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thierry Ehrmann – Voyage au bout de la nuit

2018/06/05 Commentaires fermés

Fin dialecticien, homme d’une grande spiritualité, artiste plasticien féru de l’histoire de l’art, Thierry Ehrmann a érigé en deux décennies le leader mondial de l’information sur le marché de l’art (4,5 millions de membres dans 72 pays). Passionné et passionnant, le président directeur général d’Artprice.com nous retrace son parcours atypique. Entretien fleuve. (Entreprendre.fr)

thierry Ehrmann

thierry Ehrmann

Que retenez-vous de votre jeunesse ?

Mon enfance fut marquée par une formation chez les jésuites nommés les soldats de Dieu, puis chez les dominicains, redoutables négociateurs attestant d’un contournement intellectuel extrêmement rare et aiguisé. Mon enfance fut d’autant plus particulière que mon père, ancien polytechnicien à la retraite, docteur en droit et grand croyant, était un membre de l’Opus Dei influent.

Après Vatican II, l’Église ayant décidé de mettre fin aux biens ostentatoires, mon père avait été mandaté par le Vatican pour fermer les écoles princières, les palaces et autres lieux vains et inutiles qui ne représentaient plus l’esprit qui soufflait dans la foulée de Vatican II. Nous avons voyagé aux 4 coins du monde pour mettre un terme à ces lieux qui appartenaient à l’Eglise. J’ai ainsi pu découvrir le monde, et observer qu’à l’époque, le latin était la langue des affaires et non l’anglais.

J’ai eu l’occasion de faire le tour du monde une première fois durant mon enfance, puis une seconde fois entre 16 et 20 ans. J’ai écumé tous les pays à l’exception de 2 ou 3 pays exotiques.

 

Quels enseignements tirez-vous de ces voyages ?

Les voyages sont vains et inutiles. Le plus long voyage est celui que l’on fait dans sa tête. Au terme de 20 ans de démarche analytique freudienne, suivis de 8 ans de démarche lacanienne, je suis convaincu que le voyage physique est une fuite en avant dans laquelle on s’exile avec ses névroses et ses psychoses. C’est précisément l’histoire des miroirs grossissants, la fuite à l’extérieur est un véritable syndrome de Stendhal qui ne fait qu’amplifier le phénomène.

Si les évangiles de Luc et Matthieu affirment «  nul n’est prophète en son pays », pour autant, nous sommes le fruit d’une éducation, d’une culture et d’un climat. C’est sur nos terres que nous nous faisons, nous défaisons et nous reconstruisons. Je n’ai jamais vu d’exil heureux. J’ai eu la chance de rencontrer des monstres puissants qui ont dominé le XXème siècle et qui pour certains se sont éteints depuis. J’en ai conclu que tout exil est soumis à un éternel retour.

Celui qui s’isole en haut de la montagne ne cherche que le retour à l’exil, l’acte de solitude correspondant à la volonté de mieux revenir. Pour moi, le mythe de l’ermite n’existe pas, l’ermite est quelqu’un qui prépare son retour en scène, il n’est un mythe qu’en projection de son futur retour. Nous devons affronter nos démons frontalement sous peine qu’ils reviennent toujours.

 

Quel est votre moteur dans la vie ?

La passion pour l’art que je mets dans Artprice et le musée que j’ai fondé. Je suis artiste plasticien inscrit à la Maison des Artistes depuis 35 ans. Dès 1999, j’ai voulu faire vivre mes œuvres dans le premier musée privé immatriculé au RCS : Le Musée L’OrgAne, que j’ai érigé comme siège social d’Artprice, coté sur le marché réglementé. Ma passion pour l’histoire de l’art, en 20 ans, m’a servie à bâtir le Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art.

Ce travail titanesque fut synthétisé par la Ministre de la Culture lors de sa visite chez Artprice par cette phrase « Vous vous êtes subrogé en lieu et place à une mission supra-étatique de conservation de l’histoire du marché de l’art ». En effet, il est nécessaire de poser quelques chiffres qui démontrent le travail herculéen réalisé : Artprice est devenue en 20 ans le Leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’Art avec plus de 30 millions d’indices et résultats de ventes couvrant plus de 700 000 Artistes.

Avec Artprice Images, elle permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l’Art au monde, bibliothèque constituée de 126 millions d’images ou gravures d’œuvres d’Art, de 1700 à nos jours, commentées par ses historiens.

Au quotidien, Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 6300 Maisons de Ventes et publie en continu les tendances du Marché de l’Art pour les principales agences et 7200 titres de presse dans le monde. Ce n’est pas pour rien qu’Artprice compte 4,5 millions de membres dans 72 pays.

 

En quoi avez-vous introduit une profonde révolution dans le marché de l’art ?

Raymonde Moulin, célèbre sociologue et historienne de l’art, surnommée « la Papesse », m’a interpellé il y a une dizaine d’années en m’indiquant qu’Artprice avait définitivement modifié l’histoire du marché de l’art de manière irrévocable en s’inscrivant elle-même dans l’histoire de l’art. Effectivement, on note depuis 20 ans une mutation sans pareil. Laissons parler les chiffres quelques secondes.

Les leviers d’une telle mutation passent par la facilité d’accès aux informations sur le Marché de l’Art, la dématérialisation des ventes – le tout sur Internet avec 98% des acteurs connectés- la financiarisation du marché, l’accroissement des consommateurs d’art (de 500 000 à l’après-guerre à 90 millions en 2017), leur rajeunissement, l’extension du marché à toute la Grande Asie, à la zone Pacifique, à l’ Inde, à l’Afrique du Sud, au Moyen-Orient et à l’Amérique du Sud.

Cette mutation passe aussi par l’industrie muséale qui est devenue une réalité économique mondiale au XXIème siècle. En effet, il s’est construit plus de Musées entre 2000 et 2014 que durant tous les XIXème et XXème siècles, soit 700 nouveaux musées par an. Cette industrie dévoreuse de pièces muséales est l’un des facteurs primordiaux de la croissance spectaculaire du Marché de l’Art. Le Marché de l’Art est désormais mature et liquide.

Le Marché de l’Art est devenu un marché efficient, historique, mondial et dont la capacité à résister aux crises économiques et géopolitiques n’est plus à démontrer. Il surperforme depuis 18 ans les principaux marchés de placement de manière incontestable.

 

 

Vous avez fondé votre musée, au cœur-même d’Artprice qui analyse le marché de l’art. Que s’apportent-ils mutuellement ?

Aujourd’hui, Le Musée d’Art Contemporain L’Organe qui gère la Demeure du Chaos / Abode of Chaos compte 5 400 de mes œuvres, principalement des sculptures monumentales de plusieurs dizaines, voire centaines de tonnes, dont les thèmes abordent notre siècle tragique et somptueux.

Mes 5 400 œuvres baignent dans une totale alchimie avec Artprice et le Groupe Serveur, pionnier de l’Internet et des banques de données depuis 1987. Il est évident qu’Artprice, en tant que Leader mondial de l’information sur le Marché de l’Art ne pouvait rêver mieux que d’avoir comme siège social le célèbre Musée d’Art Contemporain L’Organe, gérant la Demeure du Chaos. Il faut préciser que ce musée est classé en région Rhône-Alpes, de manière incontestable, comme premier musée d’art contemporain privé, avec 120 000 visiteurs par an, dont 25 % hors France.

 

Quel est votre rapport à la franc-maçonnerie ?

J’ai eu l’opportunité d’y rentrer très jeune – à l’âge de 23 ans – et de devenir membre de la Grande Loge Nationale de France. Cette loge déiste me semblait intéressante car porteuse d’une philosophie assez ouverte. On nous appelait les « Anglais » car nous dépendions de la Grande Loge de Londres ou encore les « Romains.

