% of global turnover with $784 million, ahead of Germany’s $256 million, but still a long way behind the three leading marketplaces. France’s turnover was up +35%, but this growth was essentially generated by the Anglo-Saxon auction firms, Christie’s and Sotheby’s, which posted +58% and +35% growth respectively in Paris.

Christie’s and Sotheby’s domination of Fine Art auctions in France is getting stronger each year: the two houses now account for over half of the country’s Fine Art auction turnover (54% in 2017) compared with 47% in 2016.

Christie’s and Sotheby’s together generate more Fine Art auction turnover in France than the other 214 French auction operators.

Christie’s is the world’s leading auction house with a total of $4.4 billion ahead of Sotheby’s with 3.4 billion

In China, Poly Auction ($1 billion) beat China Guardian ($815 million)

Phillips took 5th place in 2017 with a turnover total of $471 million

In Europe, the two non-Anglo-Saxon leaders are the Austrian firm Dorotheum ($78 million) and the French firm Artcurial ($76 million).

Trends

Artprice’s 2017 global Top 500 index contains 231 European artists, 162 Asians and 82 North Americans

The Top 10 includes 4 Chinese artists, 3 Europeans and 3 Americans

2017 saw new auction records for many high-profile figures in Art History including Leonardo da Vinci, Jean-Michel Basquiat, Qi Baishi, Zao Wou-Ki, Marc Chagall, Fernand Léger and Constantin Brancusi

Financial performances

Repeat sales** generate an average annual return of between 5.5% and + 8.3%

In the longer run, works purchased from $200,000 to $1 million generate the best annual return: 8.3%

** The same work purchased and resold at auction during 2017

Artprice100© “The Wolves of Wall Street at the gates of the Art Market”

The Artprice100® shows a progression of +360% since 2000

+360% since 2000 represents an average annual return of 8.9%

Revised annually, the new index replaced 4 artists in 2017

The new index contained 1 Chinese artist (Zhang Daqian) in 2000, versus 18 in 2017

France

Towards new regulations for France’s auction operators…

Many public documents show that French Art Market players, among others the Syndicat des Maisons de Ventes (SYMEV) have taken a stand: against a backdrop of art market globalisation spearheaded by the widespread adoption of internet auction sales, France’s share of the global Fine Art auction market – a share that was over 60% in the 1970s – fell back to a dangerously low level of less than 4% in 2016! Aware of this worrying reality, the sector’s professionals via the Syndicat des Maisons de Ventes (SYMEV), have been sounding the alarm over the past year… and, it would seem, they have been heard.

This news was clearly expressed at the annual meeting of auctioneers that took place at the end of 2017. The French authorities are working towards a complete overhaul of the much-contested and obsolete regulatory framework that governs public auction sales in France. The Conseil des Ventes Volontaires (CVV) –France’s auction market oversight authority– will apparently become an agency of self-regulation, closer to the realities of the market and more in tune with the digital and global issues that have transformed the sector.

At the end of November, in front of the assembled heads of France’s auction sector, Sylvain Maillard, the elected representative for the Paris constituency that is home to the the famous Hôtel Drouot, and former campaign spokesman for Emmanuel Macron, clearly expressed the government’s willingness to act: “all the points you have raised have been taken very seriously by the public authorities (…) and all the possible solutions to these problems are currently being examined and explored.”

On March 7 next, the French Senate will be chairing a session entitled The attractiveness and legal competitiveness of the French art market, under the twin council of the Senate’s Law Commission and its Culture Commission. There can be no doubt that this initiative is part of a new reform dynamic that will lead to the adoption of a new legal framework as of 2018.

The removal of a major administrative impediment that is unique in Europe would indeed allow the French art market to begin the lengthy process of recovering the position it held for over a century in the global art market. End of quote.

These developments represent a major recognition for Artprice, and should lead to the resolution and satisfaction of all of Artprice’s claims & demands during a long and arduous battle.

The new awareness of the sound logic of investing in art, along with other motives such as speculative buying and collecting art as a passion have coincided with an intense level of demand for big-name masterpieces from the world’s new museums. Despite a generally lacklustre global economy, these market forces have boosted demand for artworks worldwide with the global auction turnover up +20% in 2017, generating a very impressive total of $14.9 billion.

