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Nelson Mandela painted portrait 1918-2013 by Abode of Chaos / La Demeure du Chaos by thierry Ehrmann

2013/12/06 Commentaires fermés

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Nelson Rolihlahla Mandela, dont le nom du clan tribal est « Madiba », né le 18 juillet 1918 à Mvezo (Union d’Afrique du Sud) et mort le 5 décembre 2013 à Johannesburg, est un homme d’État sud-africain ; il a été l’un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique d’apartheid avant de devenir président de la République d’Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l’histoire du pays.

Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) en 1944, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l’apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L’ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l’ANC, Umkhonto we Sizwe, en 1961, qui mène une campagne de sabotage contre des installations publiques et militaires. Le 12 juillet 1963, il est arrêté par la police sud-africaine sur indication de la CIA, puis est condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité lors du procès de Rivonia. Dès lors, il devient un symbole de la lutte pour l’égalité raciale et bénéficie d’un soutien international croissant.

Après vingt-sept années d’emprisonnement dans des conditions souvent très dures, Mandela est relâché le 11 février 1990, et soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime d’apartheid et jeté les bases d’une nouvelle Afrique du Sud démocratiqueN 1.

Après une transition difficile où de Klerk et lui évitent une guerre civile entre les partisans de l’apartheid, ceux de l’ANC et ceux de l’Inkhata à dominante zoulou, Nelson Mandela devient le premier président noir d’Afrique du Sud en 1994. Il mène une politique de réconciliation nationale entre Noirs et Blancs ; il lutte contre les inégalités économiques, mais néglige le combat contre le sida, en pleine expansion en Afrique du Sud. Après un unique mandat, il se retire de la vie politique active, mais continue à soutenir publiquement le Congrès national africain tout en condamnant ses dérives.

Impliqué par la suite dans plusieurs associations de lutte contre la pauvreté ou le sida, élevé au rang de patrimoine commun de l’humanité1, il demeure une personnalité mondialement écoutée au sujet des droits de l’homme et est salué comme le père d’une Afrique du Sud multiraciale et pleinement démocratique, qualifiée de « nation arc-en-ciel », même si le pays reste confronté à de graves problèmes d’inégalités économiques, de tensions sociales et de replis communautaires.

Nelson Rolihlahla Mandela (Xhosa pronunciation: [xoˈliːɬaɬa manˈdeːla]) (18 July 1918 – 5 December 2013) was a South African anti-apartheid revolutionary and politician who served as President of South Africa from 1994 to 1999. He was the first black South African to hold the office, and the first elected in a fully representative, multiracial election. His government focused on dismantling the legacy of apartheid through tackling institutionalised racism, poverty and inequality, and fostering racial reconciliation. Politically an African nationalist and democratic socialist, he served as the President of the African National Congress (ANC) from 1991 to 1997. Internationally, Mandela was the Secretary General of the Non-Aligned Movement from 1998 to 1999.

A Xhosa born to the Thembu royal family, Mandela attended the Fort Hare University and the University of Witwatersrand, where he studied law. Living in Johannesburg, he became involved in anti-colonial politics, joining the ANC and becoming a founding member of its Youth League. After the Afrikaner nationalists of the National Party came to power in 1948 and began implementing the policy of apartheid, he rose to prominence in the ANC’s 1952 Defiance Campaign, was elected President of the Transvaal ANC Branch and oversaw the 1955 Congress of the People. Working as a lawyer, he was repeatedly arrested for seditious activities and, with the ANC leadership, was prosecuted in the Treason Trial from 1956 to 1961 but was found not guilty. Although initially committed to non-violent protest, in association with the South African Communist Party he co-founded the militant Umkhonto we Sizwe (MK) in 1961, leading a bombing campaign against government targets. In 1962 he was arrested, convicted of sabotage and conspiracy to overthrow the government, and sentenced to life imprisonment in the Rivonia Trial.

Mandela served 27 years in prison, first on Robben Island, and later in Pollsmoor Prison and Victor Verster Prison. An international campaign lobbied for his release, which was granted in 1990 amid escalating civil strife. Becoming ANC President, Mandela published his autobiography and led negotiations with President F.W. de Klerk to abolish apartheid and establish multiracial elections in 1994, in which he led the ANC to victory. He was elected President and formed a Government of National Unity in an attempt to defuse ethnic tensions. As President, he promulgated a new constitution and initiated the Truth and Reconciliation Commission to investigate past human rights abuses. Continuing the former government’s liberal economic policy, his administration introduced measures to encourage land reform, combat poverty, and expand healthcare services. Internationally, he acted as mediator between Libya and the United Kingdom in the Pan Am Flight 103 bombing trial, and oversaw military intervention in Lesotho. He declined to run for a second term, and was succeeded by his deputy, Thabo Mbeki. Mandela subsequently became an elder statesman, focusing on charitable work in combating poverty and HIV/AIDS through the Nelson Mandela Foundation.