J’ai été l’un des premiers à aborder le thème dans un Envoyé spécial sur France 2 qui m‘était consacré. J’ai 32 ans de loge et je dois dire qu’avec le recul, pour avoir visité de multiples courants ésotériques à travers le monde, je dois admettre que la franc-maçonnerie  est le modèle philosophique le plus stable, le plus humain, et qui, contrairement à ce que l’on croit, peut par son concours amener aux grandes questions éthiques de ce siècle.

Lorsqu’on possède un mandat public, nous devons pratiquer la méthode anglo-saxonne de déclarer notre appartenance afin d’éviter les fantasmes des fraternels dévoyés et nous permettre au contraire de nos ouvrir à des réceptions d’air plein d’humanisme et de talents.

Mon père, polytechnicien et Docteur en Droit, comme moi-même et mes deux fils avons une maladie neurodégénératives très importante et ma démarche depuis 32 ans par le temple et les voyages initiatiques me permettent d’assumer ces terribles douleurs et de rester les yeux ouverts vers le ciel toujours curieux et émerveillés de ce nouveau monde.

 

Qu’entendez-vous par visite initiatique ?

J’ai suivi par plaisir un cursus universitaire de théologie qui m’a permis d’étudier différentes religions et notamment la religion juive. J’ai pu échanger avec le Rav Pinto, tout en étant goy et catholique. Un de mes meilleurs amis, décédé depuis, était un grand psychiatre juif. Cet homme brillant a sombré dans la folie et est devenu écrivain et ermite en Israël.

Son parcours était captivant car il avait étudié la Torah, le Talmud et le Zohar, que l’on retrouve dans les loges maçonniques haut gradées. Je m’imagine à la place de l’autre et ce qu’est l’autre. C’est une de mes méthodes de gouvernance dans la mesure où je ne donne jamais un seul ordre. Je pense que donner un ordre affaiblit considérablement, l’ordre étant une perte de sens.

En Asie, l’ordre n’existe pas, le regard suffit à imprimer ou à donner le sens même dans lequel il faut aller. J’ai toujours eu des passerelles absolument transparentes entre ma vie privée et ma vie professionnelle. J’admire ou je suis dubitatif en fonction des jours des gens qui cloisonnent ces deux univers. Lorsque l’on est passionné, il est difficile, voire impossible, de conserver cette étanchéité.

J’ai toujours cultivé une totale transparence avec mes fils qui ont désormais plus de 30 ans en provoquant très rapidement le meurtre du père. Le père est aussi quelqu’un qui a ses fragilités, ses névroses… Mes enfants ne sont pas la continuité de moi, ils ont un parcours authentique, singulier, et il n’existe aucune projection.

 

Quel regard portez-vous sur l’Europe ?

Je lisais dernièrement les écrits de Nicolas Baverez sur la décadence de L’Occident et le projet européen. Dans les années 80, j’avais une cinquantaine de sociétés dont chacune portait le préfixe « Europ » (Europe Numéris, Europe Juris, etc). J’ai beaucoup cru au projet européen de Jean Monet mais je considère aujourd’hui que c’est la plus grande catastrophe industrielle, politique et économique.

Nous avons fait l’Europe en dépit du bon sens et nous avons gâché quelque chose d’historique qui avait dix millions d’existence. Le traité de Lisbonne signé en 2007 est pitoyable, c’est un traité que l’on signe en fin de nuit lorsque les parties sont usées et souhaitent en finir. J’ai découvert, si l’on compte les grandes régions, que c’est en réalité 108 parties qui doivent s’accorder lorsqu’il y a une adoption à prendre.

Il est déjà extrêmement difficile d’obtenir l’accord de tous les sociétaires ou tous les mandataires au sein d’une holding, alors imaginez ce qu’il en est pour la grande maison Europe. Le système était voué à l’échec.

 

Comment auriez-vous imaginé l’Europe ?

J’aurais imaginé une Europe médiévale organisée en régions afin de favoriser une transversalité. Il aurait fallu mettre un terme en France à ce jacobinisme colbertiste ou ce jacobinisme high-tech qui consiste à tout concentrer. La concentration constitue pour moi une énorme erreur. L’Europe aurait pu nous aider à réaliser l’Europe des régions, porteuse de sens et productive. Rappelons à titre d’exemple que la région Rhône-Alpes est plus grande que la Suisse et représente environ 11,6 % du PIB français. Nous avons des capacités importantes mais il existe une perte d’énergie énorme.

J’imagine une Europe généreuse. L’Europe avait une très belle histoire mais elle s’est vidée de son sens, elle n’est pas atlantiste, on ne peut pas même parler d’une Europe de l’OTAN. Cette Europe a tout perdu jusqu’à la vision de ses fondateurs qui la projetaient de l’Atlantique à l’Oural avec une ouverture vers l’Ukraine. Il était question d’une Europe ouverte s’étendant naturellement jusqu’à Moscou. Les Russes sont furieusement occidentaux. Concernant la Turquie, bien qu’éprouvant un profond respect pour l’Empire ottoman et la Sublime Porte, nous devons convenir qu’aujourd’hui, la Turquie est tout sauf laïque.

L’idée, à travers l’Europe, aurait été de simplifier le tout en imaginant un marché unique dans lequel on essaye de parler la même langue et le même droit des contrats. Le droit accompagne la culture, il est la pacification de la guerre. On dit communément que lorsque les armes se taisent, le droit parle. Lorsque les hommes contractent, c’est que la guerre a cessé et qu’ils échangent. Le droit a donc une valeur capitale mais au lieu de faire un droit européen, on s’est arrangé pour produire des directives internes qui devenaient un quatrième degré de juridiction propre à notre pays.

Après avoir rédigé de multiples rapports, commission sénatoriale etc, j’ai décidé de cesser toute navette parlementaire ou sénatoriale. J’ai vu des choses hallucinantes qui visaient à renforcer notre protectionnisme et à attiser le sentiment anti-européen. L’idée était de faire en sorte d’embêter les autres par tous les moyens. La réforme des ventes publiques est un exemple parlant, elle a fait l’objet d’une première réforme en 2011 avant d’être de nouveau amendée, nous en sommes à présent à la modification de la réforme exposant trois.

Face à l’absence d’effort des différents acteurs, l’Europe est devenue ce monstre administratif dans lequel on ne connaît pratiquement aucun commissaire. Le Tafta compte entre 800 et 900 négociateurs, alors que l’Europe n’en dispose que d’une quarantaine. La puissance de feu joue énormément. C’est dommage car nous avions un très beau projet mais il est grand temps d’arrêter les frais.

 

Quelle révolution majeure sommes-nous en train de vivre ?

Nous sommes désormais passés à une phase de mondialisation que les gens n’ont pas vu venir et anticipée. Nous sommes dans un changement de paradigme qui se produit environ tous les 3 ou 4 siècles, nous assistons à une véritable compression de l’espace-temps. J’ai eu la chance d’avoir Paul Virilio comme intervenant, ce dernier a beaucoup travaillé sur la notion d’accident et d’espace-temps. Une civilisation était considérée comme supérieure à une autre lorsqu’elle allait plus vite.

Rome a eu la suprématie sur Athènes car ils annonçaient le début ou la fin d’une guerre grâce à un cavalier alors que l’autre était encore à pied. Nous sommes arrivés à une optimisation absolue de la notion d’espace-temps et à une telle célérité qu’aujourd’hui, la notion même de logistique ne vaut plus rien : un container transporté entre Shanghai et le Havre coûte 400 dollars.

