Archive

Posts Tagged ‘Masters Week’

Artmarket.com: Is it better to sell a masterpiece in the provinces? Artprice looks at the Top 5 sales outside the art market’s capital cities

2021/02/23 Commentaires fermés

Masters Week in New York is the art market’s first major event of the year 2021. Sotheby’s evening session on 28 January will be offering masterpieces by Botticelli (estimated $80 million), Rembrandt ($20-30 million), Hugo Van der Goes ($3-5 million) and Guido Reni ($1.2 – 1.8 million). By coincidence, another painting by Guido Reni (Cleopatra) will be offered the same day in Toulouse under Marc Labarbe’s hammer and under the watchful eye of Eric Turquin. The latter’s team of experts conducted the examination and appraisal of the Cleopatra and have estimated the work between $95,000 and $145,000. However the quality of the painting could well raise the price and it seems likely that the upside will be just as potent in Toulouse as it would be in New York.

Guido Reni’s Ecce homo (left) is being offered in New York by Sotheby’s, and his Cleopatra (right) is being offered in Toulouse by Marc Labarbe, both on 28 June 2021

Eric Turquin and Marc Labarbe are repeating the operation attempted a year and a half ago with the ‘Caravage de Toulouse’, even if the circumstances are quite different” says thierry Ehrmann, President and Founder of Artmarket.com and its Artprice department. “Of course, Guido Reni and Caravaggio are not at all on the same market footing. However, since the Caravaggio sale, much has evolved: first, Turquin and his team have had several opportunities to demonstrate that their strategy of selling works before restoration and as close as possible to the place they were found can be very effective, and secondly the pandemic has pushed a large section of the global art market into the online environment, a significant advantage for this kind of strategy.

Attracting international demand

Like the Toulouse Caravaggio, Guido Reni’s Cleopatra was found by chance in Toulouse, where it will be sold by Marc Labarbe on 28 January 2021 and is unlikely to stay there very long. And indeed (we ask) what exactly would be the logic of trying to sell it in New York, London or even Paris when the painting obviously interests numerous collectors and museums all over the world?

In recent months, American buyers have been the best clients for Eric Turquin’s findings: the Toulouse Caravaggio appears to have joined Tomilson Hill’s collection; the Cimabue from Senlis has gone to the Alana collection and the Master of Vyssi Brod from Dijon now belongs to the Metropolitan Museum of New York.

Sending an artwork across the Atlantic and engaging the services of a major auction house entails massive costs which cannot always be justified today. The lockdowns have accelerated the switch to online of a whole section of the auction market and this trend is somewhat undermining the logic of maintaining large sales structures in the centres of the art market’s major capitals.

Are artworks just as beautiful wherever they are?

The prestige of a major auction house and a large city undoubtedly helps to attract international demand. But is all this “staging” really necessary? This question is to a certain extent a question about the ‘efficiency’ of the art market: put another way, does the price of a work depend on the circumstances of its sale? Whatever the answer, it seems fair to say that a certain degree of correlation exists between the two.

Although scheduled to appear in a sale of Old and Modern Paintings in the south of France, Guido Reni’s Cleopatra has been the subject of a very specific examination, the details of which have been presented in a dedicated catalog. Marc Labarbe (the auctioneer) and Eric Turquin (the appraiser and valuer) are clearly confident that having conducted all the necessary research and having publicized the sale around the entire planet, the work no longer needs the support of prestigious Anglo-Saxon houses to attract the most likely international buyers.

Top 5 auctions outside the art market’s major capitals*

© Artprice.com

1. Cimabue (XIII), Christ Mocked – $26.8 million 10/27/2019 – Hotel des Ventes de Senlis.

2. Francesco Guardi (1712-1793), View of the Giudecca and the Zattere in Venice – $14.9 million, 12/01/1989 – Sotheby’s, Monte Carlo.

3. Raden Saleh (1814-1880), La Chasse au taureau sauvage (1855) – $11.1 million, 01/27/2018 – Jack-Philippe Ruellan, Vannes.

4. Marc Chagall (1887-1985), Le village en fête (1978) – $10.8 million, 06/21/2002 – Kornfeld Galerie & Cie, Berne.

5. Frans Francken II (1581-1642), Der Mensch […] (1635) – $9.5 million, 04/21/2010 – Dorotheum, Vienna.

* New York, London, Paris and China

Image: [ https://imgpublic.artprice.com/img/wp/sites/11/2021/01/Guido-Reni.png ]

Copyright 1987-2021 thierry Ehrmann www.artprice.comwww.artmarket.com

About Artmarket:

Artmarket.com : Vaut-il mieux vendre un chef-d’oeuvre en province ? Le top 5 des ventes hors capitales du Marché de l’Art par Artprice

2021/02/23 Commentaires fermés

La Masters Week de New York est le premier grand rendez-vous de l’année 2021 du Marché de l’Art. La session du 28 janvier au soir, chez Sotheby’s, rassemble des chefs-d’œuvre de Botticelli (estimé 80 m$), Rembrandt (20-30 m$), Hugo Van der Goes (3-5 m$) ou bien encore Guido Reni (1,2 – 1,8m$). Le hasard veut qu’un autre tableau de Guido Reni sera mis en vente le même jour à Toulouse par le commissaire-priseur Marc Labarbe, sous l’oeil avisé d’Eric Turquin. Son cabinet a en effet réalisé l’expertise de l’œuvre, estimée entre 95 000$ et 145 000$. Mais la qualité du tableau pourrait faire grimper son prix, à Toulouse comme à New York.