The drivers of this growth are ease of access to Art Market information, electronic sales (98% of the market’s participants are connected to the Internet), the financialization of the market, a growing population of ever-younger art consumers (from 500,000 in the 1950’s to 90 million in 2017) and the extension of the market to the entire Asia/Pacific area plus India, South Africa, the Middle East and South America.

The growth of the museum industry is also playing a crucial role. With more than 700 new museums opening every year, the museum industry has become a global economic reality in the 21st Century. More museums opened between 2000 and 2014 than in the previous two centuries, and demand for museum-quality works is one of the key factors in the spectacular growth of the Art Market. The Art Market is now a mature and liquid market offering returns of 8% per year on works purchased over $200,000.

In 2017, the intense competition between China and the USA generated explosive growth in the West, but confirmed China’s role as the leading global marketplace for art despite US growth of +42% and the historic new absolute record of $450 million hammered for Leonardo da Vinci’s Salvator Mundi at Christie’s in New York. China’s domination is established with just $0.2 billion over the US. Art clearly represents an essential element in the Soft Power arsenals of the United States and China, and, on a smaller scale, of Qatar and the UAE.

China’s supremacy is also once again visible in our ranking of the world’s top 500 artists by annual auction turnover. Chinese artists represent 32.4% of the total number compared to just 16.4% for American artists. The rest are Europeans (46.2%) and other nationalities (5%) essentially Latin Americans and South-West Asians.

Considering the macro and micro-economic data, the last 18 years have confirmed the Art Market as a refuge against economic and financial turbulence, generating substantial and recurring returns.

In a context where central banks are effectively implementing negative interest rates, the Art Market has enjoyed insolent health with our new Artprice100® index showing a progression of +360% since 2000. This new index covers the Top 100 artists in all three major segments: Old Masters, Modern and Contemporary, from all over the world. However, this level of return is not restricted to works by star artists. Our analyses show that the average annual yield on artworks purchased above the $20,000 line is around 5.5%.

The Internet (Microsoft estimates over 5 billion people connected worldwide) has now become the principal and definitive forum for auction operators worldwide who are using it to consolidate their market shares on all continents. Of the world’s 6,300 auction houses, 98% are today present on the Internet (versus just 3% in 2005).

The Art Market is an efficient, historical and global market whose ability to withstand economic and geopolitical crises is now beyond any doubt. Over the last 18 years it has outperformed most of the world’s principal financial markets by a considerable margin.

Copyright 1987-2018 thierry Ehrmann

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Artprice celebrates its 20th birthday, editorial by thierry Ehrmann, founder and CEO of Artprice. https://www.actusnews.com/fr/ARTPRICE/cp/2017/10/04/artprice-celebrates-its-20th-birthday-editorial-by-thierry-ehrmann-founder-and-ceo-of-artprice

Dicover Artprice in video: https://www.artprice.com/video

Artprice is the global leader in art price and art index databanks. It has over 30 million indices and auction results covering more than 700,000 artists. Artprice Images(R) gives unlimited access to the largest Art Market resource in the world: a library of 126 million images or prints of artworks from the year 1700 to the present day, along with comments by Artprice’s art historians.

Artprice permanently enriches its databanks with information from 6,300 auctioneers and it publishes a constant flow of art market trends for the world’s principal news agencies and approximately 7,200 international press publications. For its 4,500,000 members, Artprice gives access to the world’s leading Standardised Marketplace for buying and selling art. Artprice is preparing its blockchain for the Art Market. It is BPI-labelled (scientific national French label).

Artprice’s Global Art Market Annual Report for 2017 published in March 2018: https://www.artprice.com/artprice-reports/the-art-market-in-2017

Artprice’s Contemporary Art Market Annual Report for 2017 – free access at https://www.artprice.com/artprice-reports/the-contemporary-art-market-report-2017

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thierry Ehrmann: « The FCC’s decision last night represents the most positive and significant event over the last 20 years of Artprice’s history »

2017/12/18 Commentaires fermés

Thierry Ehrmann, founder and CEO of Artprice:

“The FCC’s decision last night represents the most positive and significant event over the last 20 years of Artprice’s history and it confirms beyond any doubt Artprice’s revenue forecasts for the Internet kiosk payment system, which Artprice has always defended, rejecting all forms of online advertising and considering the purchase of Artprice content by credit card as an outright commercial heresy.”