La mondialisation est une réalité et Internet l’a confirmé. Le législateur, nos élus et tous les États nations n’avaient pas réellement réfléchi au problème de la mondialisation.

 

 

Comment construire une histoire dans une société de l’immédiateté ?

Twitter a introduit la génération 280 caractères. Robert de Vogüé, grand financier entre autres anciennement chez JPMorgan et KBC Bank me confiait que désormais, les gens ne lisent plus que le titre dans les communications financières. Il existe une certaine facilité et lâcheté que de résumer et réduire à un titre un flux d’information constant et régulier même s’il est évident que les gens ne peuvent pas tout absorber. Trop d’information tue l’information et désormais la notion de courage et de prise de risque n’existent plus. Certains paysans ont plus de bon sens que des polytechniciens ou des énarques et sont parfois capables d’articuler un raisonnement solide et bien étayé que des gens très diplômés ne sont pas capables de conduire.

 

Quelles sont les spécificités de la Chine ?

Nous étions associés avec l’état chinois que beaucoup taxent de « démocrature ». Cela fait 30 ans que nous travaillons avec la Chine et j’ai réfléchi significativement au sujet. Bon nombre de personnes ont des idées reçues sur la Chine mais elle est cependant la première puissance mondiale et il ne faut pas oublier que la Chine a 7 000 ans d’ancienneté durant lesquels ils ont eu cette position au coude-à-coude avec l’Inde.

Gandhi a commis l’énorme erreur de créer une sorte d’autonomie propre à l’Inde. Aujourd’hui, l’Inde accuse un retard de 30 ans dans la mondialisation et est complètement en marge. Si l’Inde est prétendument la plus grande démocratie, il n’en demeure pas moins que les castes persistent, que la corruption perdure et que c’est un pays à des années-lumière de la modernité.

Le coup de génie des Chinois consiste à avoir fait de l’Inde l’atelier du monde. Grand nombre de mes amis insistent sur le fait que lorsque Chine arrivera à 700-800 dollars de salaire moyen pour les cadres – ce qui est désormais le cas – elle-même mettrait un genou et rentrerait dans une logique occidentale.

La Chine, dont le pragmatisme est sans égal, a trouvé l’Inde comme atelier du monde, la Chine devenant non plus l’usine du monde mais les ateliers de recherche et développement du monde. Ils se sont ainsi assurés une certitude pendant pratiquement 20 ans et ont pris le contrôle de la zone grande Asie : de Singapour à la Corée, au Vietnam, à la Birmanie… La Chine s’inscrit dans une logique de suprématie absolue.

Par nature, celui qui envahit – le barbare – amène également une forme de culture même si cela se fait dans le sang et la violence. La culture des barbares a toujours amené du sang nouveau et a permis au fil des siècles de régénérer et modifier les royaumes et les comtés. Le cas de la Chine est assez extraordinaire et unique au monde.

La Chine a toujours sinoïsé l’ennemi et fait en sorte, quelques soient les invasions, que les barbares deviennent de culture chinoise. La Chine n’a jamais envahi quiconque à l’exception du Vietnam mais pour des raisons plus complexes et ils n’ont jamais eu de flottes de guerre. Leur vraie force aujourd’hui est d’être toujours dans cette même logique. Ils ont une compréhension occidentale de la mondialisation, de l’économie et de l’OMC mais ils ont la capacité d’être un tout.

J’ai rencontré des opposants au régime mais ils faisaient cependant tout pour la mère patrie. On ne se rend pas compte de la force extraordinaire de la diaspora chinoise, ils arrivent à se projeter jusqu’à la quatrième ou la cinquième génération alors que nous ne dépassons pas les deux générations. Nicolas Baverez indiquait que les démocratures ont la chance ne pas céder à la facilité de la démocratie qui consiste à aller chercher des voix juste avant les élections et de légiférer et réglementer à tour de bras pour satisfaire l’opinion du dernier fait divers.

 

Comment expliquez-vous la déconstruction de notre démocratie ?

Juriste de père en fils depuis des générations, je suis atterré par cette profonde déconstruction alors que le droit français était reconnu comme l’un des meilleurs droits au monde. Nous sommes en implosion totale, de nouveaux textes viennent massacrer les anciens et les codes de procédures pénales et civiles s’entrechoquent. Nous avons sabordé trois siècles de construction intellectuelle du droit. Le droit est à la fois littéraire et mathématiques, il est l’épreuve du temps.

 

Comment imaginez-vous l’avenir ?

Désormais, l’infiniment subsidiaire est devenu le principal et l’élément focalisant est devenu l’infiniment subsidiaire. C’est toute l’histoire de la presse d’aujourd’hui. Nous avons mis un terme à l’état d’urgence, dont acte. Nous avons fait un certain nombre de codes de procédures et de droit pénal de sorte qu’aujourd’hui, nous nous situons au-delà de la plupart des dictatures en matière de droit.

Nous évoluons dans une société où les juges ont perdu tout contrôle, même le procureur, qui est censé être le chef de la police, est écarté de nombreuses procédures. Le célèbre écrivain Jean Rostand déclarait être optimiste quant à l’avenir du pessimisme. Je trouve cela dommage car nous avons tout pour être heureux : jamais la science n’a été aussi loin, jamais nous n’avons franchi de telles limites en termes de recherches et de découvertes et nous avons du bonheur à amener à l’humanité.

L’homme dispose d’outils et il est presque sur la marche du temple divin : nous savons lire les lignes de l’ADN, l’intelligence artificielle est en pleine essor et nous avons une maîtrise et une réponse à beaucoup de nos questions existentielles alors que nous sommes dans un contexte catastrophique.

 

Qu’est-il en train de se jouer sur le plan « historique » ?

Nous nous inscrivons dans un contexte de mondialisation mais pour autant, nous refusons de comprendre les articulations de l’histoire et de dénouer leur complexité en privilégiant une lecture simpliste et définitivement manichéenne.

A mon sens, les attentats du 11 septembre incarnent un nouveau point de départ l’ouverture du 21ème siècle. Les ruines du 11 septembre ne s’adressent pas uniquement aux Américains mais également Européens. Francis Fukuyama avait déclaré avant de se rétracter que la chute du mur de Berlin consacrait la « fin de l’histoire », et que la démocratie devenait perpétuelle. Cette théorie tuait l’idée même d’histoire dans ce qu’elle a de violent et d’impromptu. L’histoire est par nature soudaine et non prévisible. Le 11 septembre fut un événement soudain et non prévisible qui nous a ramenés à la réalité selon laquelle l’histoire peut exploser à tout moment. Le 11 septembre marque la défaite de l’Occident et de notre suprématie. L’Occident s’est quasiment tout arrogé au cours du XXème siècle, la démocratie, le bon goût, l’art… Si l’on considère l’Histoire, qu’est-ce qu’un siècle sur 6000 ou 7000 ans d’humanité ?

 

Quelle est la gravité de la situation dans laquelle se trouve la France ?

Si l’Europe est malade au sens des grands continents, je pense que la France est l’un des pays les plus malades d’Europe. Le pays est dans une déconstruction beaucoup plus grave que l’on ne l’imagine et on se refuse à voir les réalités en face.

Aujourd’hui, l’ascenseur républicain est cassé mais surtout science et progrès ne riment plus avec bonheur, peut-être pour la première fois dans l’humanité. Le progrès était toujours synonyme de source de bonheur alors que désormais, ce n’est plus le cas, il devient source de flicage, et plus personne ne pose des barrières.

Je connais très intimement la culture cyberpunk et la culture de la science-fiction que l’on a ensuite désigné par films d’anticipation. J’ai une cinémathèque d’environ 50 à 60 000 films : des courts métrages, des films d’essai, des tentatives cinématographiques avortées, j’ai même récupéré des films qui ne sont jamais sortis.