Mandela was a controversial figure for much of his life. Right-wing critics denounced him as a terrorist and communist sympathiser. He nevertheless gained international acclaim for his anti-colonial and anti-apartheid stance, having received more than 250 honours, including the 1993 Nobel Peace Prize, the US Presidential Medal of Freedom, and the Soviet Order of Lenin. He is held in deep respect within South Africa, where he is often referred to by his Xhosa clan name, Madiba, or as Tata (« Father »); he is often described as « the father of the nation ». Mandela died following a long illness on 5 December 2013 at his home in Johannesburg.

Indignez-Vous ! VS Stéphane Hessel (Editions Indigenes)

2011/03/08 Commentaires fermés

Le pouvoir en place et l’Establishment devraient toujours se méfier des pamphlets qui partent de la Province dans une France jacobiniste et en grande souffrance. Le vieil homme et la mort, Stéphane HESSEL, 93 ans, est devenu la voix de millions d’indignés anonymes, une sorte de Gandhi du 21ème siècle, adoubé par son passé de résistant (membre du CNR : Conseil National de la Résistance).

Cet essai, phénomène très rare, atteint 1,8 millions d’exemplaires vendus en partant du Sud, Toulouse puis le Midi Rouge en passant par Marseille l’Insoumise, Lyon la Résistante pour arriver plus tard à Paris. Il n’y a que le réac’ de service Finkielkraut, qui nous joue son éternel numéro de claquettes.

Le triomphe de Stéphane HESSEL c’est un peu la vengeance posthume de Guy MOQUET, instrumentalisé et gadgetisé par un président qui n’a pas compris son peuple. Hessel réveille l’indignation qui est en nous avec des mots simples qui nous disent que la révolte n’appartient pas qu’aux gens d’en haut. Il conforte le combat des enragés face à une oligarchie où l’argent, les conflits d’intérêts, les collusions blessent profondément la République au quotidien…

Stéphane Hessel - Indignez-vous _DDC3126
Ce manifeste qui a de la grâce, a la Force du Juste. Il n’est ni de gauche ni de droite. Il s’appuie sur les raisons de s’indigner aujourd’hui face à l’indifférence.  Le traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers et aux faibles, sont autant de raisons pour l’auteur de s’indigner.

Il attaque le système économique des marchés financiers ; effectivement, je lisais ce matin que les profits de Wall Street pour 2010 atteignent des sommets jamais franchis avec les Hedge Funds qui ont profité de la crise pour devenir beaucoup plus puissants que de nombreux états européens. Les grandes leçons de Sarko, le G8, le G20, le FMI, et toute la bande pour moraliser les marchés financiers et les banques n’ont abouti qu’à les rendre encore plus riches et plus prédateurs sur les peuples et les nations.

Stéphane Hessel s’attaque aussi à la destruction de l’éco-système de notre planète par le profit à court terme.Stéphane HESSEL est aussi un farouche défenseur de la Palestine, Gaza et la Cisjordanie, véritable plaie que l’Occident refuse farouchement de voir. (CQFD les dernières résolutions de l’ONU où Israël peut continuer de coloniser paisiblement.)

Enfin Stéphane Hessel explique la régression du progrès depuis le 11 septembre 2001 et les conséquences incalculables de la guerre que font les Etats-Unis et leurs alliés à la Oumma. Parti-pris d’un écrivain pro-arabe ? Loupé : il ne faut pas oublier que Stéphane Hessel est réchappé des camps de BuchenWald, co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948, et diplomate.

Il est en quelque sorte un révolutionnaire appelant à une insurrection pacifique, le Juste face à la Mort, qui réveille en chacun de nous, le sens du combat et de ne jamais lâcher la lutte malgré le pouvoir en place. Il devait donc de toute urgence rejoindre les murs de la Demeure du Chaos. C’est chose faite avec Thomas ! Et comme par hasard, ce portrait engage une grande richesse de dialogues passionnés avec vous. Quelques liens pour poursuivre la réflexion :   l’interview vidéo sur TSR il y a quelques jours  son éditeur : indigène éditions >>> et pour ceux qui veulent le lire en ligne : le PDF >>>