Artprice reacts to the decision on 14 December 2017 by the powerful American Federal Commission of Communications (FCC) that repealed the principle of Internet neutrality.

Contrary to the speculative and truncated analyses that have been circulating, this decision is in the best interests and provides better legal protection *footnote for Internet users, Telecom operators and high-quality content publishers like Artprice.

Remember that Artprice’s IPO prospectus and all its reference documents subsequently filed with the AMF indicate that Artprice had always unambiguously preferred the Internet kiosk payment system – billed from $1 to $5 per minute, with 80% credited to the content provider by the Telecom operator, which charges the subscriber directly via his telephone/Internet bill.

Indeed, Artprice has always categorically rejected online advertising, considering it negative for Internet users, because, unlike the television where viewers are passive, Internet users are by nature active and see online advertising as an annoying obstacle to their search for information.

Similarly the purchase of content with a credit card takes an unimaginably long time and is a very tedious process that is getting more and more complicated as the years go by.

Proof of this is provided by French provider Orange® in a Wanadoo® document that stipulates that 70% of its clients drop out of content purchases when confronted with the current bankcard payment system – excluding purchases of physical goods… which Artprice doesn’t sell.

As of 1985, Server Group, Artprice’s parent company, built its position as French leader of the Teletel (Minitel) with access to its legal, judicial and economic databanks, charged between 5.57 francs/minute and 9.21 francs/minute.

In 20 years of mergers and acquisitions, Server Group helped numerous content publishers switch from subscription fee mode 3614 dial-up short code to kiosk payment mode 3617 ($1/minute) or 3629 ($2/minute) dial-up short codes. Each time, the turnover of the publisher was multiplied by a minimum of 5 times within 2 months (it took the DGAT – French General Directorate Telematics Affairs – 45 days to implement the switch).

In the area of accounting, Artprice itself has irrefutable proof that the kiosk system boosts revenue very significantly.

After its acquisition of Artprice Annual (among its many other acquisitions), Artprice discovered that a Minitel company holding the 3617 Artcote franchise since 1991 generated an excellent turnover very close to its net income, with just 4 updates per year and no provision of indices, images (reproductions of artworks), information concerning future sales, artists’ biographies and no search, selection, or decision support tools… and no alerts. In short, despite these major handicaps, the company generated a better revenue, on a like-for-like basis, than Artprice, until 2000.

Moreover, concerning France, Artprice has undeniable scientific and economic evidence that during the Minitel era, the French Ministry of Telecommunications (via its State subsidiary Transpac) experienced substantial Teletel data flow problems. In 1985 the Telecom Ministry invested heavily via Transpac to ensure the smooth flow of content from the server centres to the 14 million Minitel users.

That same year, dial-up short code 3614, with its paid subscription by check or credit card, was shelved and replaced more than 95% by the kiosk payment system.

What happened on 14 December 2017 with the FCC vote is a similar response.

*footnote:

In simple terms, the FCC ruling now allows Internet operators in the world, including the 13 root servers in the US (because the Internet is indeed under American tutelage) to guarantee the reliability of contents from A (content servers in the world) to Z (end customers) with a perfectly controlled flow, which was not the case until the vote to repeal Internet neutrality.

This historic vote will set the foundations for a properly dynamic and ‘virtuous’ economy and protect consumers who will benefit from a proper legal protection on purchased data. The introduction of contract law into the provision of contents will prevent the dissemination of “fake news” as well as of countless other forms of Internet misuse and abuse.

www.artprice.com Copyright thierry Ehrmann 1987/2017

About Artprice:

Artprice celebrates its 20th birthday, editorial by thierry Ehrmann, founder and CEO of Artprice. https://www.actusnews.com/fr/ARTPRICE/cp/2017/10/04/artprice-celebrates-its-20th-birthday-editorial-by-thierry-ehrmann-founder-and-ceo-of-artprice

https://artmarketinsight.wordpress.com/category/artprice-is-20-today/

Artprice is listed on the Eurolist by Euronext Paris, SRD long only and Euroclear: 7478 – Bloomberg: PRC – Reuters: ARTF.