Depuis pratiquement 10 ans, plus aucun film de science-fiction ne sort car tout a été pensé et que désormais la réalité a dépassé la fiction. La notion de déplacement dans l’espace-temps est la seule chose qui appartient encore au domaine de la science-fiction, il est étudié mais pour l’heure, il n’a encore été réalisé qu’à travers des électrons.

En dehors de cela, tout a déjà été traité. Mon père disait que Jules Verne avait été le premier auteur de science-fiction. Je pars du principe que tout ce que l’on écrit en projection et en scénario appartient déjà au domaine de l’acquis. Da Vinci désignait l’art comme « une chose mentale » (cosa mentale). Il m’arrive souvent de me faire violence dans mes œuvres, je vois le volume, je le modélise et ensuite il faut incarner ce volume parce qu’on est humain. On ne peut penser que ce qui existe.

 

L’intelligence artificielle est-elle un danger ?

L’intelligence artificielle existe en réalité depuis 30 ans, les établissements bancaires utilisaient déjà des algorithmes, sans parler du THF… Les outils d’aide à la décision, le datamining et la business intelligence existent depuis longtemps.

Arrêtons de galvauder et de diaboliser l’intelligence artificielle, nous avons presque le sentiment que nous accouchons d’une nouvelle religion alors qu’elle existe depuis fort longtemps.

 

En quoi et comment votre groupe a-t-il toujours été avant-gardiste ?

Nous avons beaucoup d’ingénieurs et de chercheurs étrangers au sein de notre groupe qui cherchent à partir. Je les aide à repartir dans leur pays d’origine, ou là où ils souhaitent s’expatrier. À l’époque, je prenais des participations, non pas à des fins capitalistiques, mais pour les soutenir en leur apportant la mise de départ. Nous avons ainsi pu disposer de correspondants dans le monde entier, que cela soit dans les pays de l’Est, en Israël ou au Canada.

Nous étions sur Internet dès 1985. Nous avons toujours eu 10 ans d’avance dans le groupe avec le souci permanent de maintenir cette avance en ayant une double lecture dichotomique. Nous nous interrogeons d’un côté sur ce qui va se passer dans 5 ou 10 ans et de façon concomitante sur ce qui peut permettre de réaliser concrètement des fonds propres ou du résultat net afin de ressourcer ce qui est dévoreur de fonds propres.

La R&D requiert par nature des fonds de roulement positifs. Internet a introduit la mondialisation et tout peut se dématérialiser. Si on se réfère au théorème de Pythagore selon lequel tout est nombre à l’exception de l’âme et de l’émotion, on peut donc dématérialiser pratiquement 99 % de notre civilisation. Il est évident que tout va migrer vers la révolution numérique dont Internet est le principal support mais pour autant, on tend vers le « glocal » combinant simultanément le local et le global.

Nous avons beaucoup de marchés locaux et nous étudions sur Internet tout ce qui concerne les marchés mondiaux depuis la nuit des temps, y compris le marché de l’art qui ne peut fonctionner que de manière mondiale comme les marchés financiers ou les matières premières. Nous avons toujours une approche historique, théorique, scientifique et aussi très pragmatique dans la création de société ex nihilo.

 

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Résultat officiel et définitif : Pierre CURTELIN (conseiller sortant) élu Maire de Saint Romain au Mont d’Or sur sa liste unique.

2014/03/30 Commentaires fermés

Résultat officiel et définitif 30 mars 2014 : Pierre CURTELIN (conseiller sortant) élu Maire de Saint Romain au Mont d’Or sur sa liste unique.
– Suffrages – Inscrits : 847 – Abstentions : 43,57% (369 inscrits) – Votants : 56,43% (478 inscrits) – Exprimés : 49,94% * (423 votes) – Blancs ou nuls : 6,49% * (55 votes) * calculé par rapport au nombre d’inscrits.

Au regard de ces chiffres, les deux posts : Un déni de démocratie, quelle légitimité réelle peut avoir une liste unique constituée notamment de sortants qui ne dévoilent pas leur programme et qui le diffusent 3 jours avant la clôture officielle ? et Addendum ou un chef d’oeuvre d’anthologie pour un programme politique ont parfaitement anticipé la réunion publique du mardi 18 mars à 20h00 de la liste unique Vivre Saint Romain (procès verbal d’Officier Ministériel par ordonnance du T.G.I. à des fins de mesures conservatoires) ainsi que le résultat de l’élection de dimanche 23 mars 2014 où la liste unique de Pierre Curtelin, conseiller sortant et désormais maire de la commune de Saint Romain au Mont d’Or a été élu à 49,94% (423 votes).

On notera que Saint Romain depuis les 10 dernières élections a toujours eu un taux d’abstention inférieur de 10% environ à la moyenne nationale. On constate avec stupéfaction que malgré le record historique d’abstention française à 38%, Saint Romain au Mont d’Or pour la première fois de son histoire politique connait une abstention de 43,57 % soit 5,5 points en plus, soit un écart d’abstention par rapport aux précédentes élections à Saint Romain de 15 points !

Ces chiffres lapidaires, fragilisent de manière conséquente Pierre Curtelin et sa liste qui devra, plus que ses prédécesseurs, rassembler autour de projets réels et ambitieux et faire cesser les querelles inutiles et préjudiciables à la Commune et se confronter au principe de réalité .

C’est donc un sacré défi que ce jeune informaticien de 48 ans va devoir relever !

A lui de prendre en main le destin et de montrer sa capacité à bâtir, apaiser et projeter l’avenir d’un village où le lien social a disparu de manière durable au profit de la ville historique limitrophe: Couzon au Mont d’or dont Saint Romain était rattachée (Saint Romain de Couzon). Dès cette semaine, une analyse exhaustive sera en ligne.

thierry Ehrmann

communiqué de saintromain2014.com

http://saintromain2014.wordpress.com/2014/03/30/resultat-officiel-definitif-pierre-curtelin-conseiller-sortant-elu-maire-de-saint-romain-au-mont-dor-sur-sa-liste-unique/

 

Résultat officiel : Pierre CURTELIN (conseiller sortant) élu maire de Saint Romain au Mont d’Or sur sa liste unique.

2014/03/25 Commentaires fermés

Résultat officiel : Pierre CURTELIN (conseiller sortant) élu maire de Saint Romain au Mont d’Or sur sa liste unique.

– Suffrages – Inscrits : 847 – Abstentions : 43,57% (369 inscrits) – Votants : 56,43% (478 inscrits) – Exprimés : 49,94% * (423 votes) – Blancs ou nuls : 6,49% * (55 votes) * calculé par rapport au nombre d’inscrits.

Lire la suite sur Saint Romain 2014 >>>

Résultats en exclusivité de l’élection municipale de Saint romain au Mont d’Or*

2014/03/20 Commentaires fermés

Résultats en exclusivité de l’élection municipale de Saint romain au Mont d’Or*

sur  >>>>>>>  http://saintromain2014.wordpress.com/2014/03/16/resultats-en-exclusivite-de-lelection-municipale-de-saint-romain-au-mont-dor/

Un déni de démocratie, quelle légitimité réelle peut avoir une liste unique constituée notamment de sortants qui ne dévoilent pas leur programme et qui le diffusent 3 jours avant la clôture officielle ?

2014/03/11 Commentaires fermés

Extrait du blog dédié aux élections municipales de Saint romain au mont d’or : saint romain2014 .

La campagne municipale a officiellement commencé ce lundi 10 mars 2014 en France.

Elle prendra fin le samedi 22 mars 2014 à minuit, à la veille du premier tour.