Guido Reni, Ecce homo (gauche) vendu à New York par Sotheby’s et Cléopatre (droite) vendu à Toulouse par Marc Labarbe, tous deux le 28 juin 2021

« Eric Turquin et Marc Labarbe réitèrent l’opération tentée il y a un an et demi avec le « Caravage de Toulouse », même si les cartes ne sont plus exactement les mêmes » commente thierry Ehrmann, Président et Fondateur d’Artmarket.com et de son département Artprice. « D’abord le Caravage et Guido Reni n’ont pas du tout la même popularité ; ensuite la pandémie de Covid-19 a entre temps forcé la dématérialisation d’une bonne partie du Marché de l’Art ; enfin le cabinet Turquin a eu plusieurs nouvelles occasions de démontrer que sa stratégie – vendre un tableau dans son jus : avant restauration et au plus près de l’endroit où il a été retrouvé – peut être très efficace ».

Attirer la demande internationale

La Cléopatre de Guido Reni retrouvée par hasard à Toulouse, où elle sera vendue par Marc Labarbe ce 28 janvier 2021, ne restera probablement plus très longtemps dans la Ville Rose. Mais pourquoi faudrait-il la faire transiter par New York, Londres ou même Paris, alors que le tableau intéresse de toute évidence nombre de collectionneurs et de musées un peu partout dans le monde ?

Il est vrai qu’au cours des derniers mois, les Américains se sont montrés les plus friands des découvertes du Cabinet Turquin. Il semble que le Caravage de Toulouse ait rejoint la collection de Tomilson Hill, le Cimabue de Senlis la collection Alana et le Maître de Vyssi Brod de Dijon le Metropolitan Museum de New York.

La traversée de l’Atlantique et les services d’une grande Maison de Ventes induisent cependant des frais colossaux qui ne se justifient peut-être plus toujours à l’heure actuelle. Le confinement a accéléré la digitalisation de toute une partie des enchères et a reposé la question de maintenir toutes les grandes structures de ventes au centre des capitales du Marché de l’Art.

Ce qui est beau l’est-il partout de la même manière ?

Le prestige d’une grande maison et d’une grande ville contribuent sans doute à attirer la demande internationale. Mais cette mise en scène est-elle absolument nécessaire ? Cette question est un peu celle de l’efficience du Marché de l’Art : le prix d’une œuvre dépend-il des circonstances de la vente ? Il semble en tout cas qu’il ne peut pas en être complètement indépendant.

La Cléopatre de Guido Reni, bien que glissée dans une vente de « Tableaux anciens et modernes » de province, a fait l’objet de recherches très spécifiques, détaillées dans un catalogue à part entière. Mais marc Labarbe et Eric Turquin estiment visiblement que, une fois l’expertise dûment menée à son terme et la publicité de la vente assurée aux quatre coins du monde, l’oeuvre n’a plus tellement besoin des prestigieuses maisons anglo-saxonnes.

Top 5 des ventes aux enchères en dehors des capitales du Marché de l’Art*

©Artprice.com

1. Cimabue (XIII), Le Christ moqué – 26,8 m $

27/10/2019 – Hotel des Ventes de Senlis

2. Francesco Guardi (1712-1793), Vue de la Giudecca et du Zattere à Venise – 14,9 m$
01/12/1989 – Sotheby’s, Monte Carlo

3. Raden Saleh (1814-1880), La Chasse au taureau sauvage (1855) – 11,1 m$

27/01/2018 – Jack-Philippe Ruellan, Vannes

4. Marc Chagall (1887-1985), Le village en fête (1978) – 10,8 m$
21/06/2002 – Kornfeld Galerie & Cie, Berne

5. Frans Francken II (1581-1642), Der Mensch […] (1635) – 9,5 m$

21/04/2010 – Dorotheum, Vienne

* New York, Londres, Paris et Chine

Image : [ https://imgpublic.artprice.com/img/wp/sites/11/2021/01/Guido-Reni.png ]

Copyright 1987-2021 thierry Ehrmann www.artprice.comwww.artmarket.com

Le département d’économétrie d’Artprice répond à toutes vos questions relatives aux statistiques et analyses personnalisées : econometrics@artprice.com

En savoir plus sur nos services avec l’artiste en démonstration gratuite :
https://fr.artprice.com/demo

Nos services :
https://fr.artprice.com/subscription

A propos d’Artmarket.com :