Artprice is the global leader in art price and art index databanks. It has over 30 million indices and auction results covering more than 700,000 artists. Artprice Images(R) gives unlimited access to the largest Art Market resource in the world: a library of 126 million images or prints of artworks from the year 1700 to the present day, along with comments by Artprice’s art historians.

Artprice permanently enriches its databanks with information from 6,300 auctioneers and it publishes a constant flow of art market trends for the world’s principal news agencies and approximately 7,200 international press publications. For its 4,500,000 members, Artprice gives access to the world’s leading Standardised Marketplace for buying and selling art. Artprice is preparing its blockchain for the Art Market. It is BPI-labelled (scientific national French label).

Artprice’s Global Art Market Annual Report for 2016 published last March 2017: http://imgpublic.artprice.com/pdf/rama2016_en.pdf

Artprice’s Contemporary Art Market Annual Report for 2016 – free access at https://www.artprice.com/artprice-reports/the-art-market-in-2016

The text presented hereafter is a translation of Arte Creative’s online presentation: ARTE: A gigantic Christmas tree in the guise of a butt plug, a machine that defecates five-star meals, an icon immersed in urine and staged corpses – subversive, trash, provocative or insulting? Thierry Ehrmann, the man behind The Abode of Chaos dixit « The New York Times », an artist and the founder of Artprice, is the mouthpiece for scandal and discloses the workings of the most striking controversies in contemporary art. And scandal sells. 9 episodes are online: http://www.arte.tv/guide/en/weekly-highlight

Artprice’s press releases: http://serveur.serveur.com/Press_Release/pressreleaseen.htm and https://twitter.com/artpricedotcom

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The Contemporary Art Museum The Abode of Chaos on Facebook: https://www.facebook.com/la.demeure.du.chaos.theabodeofchaos999

The Abode of Chaos/Demeure du Chaos Contemporary Art Museum by thierry Ehrmann,author, sculptor, artist, photograph https://www.flickr.com/photos/home_of_chaos/sets/72157

Artprice fête ses 20 ans, édito de thierry Ehrmann, Plasticien, Fondateur et PDG d’Artprice.

2017/10/07 Commentaires fermés

Artprice a 20 ans. Au regard de l’économie numérique et de ses défis, elle est centenaire.

Société mythique, elle a connu l’introduction la plus démente de l’histoire de la bourse de Paris. Elle a dépassé en quelques heures les 400 millions EUR de capitalisation.

Elle a vécu des descentes aux enfers après la crise des valeurs Internet en 2000, les attentats du 11 septembre 2001, la guerre du Golfe, la crise financière de 2007 et la liste est longue. Mais elle a aussi connu, par sa démarche iconoclaste, des procès fleuves intentés par des monstres nourris des siècles de monopole où l’omerta et l’opacité régnaient en maîtres absolus sur le Marché de l’Art.

Elle a supporté, de certaines castes, des haines inimaginables, des fantasmes qui dépassent l’entendement mais elle s’est relevée à chaque fois en devenant de plus en plus forte et aguerrie.

Elle a, par Internet, où sa maison-mère Groupe Serveur règne depuis 1987 comme pionnier, métamorphosé le vieux monde de l’Art.

Son siège social est légendaire, selon Time Magazine, « La Demeure du Chaos », qui est au sein du Musée d’Art Contemporain L’Organe, renommée par le New York Times « The Abode of Chaos », où travaillent ses fidèles collaborateurs, de véritables experts passionnés entre salles blanches informatiques et fonds documentaire de manuscrits et catalogues.

Artprice a bâti la plus grande banque de données au monde sur le Marché de l’Art, avec un fonds d’archivage quasi-étatique, puis en 2005 Artprice a conçu la plus grande MarketPlace Normalisée au monde d’œuvres d’Art.

Elle s’est imposée comme Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art en produisant, entre autres, pour plus de 7 200 médias, les fils d’informations en continu sur le Marché de l’Art, à l’instar des agences de presse financière comme Bloomberg.

Elle a aussi initié 4,5 millions de membres qu’elle remercie de leur fidélité. Il en est de même avec les 6300 Maisons de ventes, fidèles partenaires dans leur contribution avec Artprice.