En cas de second tour, la campagne sera rouverte du lundi 24 mars au samedi 29 mars 2014 minuit.

Nous pouvons désormais, depuis ce matin, nous exprimer librement sur les élections du futur Conseil Municipal de Saint Romain Au Mont d’Or et de son chef de liste qui deviendra Maire.

Premièrement, nous n’avons, de manière absolue, qu’une seule liste déposée. Il est bon de préciser que, conformément au Code Electoral, aucune autre liste ne peut être déposée, la date limite légale étant dépassée.

En démocratie, il est fondamental de créer un débat politique avec des calendriers cohérents pour que les électeurs se forgent peu à peu leurs propres opinions et le cas échéant déposent des listes pour équilibrer la pluralité du vote électoral.

Nous ne pouvons être que consternés du fait qu’il n’existe qu’une seule liste à Saint Romain Au Mont d’Or, constituée en grande partie de conseillers municipaux sortants. De surcroît, leur prospectus recto/verso ne décrit aucun programme, ni bilan de leur ancien mandat et se contente de phrases d’une banalité confondante sur les actions passées, présentes et à venir.

Bien pire hélas, la première réunion publique a lieu le mardi 18 mars à 2014 à 20h00, soit 3 jours pleins et légaux avant la clôture de la campagne.

Toute personne qui maîtrise le Code Électoral et qui a une bonne connaissance de la politique de proximité, dans le cadre des élections municipales, indiquera que le calendrier de « Vivre Saint Romain » est a minima, un déni de démocratie.

En effet, quelle légitimité réelle peut avoir une liste unique constituée notamment de sortants qui ne dévoilent pas leur programme pour le diffuser potentiellement trois jours avant la clôture de la campagne ?

Le calendrier de ce simulacre de démocratie est très certainement unique dans le Grand Lyon.

Comment, en effet, pouvons-nous bâtir une opposition lorsqu’une grande partie de l’équipe sortante joue sur le calendrier pour étouffer toute forme de dialogue ?

Il faut préciser que toutes les communes des Monts d’Or et du Val de Saône ont, depuis de nombreuses semaines, animé des débats publiques, tenu des points presse et diffusé un véritable programme.

Nous pouvons donc conclure, de manière factuelle, que les conditions actuelles et malheureusement irréversibles, mèneront mathématiquement la liste « Vivre Saint Romain » à être élue mais que malheureusement, elle perdra définitivement toute forme de légitimité populaire qui est la base même de notre République et de notre conception de la démocratie.

Il est regrettable, notamment pour l’équipe sortante où, Pierre Curtelin, ancien conseiller municipal sortant, de ne pas répondre au bilan du mandat de six ans qui vient à échéance.

Quelques grandes lignes de l’ancienne mandature auraient mérité un vrai débat.
Nous pensons notamment au projet phare de l’ancienne mandature, à savoir la Maison Vollet qui devait accueillir dans un nouveau corps immobilier différentes générations qui auraient cohabité.

A ce jour, six ans après le mandat, strictement rien n’a été fait, à l’exception d’une vente de meubles et d’objets variés le samedi 22 février 2014.

Comment l’équipe sortante peut justifier une telle absence sur son projet directeur de 2008 ?

L’implantation des maisons Bouygues Immobilier au cœur du Domaine du  Prado, véritable poumon vert de Saint Romain Au Mont d’Or, n’a jamais fait l’objet de débat public et les Sarromagnots ont été mis devant le fait accompli en plein été.

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Voir l’image Google (cliquez sur la photo pour afficher l’image en grande taille) démontrant la déforestation du poumon vert de Saint Romain au Mont d’Or pour le programme immobilier

Abattre des arbres centenaires et détruire 30% des poumons verts, véritables joyaux de Saint Romain, est plus que surprenant, ce qui a d’ailleurs provoqué de très nombreuses réactions virulentes de Saromagnots, mis devant le fait accompli.

Nous pouvons aussi nous poser la question légitime, pourquoi Saint Romain Au Mont d’Or est une des communes qui détient un des plus forts taux d’endettement du Grand Lyon ?

De même – nous sommes bien placés pour le savoir – la Commune a émis des permis de construire non conformes au Plan Local d’Urbanisme et ne cherche nullement à rectifier ses erreurs ou ses fautes. Le préjudice qui en découle est susceptible de mettre en faillite la Mairie de Saint Romain Au Mont d’Or.

Concernant l’histoire du village, comment se fait-il que nous ayons fourni une abondance de pièces historiques en provenance des archives municipales de Lyon, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Lyon – section Service Régional d’Archéologie – ainsi que des pièces originales de l’Eglise Réformée, et que la Mairie de Saint Romain Au Mont d’Or fasse une abstraction absolue du Temple Protestant de Saint Romain de Couzon (1630-1685, Edit de Nantes, Edit de Fontainebleau révoquant le précédent Edit de Nantes) ?

Il faut préciser que l’arrivée de ces Protestants, qui étaient plus nombreux que la population de l’époque, a eu un impact très important sur la sociologie du village.

Que dire du prétendu effort pour la jeunesse, au regard de l’absence de tout équipement sportif et un stade qui pour le moins est en désuétude ?

Que dire aussi de Saint Romain Au Mont d’Or, dont la réputation de cité dortoir de gens aisés est justifiée par l’absence de toute activité économique, à l’exception de Groupe Serveur, Artprice et ses filiales qui constituent à plus de 80% les taxes fiscales professionnelles,  assurent des emplois locaux et fait vivre les trois commerces du village.

De l’aveu même de deux anciens gérants de la supérette Vival, le déplacement de notre siège social les mettraient immédiatement en perte puis en faillite.

Il faut préciser que Saint Romain Au Mont d’Or est une des seules communes du Grand Lyon qui a perdu des habitants. Il serait intéressant de comprendre cette balance déficitaire en termes de sociologie. Une des bases de réflexion est l’explosion des prix du mètre carré à Saint Romain Au Mont d’Or où l’achat et/ou la location sont inabordables pour des revenus de classe moyenne.

Enfin, il faut également aborder les procédures entamées par la Commune, mais aussi les procédures civiles, pénales et administratives en cours contre la Mairie où les sommes en jeu mettraient immédiatement la Mairie de Saint Romain Au Mont d’Or sous tutelle d’une autorité supérieure n’ayant pas les capacités à honorer ses dettes.

Cette réflexion n’est qu’un début et nous allons communiquer un certain nombre de données publiques, procès verbaux du Conseil Municipal, pièces juridiques, judiciaires et administratives, états des comptes et relations avec le Grand Lyon.

Nous ne pouvons, une fois de plus, que regretter que ce débat démocratique et républicain ait été volontairement étouffé par un calendrier dont la liste « Vivre Saint Romain » caractérise un déni de démocratie incontestable.
thierry Ehrmann:.

Directeur de la publication de Romain libre® Dépôt légal.

ADDENDUM en date du 17 mars 2014 : Un chef d’oeuvre d’anthologie pour un programme politique

Artprice’s annual art market report 2011. Art sales at their best.

2012/02/27 Commentaires fermés

Paris, February 27 , 2012

Artprice’s annual art market report 2011. Art sales at their best.
While old economies are struggling, growth is accelerating in the BRICS countries. The five BRICS – Brazil, Russia, India, China and South Africa- have been enjoying much stronger economic expansion than the developed countries and China’s growth in particular has profoundly modified the geographical structure of the global art market according to thierry Ehrmann, the founder and CEO of Artprice, the world leader in art market information. Moreover, in Singapore, Beijing and Hong Kong, politicians are aware of the enormous economic potential of art for their state or their city, and their governments strongly support major cultural events including Contemporary Art fairs. In addition to the 49% growth in auction revenue from artworks in China, a number of other Asian countries have also posted particularly dynamic growth, such as Singapore (+22%) and Indonesia (+39%).

This growth has been driven by the emergence of new and very wealthy collectors and a growing number of art investment funds. As a result, the Asian art market has become the most high-end area of the entire globe. For example, 12.1% of works sold in Asia sell for between $100,000 and $1m, versus 2.2% for the rest of the world. China, Asia’s leading economic power and world leader for sales of artworks, has surprised everyone not just by its acquisitive capacity but also by its independence. It accounts for the highest auction results (with 774 auction results above $1 million recorded in 2011 compared with 426 in the USA and 377 in the UK), mostly generated at auctions in Beijing and Hong Kong. Even if China were deprived of the strong Hong Kong sales of Christie’s and Sotheby’s, it would easily remain the first global marketplace!

In 2011, the global art auction market generated 21% more than in 2010 and there is not a single segment of the art market that did not progress in terms of turnover. Compared with 2010, Modern art added $1.2B, Post-war art added $372m, Contemporary art added $291m, Old Masters added $124 million and 19th century art posted an increase of $43 million. In addition, bulimic buying has not left any medium on the side-lines. 2011 saw the sale of more paintings, sculptures, photographs, drawings and even prints than 2010. Indeed, driven by the rocketing prices of the Chinese Old and Modern masters, drawing has really come into its own, with its annual revenue up by $1.318 billion over the year.

This year, Artprice’s annual art market report – based on 6.3 million auction results from 4,500 auction houses around the world and distributed to over 6,300 media organisations and international institutions every year in 6 languages – will focus particularly on China’s successful conquest of the global art market. Our 2011 Art Market Trends contain macro- and micro-economic analyses providing the keys to understanding the annual evolution of the global auction market. It discusses the major trends in the market, analysed throughout the year on the ArtMarketInsight page of our website, by the Artprice press agency and by our Econometrics Department. To complement this objective appreciation of the art market based on a year of global auction results, Artprice also offers numerous original rankings such as the Top 500 artists by auction revenue and the Top 100 auction results of the year.

Download the complete PDF format document (Free download)

http://imgpublic.artprice.com/pdf/trends2011_en.pdf

  • Edito
  • A high-end market unaffected by the crisis
  • New record year
  • The powers at work
  • Modern art: the core of the market in 2011
  • The best of the Old Masters
    Contemporary art
  • Structural mutation: the art market in the Internet age
  • Top 10 Artists
  • 11 figures for 2011
  • Powerful art market columnists comment the year
  • 2011 from the AMCI’s viewpoint
  • 2011 in 140 characters – the year as seen by @artpricedotcom
  • Top 100 auction results in 2011
  • Top 500 artists by auction revenue in 2011

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2012 thierry Ehrmann

Artprice is the global leader in databank on Artprices and indices with more than 27 million indices and auction results covering 450,000 artists. Artprice Images® offers unlimited access to the largest
Art Market resource in the world, a library of 108 million images or engravings of
artworks from 1700 to the present day along with comments by Artprice’s art historians. Artprice permanently enriches its databanks with information
from 4,500 international auction houses and auctioneers and publishes a constant flow of art market trends for the
main news agencies and 6,300 international written media. For its 1.3 million members (member log in), Artprice posts standardized adverts in what is today the world’s leading Standardised Marketplace® for buying and selling
works of art by private contract or at auctions -regulated by French law alinéas 2 et 3 de l’article L 321.3 du code du commerce- (source Artprice).

Discover the Alchemy and the universe of Artprice http://web.artprice.com/video/, which headquarters are the famous Museum of Contemporary Art, the Abode of Chaos

Artprice is listed on Eurolist B by Euronext Paris (SRD long only): Euroclear: 7478 – Bloomberg: PRC – Reuters:
ARTF

Artprice releases: http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleaseen.htm

Follow all of the art market’s news with Artprice on Twitter:
http://twitter.com/artpricedotcom/

Retour à l’origine du Monde …

2011/11/03 Commentaires fermés

Dans la mythologie grecque, Chaos (en grec ancien Χαος / Khaos, littéralement « Faille, Béance », du verbe χαινω / kainô, « béer, être grand ouvert ») est l’élément primordial de la théogonie hésiodique.

Selon Hésiode, il précède non seulement l’origine du monde, mais celle des dieux. Chaos précède ainsi Gaïa (la Terre), Éros (l’Amour), le Tartare (les Enfers), l’Érèbe (les ténèbres des Enfers) et Nyx (la Nuit).

« Donc, au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein, siège inébranlable de tous les immortels qui habitent les sommets du neigeux Olympe, et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre, et puis Amour, le plus beau des immortels, qui baigne de sa langueur et les dieux et les hommes, dompte les cœurs et triomphe des plus sages vouloirs.

De Chaos naquirent l’Érèbe et la sombre Nuit. De la Nuit, l’Éther et le Jour naquirent, fruits des amours avec l’Érèbe. À son tour, Gaïa engendra d’abord son égal en grandeur, le Ciel étoilé qui devait la couvrir de sa voûte étoilée et servir de demeure éternelle aux Dieux bienheureux. Puis elle engendra les hautes Montagnes, retraites des divines nymphes cachées dans leurs vallées heureuses. Sans l’aide d’Amour, elle produisit la Mer au sein stérile, aux flots furieux qui s’agitent. » (Hésiode)


Que tout ce beau monde de la haute finance, technocrates et grands responsables européens se mettent à hurler à la mort, maudire, calomnier, voire traiter Georges PAPANDREOU de facho est quand même le comble, avec un peu de recul, la Grèce rappelle à l’Europe et aux grands de ce monde ce que la Démocratie signifie. Il ne faut pas oublier que l’étymologie de démocratie, du grec ancien δημοκρατία / dēmokratía, « souveraineté du peuple », de δῆμος / dêmos, « peuple » et κράτος / krátos, « pouvoir », « souveraineté »; le peuple renvoyant cependant à la notion plus restrictive de citoyens (la citoyenneté n’étant pas forcément donnée à toute la population).

Il est vrai que la décision grecque vient violer nos technocrates européens qui ont prêté serment d’allégence absolue aux marchés financiers. Cette décision est politique car à ce stade compte-tenu des enjeux et des choix, un seul homme porteur d’un mandat n’a plus la légitimité pour décider au nom de tous. Le peuple Grec seul peut trancher et choisir son destin. Aller plus loin sans légitimité mène à une guerre civile, n’oublions pas que la Grèce des colonels n’est pas lointaine (1974).

Les interrogations du gouvernement grec devraient interpeller l’ensemble de la caste politique européenne. Il n’y pas qu’à Athènes où le peuple conteste la représentation parlementaire. A Madrid, Puerta del Sol, un des premiers slogans des indignés fût contre les hommes politiques : vous nous avez trahis, vous ne nous représentez pas. Le mouvement des Indignés touche désormais 135 pays !

Stéphane Hessel painted portrait - Indignez-vous _DDC3126

A New York, le mouvement Occupy Wall Street, rappelle qu’ils font partie des 99% dont les politiques ne se préoccupent jamais. La fureur de certains dirigeants français ou européens en dit long sur leur vision de la Démocratie et de l’Europe. L ‘Histoire retiendra de Papandréou qu’il a eu un sursaut d’orgueil et de survie pour animer les origines de la Grèce avec la Démocratie.

Un journal grec titrait hier : la Grèce, capitale BERLIN, son porte-parole, Nicolas SARKOZY. Et oui, le G20 ne sera pas le Sacre du Prince. Les alter-mondialistes ont donné de la voix contre cette garde retranchée de plus de 12 000 policiers pour protéger le Cartel que n’aurait pas renié le Bûcher des Vanités.