Le vieil adage boursier « Cours vu, cours revu » s’est vérifié trois fois en 20 ans, faisant d’Artprice peu à peu une valeur mythique qu’on ne peut appréhender qu’avec une vision du XXIème siècle et ses changements de paradigme qui compriment l’espace-temps.

Pas un seul joueur en bourse, – les vrais, les durs, les purs -, ne peut s’empêcher de posséder un ticket Artprice.

Artprice détient un cénacle d’actionnaires qui ferait rêver certaines sociétés du CAC40.

Les fidèles actionnaires d’Artprice sont des gens puissants, redoutables et silencieux, ceux qui entre autres, par leur famille, règnent en maîtres depuis des centaines d’années sur le plus vieux Marché du monde et qui bien avant le public, avaient compris que la mutation par Artprice était irrémédiable.

N’oublions pas que l’homme échangeait des œuvres d’Art bien avant de frapper monnaie.

Ce cénacle d’actionnaires hors norme se retrouve dans ma citation qui rend hystérique certain(e)s « Le Marché de l’Art, c’est les Marchés financiers en 10 fois plus intelligent et cruel. ».

Mais quel est donc ce Graal que des hommes exceptionnels, comme le Docteur Hippolyte Mireur au XIXème siècle, Enrique Mayer au XXème et tant d’autres personnages célèbres, ont cherché en vain avant de rejoindre Artprice avec leurs fonds de commerce éditorial ?

Ce Graal métaphorique que seules l’Alchimie et sa Materia Prima (le Chaos Alchimique) définissent, sont les équations et algorithmes qui permettent d’expliquer le prix de l’Art et sa parfaite construction.

Oser toucher au vieil adage « L’Art n’a pas de prix » constituait, pour l’ancien régime traditionaliste qui se glisse dans le clair-obscur, une offense absolue.

Artprice, en 20 ans de combat historique et légendaire, a su ouvrir les portes du Temple de l’Art au profane.

Il y a une décennie environ, une célèbre historienne et sociologue du Marché de l’Art m’a indiqué qu’Artprice est immortelle, non pas par sa fonction économique mais parce qu’elle a modifié, de manière irrémédiable, l’Histoire de l’Art et son Marché.

Artprice a démontré que l’Art avait un prix structuré et très élaboré dans un marché efficient qui est bien plus réfléchi et mature que d’autres marchés.

Je ne peux m’empêcher de penser, entre autres, aux Marchés financiers où les taux d’intérêts deviennent négatifs et au Quantitative Easing (QE), que nos grands-parents appelaient plus simplement la planche à billets et qui ne rassurent pas vraiment les épargnants.

Alors oui, Artprice a 20 ans ! L’âge où tout est permis pour aller dévorer le nouveau monde qui accouche et aller danser sur les cendres de la vieille économie qui ne sait pas qu’elle est déjà morte.

Attention, Artprice a 20 ans mais 100 ans de combat, d’expérience, de sagesse et de détermination.

Nous savons, comme notre vieux maître Marcel Duchamp nous l’a appris, que nos plus féroces détracteurs sont les plus grands contributeurs de la réussite mondiale d’Artprice.

À nos fidèles actionnaires de l’ombre, un grand merci pour votre confiance indéfectible.

Le mot de la fin est qu’Artprice n’a jamais modifié son capital et m’a toujours désigné comme Fondateur, PDG et principal actionnaire car je suis convaincu de la croissance exponentielle d’Internet et de ce changement de paradigme unique dans l’histoire de la modernité.

Artprice n’en est qu’à ses débuts.

L’aventure continue de plus belle … thierry Ehrmann

 

Copyright thierry Ehrmann 1987/2017

Artprice 20th birthday, editorial by thierry Ehrmann, Artist, founder and CEO of Artprice.

2017/10/07 Commentaires fermés

Artprice is 20 today. That might sound young to some, but in terms of the digital economy, that’s very old indeed.

A legendary organisation in many respects, Artprice experienced the most extraordinary IPO in the history of the Paris stock exchange, reaching a capitalization in excess of EUR 400 million within hours.