J’ai un vrai problème : comment peux-t-on nommer le nouveau président de la B.C.E. (Banque Centrale Européenne), Mario DRAGHI, alors qu’il est l’homme de Goldman SACHS, qui a organisé les faux bilans de la Grèce pour lui permettre de rentrer dans l’Europe. Je vais vous dire mon avis : la Grèce représente 1,8% du P.I.B. européen, elle a 4,5 millions d’habitants, et comme par hasard, la sortie de la Grèce ou un aménagement de sa souffrance serait à l’origine d’un Crack planétaire… mais non mes p’tites louves et loups, le vrai secret c’est que toutes les dettes sont assurées par les CDS : ces Credit Default Swaps sont censés assurés toutes les dettes des pays triple A (AAA) ; la réalité est sordide, les assureurs secrets des CDS qui sont au Luxembourg sont très proches des banques qui font de la titrisation de dettes étatiques. Et là, la boîte de Pandore est ouverte…

Je pense que ce G20, intuitivement, sera le miroir d’un fantôme dénommé Carlo Giuliani, mort en martyre au G8 de Gênes (2001) que vous pouvez retrouver sur les murs de la Demeure du Chaos

Le Martyr de Gênes

Artprice : le rapport annuel du marché de l’art 2010, la Chine vainqueur incontestable de la décennie.

2011/04/05 Commentaires fermés

Artprice : le rapport annuel du marché de l’art 2010, la Chine vainqueur incontestable de la décennie.

Au cours de la décennie écoulée, deux tendances fortes s’imposent : la première tendance, est selon Thierry Ehrmann, Pdg et fondateur d’Artprice, leader mondial de l’information sur le marché de l’art, « une véritable révolution dans la géopolitique du marché de l’art mondial, en une décennie, la Chine est passée du neuvième rang au premier rang en 2010 des ventes aux enchères de Fine Art devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis qui détenaient avec suprématie le marché depuis les années 50 ». Quant à la France, sa perte de compétitivité constante d’année en année fait d’elle la grande perdante de cette décennie, notamment par le retard pris dans la réforme des ventes publiques exigée par la Directive Européenne pour le 28/12/2009 et le scandale Drouot dont la saga judiciaire ne cesse de rejaillir.

La deuxième tendance est le constat unanime des acteurs du marché de l’art à voir une mutation sans précédent du commerce de l’art. La structure même du marché change, notamment avec la suprématie d’Internet et ses deux milliards et demi de connectés qui sont à l’origine de l’accélération fulgurante des ventes d’art en ligne, les compétitions générées par plus de 260 foires d’art organisées chaque année dans le monde et l’importance des investisseurs et fonds d’investissements dans l’art. L’émulation qu’ils ont créée à grand renfort médiatique a participé à faire de l’investissement dans l’art un nouveau phénomène socioculturel. L’assimilation de l’art à un actif financier par certains a débouché sur un nouveau modèle : celui de la bourse de l’art. La Chine fait figure de pionnière dans ce domaine car le gouvernement chinois lançait en 2009 la Shenzen Cultural Assets and Equity Exchange (SZCAEE).

Cette année 2010 a été riche en événements : après l’envolée des prix de l’art entre 2004 et 2008 et la contraction sévère du marché entre octobre 2008 et l’été 2009 (chute des volumes et chute des prix) vint la reprise de la compétition jusqu’à des sommets de prix jamais atteints auparavant… le constat de cette dernière décennie est celui d’une accélération considérable du rythme du marché et de son déplacement à l’est du planisphère. Après le précédent krach du marché de l’art (1991), près de quatre années de patience furent nécessaires avant qu’une reprise des prix ne s’amorce. Cette fois, le marché haut de gamme a retrouvé sa santé en un an et demi à peine .

En 2008, après la crise de Lehman & Brothers, la Chine est devenue le moteur de la relance économique mondiale. Parallèlement, le gouvernement chinois a démontré l’importance accordée à l’art et la culture via les JO de Pékin en 2008, l’Exposition Universelle de Shanghai en 2010 puis le travail de fond du Ministère de la Culture et des Finances pour rendre les musées publics gratuits en Chine. La fierté de la culture chinoise en passe aussi par sa valorisation à l’échelle mondiale. Les collectionneurs chinois s’imposent comme des modèles, des travailleurs pour leur patrie. Grâce au soutien et aux liquidités importantes de ces collectionneurs, les artistes chinois ont rattrapé leur retard sur la cote des artistes occidentaux et ils l’ont fait à une vitesse fulgurante.

Artprice publie en 7 langues son rapport exclusif du marché de l’art repris par plus de 6 300 médias et institutions internationaux chaque année. Réalisé à partir des 5,4 millions de résultats d’enchères de
3 600 maisons de ventes, le rapport annuel « Tendances du Marché de l’art 2010 » est constitué de 27 pages d’analyses macro-économiques et micro-économiques mises à jour au fil de l’actualité des ventes et des évolutions des prix des œuvres d’art. Ce rapport édité par ArtMarketInsight, l’agence de presse d’Artprice, avec le département d’Econométrie d’Artprice contient aussi des classements originaux tels que le TOP 500 des artistes par chiffre d’affaires, la liste des 100 plus fortes enchères de l’année.

Télécharger l’intégralité du document au format PDF (Téléchargement gratuit)
http://imgpublic.artprice.com/pdf/trends2010_fr.pdf

Sommaire

Edito
Le jeu des montagnes russes
L’art d’après-guerre et l’art contemporain dans le marché global
2010 : Reprise de la compétition
Retour en salles mitigé pour les signatures contemporaines : les fausses victoires de
Hirst, Murakami et Koons
La Chine : numéro 1 mondial
New York vs Pékin
Rattraper le retard des anciens et imposer les contemporains
La France dans le monde : l’histoire d’un déclin annoncé
L’année de l’Art Market Confidence Index
Twitter : L’année 2010 en 140 caractères
Le Top 10 des artistes
Le Top 100 des enchères 2010
Le Top 500 des artistes par chiffre d’affaires en 2010

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2011 thierry Ehrmann
Découvrir l’alchimie et l’univers d’Artprice http://web.artprice.com/video

Artprice est le leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l’art avec plus de 27 millions d’indices et résultats de ventes couvrant 450 000 artistes. Artprice Images(R) permet un accès illimité au plus grand fonds du marché de l’art au monde, bibliothèque constituée de 108 millions d’images ou gravures d’œuvres d’art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artprice enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 3600 Maisons de ventes et publie en continu les tendances du marché de l’art pour les principales agences et 6300 titres de presse dans le monde. Artprice diffuse auprès de ses 1 300 000 membres (member log in), ses annonces normalisées, qui constituent désormais la première place de marché mondiale pour acheter et vendre des oeuvres d’Art (source Artprice).
Artprice est cotée sur Eurolist by Euronext Paris : Euroclear: 7478 – Bloomberg : PRC Reuters : ARTF

Code twitter : twitter.com/artpricedotcom
Sommaire des communiqués d’Artprice :
http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleasefr.htm

Artprice: the 2010 art market annual report – China winner of the past decade

2011/04/05 Commentaires fermés

Artprice: the 2010 art market annual report – China winner of the past decade

Art MArket

During the past decade, two strong trends have emerged: firstly, as per the words of Thierry Ehrmann, the Ceo and founder of Artprice, the world leader in art market information, “we have seen a veritable revolution in the geopolitics of the global art market… Over the last 10 years, China jumped from ninth place to first place in 2010, becoming the world’s largest auction marketplace for Fine Art and overtaking the United States and the UK, the grand masters of the market since the 1950s.” France, constantly loosing competitiveness year after year, comes out the big looser of the past decade, as shown by delay in implementing the auction reform required for 28 Dec. 2009 by the European Directive, and by the Drouot scandal, which is an ongoing judicial saga.

The second strong trend in the year 2010 is the unanimous statement by art market players that an unprecedented mutation has affected the commerce of art. The market’s very structure has changed, with the evolution of Internet and its 2 billion and a half users who have triggered the dramatic acceleration of online art sales. The competition generated by the more than 260 art fairs organised each year around the world and the importance of investors and investment funds in the market. The example they set and the media attention they received was sufficiently strong to make investment in art a new socio-cultural phenomenon. The assimilation of art to a financial asset by a minority of investors clearly gave birth to a new model: that of an “art exchange”. China seems to have been a pioneer in this field as the Chinese government launched in 2009 the Shenzen Cultural Assets and Equity Exchange (SZCAEE).

The year 2010 was rich in events: after the strong price inflation between 2004 and 2008 and the severe market contraction from October 2008 to the summer of 2009, a rapid recovery followed, taking the market to unprecedented highs. In short… the decade saw a very substantial acceleration of the market and a considerable shift of its polarity towards Asia.
After the previous art market meltdown in 1991, it took 4 years of patience before prices began to recover. This time round it took only 18 months.

In 2008, after the collapse of Lehman Brothers, China became the motor of global economic recovery. At the same time, the Chinese government showed the importance it attributes to art and culture at events such as the Olympic Games in 2008, the World Expo in Shanghai in 2010 and with the groundwork performed by the Ministry of Culture and Finance to make museums free in China. The pride of Chinese culture has also been clearly expressed by its valuation on world markets. Chinese collectors are regarded as role models, working for the good of the nation. Indeed, on the back of the sponsorship and investment patronage of these collectors, Chinese artists have closed the price gap on Western artists incredibly quickly.

This year, Artprice’s annual art market report – based on 5.4 million auction results from 3,600 auction houses around the world and distributed to over 6,300 media organisations and international institutions every year in 7 languages – will focus particularly on China’s successful conquest of the global art market. Our 2010 Art Market Trends contain macro- and micro-economic analyses providing the keys to understanding the annual evolution of the global auction market. It discusses the major trends in the market, analysed throughout the year on the ArtMarketInsight page of our website, by the Artprice press agency and by our Econometrics Department. To complement this objective appreciation of the art market based on a year of global auction results, Artprice also offers numerous original rankings such as the Top 500 artists by auction revenue and the Top 100 auction results of the year.

Download the entire document in PDF format (free of charge)
http://imgpublic.artprice.com/pdf/trends2010_en.pdf

Download available in German, Italian, Spanish, languages soon.

Chinese version: http://imgpublic.artprice.com/pdf/trends2010_zh.pdf

Content

Editorial
Roller coaster
Post-War and Contemporary Art in the global market
2010: Renewed competition
A mixed return for Contemporary signatures: the “successes” of Hirst, Murakami and Koons
China: the new global leader
New York vs Beijing
Catching up on Old Masters and imposing their Contemporary artists
France’s place in the art world
Art Market Confidence Index – 2010, a positive year
Twitter: 2010 in 140 characters
Top 10 Artists
Top 100 auction performances in 2010
Top 500 artists by auction revenue in 2010

Source: http://www.artprice.com (c)1987-2011 thierry Ehrmann

Discover the Alchemy and the universe of Artprice: http://web.artprice.com/video/

Artprice is the world leader in art market information with over 27 million auction prices and indices covering over 450,000 artists. Artprice Images® offers unlimited access to the largest database of art market information in the world, a library of 108,000,000 images and engravings of art works from 1700 to the present day. Artprice continuously updates its databases with information from 3,600 international auction houses and provides daily information on art market trends to the main financial press agencies and to 6,300 press titles worldwide. Artprice offers standardised adverts to its 1,300,000 members (member log in) and is the world’s leading market place for buying and selling works of art (source: Artprice).

Artprice is listed on Eurolist by Euronext Paris: Euroclear: 7478 – Bloomberg: PRC – Reuters: ARTF
Artprice releases: http://serveur.serveur.com/press_release/pressreleaseen.htm
The Art Market in real time by Artprice on Twitter: http://twitter.com/artpricedotcom/

The Cassation Court’s criminal chamber presiding over a second appeal has delivered an order dated 15 December 2009 for the destruction of the 3,123 works of art forming the corpus of the Demeure du Chaos created by the artist and sculptor thierry Ehrmann in 1999.

2009/12/16 Commentaires fermés

On 9 December 2009, the Abode of Chaos celebrated 10 years of combat for freedom of expression.

The Cassation Court’s criminal chamber presiding over a second appeal has delivered an order dated 15 December 2009 for the destruction of the 3,123 works of art forming the corpus of the Demeure du Chaos created by the artist and sculptor thierry Ehrmann in 1999.

Founded by the conceptual act of thierry Ehrmann on 9 December 1999, the Abode of Chaos (per the NYT) is an œuvre au noir (nigredo) inspired by the alchemical chaos of the 21st Century, whose tragic and yet sumptuous embers were ignited on 11 September 2001.

After just 10 years – and more than 1200 press and TV articles in 72 countries around the world – the international art community today recognises the Abode of Chaos as a unique and “sacred” artistic factory. This free open-air museum with more than 3123 works attracts more than 120,000 visitors each year.

Between February 2006 and June 2008, under its E.R.P. status (Etablissement Recevant du Public) status, the Abode of Chaos attracted 437,130 visitors of whom 21% came from outside France. The place also hosts a number of artists in residence.

Since 1999, the local authority of Saint-Romain-au-Mont-d’Or (where the Abode is located) has been pursuing a crusade of artistic negation against the Abode of Chaos and continues to call for “the restoration of the building to its original state”… which means effectively means the complete destruction of the Abode!

This historic case will now be submitted to the European Court of Human Rights in the framework of Article 10 of the Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms. The case law on this Article 10 has frequently ruled against France in the past.

The wording of the Cassation Court’s rejection of our appeal clearly reflects its concern to uphold French building regulations, and their application by the Grenoble Appeal Court, as being coherent with the freedoms of expression guaranteed in Article 10 of the Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms.

Backed by the artists’ collective and the weight of 108,000 petition signatories, thierry Ehrmann is more than ever determined to pursue the vigorous battle to defend the rights of all people to freedom of expression by launching an appeal against this second order delivered by the Cassation Court – and against French legislation – before the European Court of Human Rights.

Thierry Ehrmann considers that this decision violates his freedom of expression and that this freedom cannot be uniquely subjected to Building Regulations since artistic expression has been a national and universal right since the beginning of time.

In the current context, the petition to save the Abode of Chaos from destruction is of paramount importance. It will allow this extraordinary legal dispute to be taken before the European Court of Human Rights.

In an era when France is desperately seeking solutions to its diminishing global artistic influence and seems unsure of where to steer its national cultural policy (particularly with respect to the principle of free entry to museums), the Abode of Chaos is a bold and original response.

Follow the news direct from the Abode of Chaos on:http://blog.ehrmann.org/ and http://www.demeureduchaos.org/ and http://www.abodeofchaos.org/

Thierry

and get ready for 2019…
PS. the Abode of Chaos is eternal and will always be your Abode, open to each and every one of you…

Further Developmnent: http://blog.ehrmann.org

ERIC HONECKER, LA FACE CACHÉE DE L’HISTOIRE DE L’EST

2009/09/29 Commentaires fermés