It has suffered severe corrections as well, notably after the new-tech stocks crash in 2000, nine-eleven, the 2nd Gulf War, the financial crisis of 2007 and a number of other exogenous events, and its iconoclastic approach has made it the target of lengthy lawsuits brought by monopolistic behemoths riding on centuries of Art Market omerta and opacity.

Artprice has survived a climate of irrational animosity from certain quarters, sometimes involving outlandish fantasies; but each attack has made the company stronger… and wiser.

Using the Internet – a domain in which its parent company Groupe Serveur has been a dominant pioneer since 1987 – Artprice has completely transformed the Art Market.

Its operational headquarters are located at a site Time Magazine described as the “legendary” Demeure du Chaos. The site, referred to as “The Abode of Chaos” by the New York Times, is also the “Organe” Contemporary Art Museum, where its loyal employees – from digital white rooms to documentary collections, mansucripts and catalogs – are enthusiastic experts.

Artprice has built the largest Art Market databank in the world with a almost State-sized archive base. In 2005, Artprice set up the largest Standardized Marketplace for artworks in the world.

It has become global leader in Art Market Information by providing, among other services, real-time streams of Art Market information for more than 7,200 media outlets such as the financial news agency Bloomberg.

It has also given insight to its 4.5 million loyal subscribers, whom it thanks for their loyalty. This also applies to the 6,300 Auction Houses it works with, loyal partners in their contribution with Artprice.

The old stock-market adage « prices peaks usually return » has been confirmed no less than three times in 20 years, making the Artprice share a legendary stock that cannot be understood without a clear grasp of the spatio-temporal paradigm shifts driving the 21st century.

Artprice is a “must-have” stock for all investors ans gamblers… whatever their strategy.

It has a cenacle of shareholders that would make a number of CAC 40 companies green with envy.

Its loyal shareholders are powerful, formidable and discreet people, including, among others, members of families that have held strong positions in the world’s oldest market for hundreds of years (mankind exchanged artworks well before currencies) and who – well before the public – understood that Artprice’s vision of the art market was totally unavoidable.

Artprice’s exceptional family of shareholders is reflected in my somewhat provocative observation that “the Art Market is like financial markets… only ten times smarter and ten times more unforgiving”.

So what exactly is this ‘secret chalice’… this ‘Grail’… that so many people have sought in vain – including exceptional men like Dr. Hippolyte Mireur (19th century) and Enrique Mayer (20th century) whose carefully-compiled registers of art market exchanges are now a part of Artprice?

This metaphorical ‘Grail’, that can only be apprehended by Alchemy and its Prima Materia (Alchemical Chaos), is in fact a set of equations and algorithms that explain art prices and expose how they are formed.

For the art market’s old regime lurking in the twilight, the adage « Art has no price » was the core of a deliberately mystifying ideology.

Over 20 years of historical and legendary combat, Artprice has opened the gates of the Temple of Art to the profane.

Ten or so years ago, a famous Art Market historian and sociologist told me that Artprice was immortal, not for its economic function, but rather for the irrevocable changes it has brought to the Art Market and, therefore, to Art History.

Artprice has demonstrated that art does have structured and highly sophisticated price mechanisms, in an efficient market that is substantially more rational and mature than many other markets.

Financial markets offer a particularly poor comparison at a time when negative interest rates and quantitative easing (QE) (a concept that our grandparents referred to simply as “money printing”) do little to reassure savers.

So yes… Artprice is now 20… an age of freedom and exploration; an age in which the emerging new world can dance on the ashes of the old economy that has not yet understand it is already dead.

Artprice may be 20, but it has already acquired a 100 years of experience, wisdom and combative energy.

We know – as our mentor Marcel Duchamp taught us – that our fiercest critics are the biggest contributors to the global success of Artprice.

To our loyal shareholders, a big thank you for your unfailing confidence.

As a final word: Artprice has never modified its capital structure and has repeatedly designated myself, its Founder, as its CEO and principal shareholder. The exponential growth of the Internet and the current paradigm shift – unique in the history of modernity – continue to fuel my belief that Artprice is still very much in its early stages.

The Artprice adventure continues with supreme confidence and vigour.

thierry Ehrmann

Copyright thierry Ehrmann 1987/2017

2017: The Art Market in 140 characters by #ARTPRICE $PRC on @Twitter

2017/01/16 Commentaires fermés

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