Accueil > 2021, Art Market, Artprice, Global Lite, thierry ehrmann > Artmarket.com : Un T1 aussi performant qu’avant la crise du Covid, mais Artprice identifie cinq bouleversements

Artmarket.com : Un T1 aussi performant qu’avant la crise du Covid, mais Artprice identifie cinq bouleversements

2021/06/11

Avec 1,6 Mrd$ totalisés aux enchères pendant le 1er trimestre 2021, le Marché de l’Art donne l’impression d’avoir déjà retrouvé un rythme “normal”. En effet, ce résultat correspond très précisément à la moyenne enregistrée sur les dix exercices qui ont précédé la crise sanitaire (2010 – 2019). Mais cette impression, basée sur le seul produit des ventes, cache une situation bien différente de celle qui prévalait il y a deux ans.

Produit des ventes aux enchères de Fine Art au 1er trimestre, depuis 2000

Lots Fine Art vendus et invendus aux enchères au 1er trimestre, depuis 2000

thierry Ehrmann, Président et Fondateur d’Artmarket.com et de son département Artprice, reconnaît qu’ “il est encore un peu tôt pour démêler les effets de chacun des puissants facteurs qui bouleversent actuellement le Marché de l’Art : Covid, Brexit, NFT, etc. Mais leurs conséquences sont déjà visibles”.

Artprice redouble donc ses efforts pour assurer une observation, en continu, des indicateurs les plus sensibles et ainsi contrôler la santé du Marché de l’Art. La société tient à partager les conclusions de son département d’économétrie, afin de contribuer à sa transparence.

1. Un nombre de transactions record

Malgré les complications toujours liées à la crise sanitaire, les ventes aux enchères de Fine Art n’ont jamais été aussi nombreuses qu’au T1 2021. Au total, 112 200 lots ont été adjugés dans le monde, soit 6 % de plus qu’au T1 2019 (105 600 lots vendus). La transition numérique, opérée par les maisons de ventes, a permis d’activer un marché en ligne particulièrement adapté au milieu de gamme.

2. Un taux d’invendus en baisse

Indicateur essentiel de l’équilibre entre l’offre et la demande, le taux de lots invendus n’a varié que très faiblement sur la période 2010-2019, oscillant entre 31 % et 34 %. En d’autres termes, le Marché de l’Art s’est habitué à voir un tiers des lots proposés aux enchères ne pas atteindre leur prix de réserve. Mais au T1 2021, une vente sur quatre (25 %) seulement n’a pas abouti : la demande augmente donc un peu plus rapidement que l’offre !

3. Une lente redistribution géographique

Le T1 appartient habituellement à Londres, où les premières ventes de prestige sont organisées chaque année. Une tradition à laquelle l’exercice 2021 n’a pas dérogé, bien que l’agenda ait dû être décalé de plusieurs semaines. Toutefois, la suprématie de la capitale anglaise est fragilisée : Londres pèse 37 % du produit de ventes mondial au T1 2021, contre 48 % au T1 2019. Cette perte de puissance profite à New York, qui est parvenue à concentrer 27 % du Marché de l’Art en ce début d’année.

4. La révolution NFT

La vente de l’oeuvre Everydays de Beeple symbolise le début d’une possible révolution sur le Marché de l’Art. Cette NFT a été achetée 69 m$ dans une vente en ligne au moyen de la cryptomonnaie Ether. L’intangibilité de ce nouveau marché a gagné un cran de plus encore, avec la vente de “The Fungible Collection” chez Sotheby’s pour 16,8 m$. Il s’agit d’une œuvre digitale mise en vente en quantité illimitée, créée par l’artiste anonyme et mystérieux, Pak.

5. Les “red chips” détrônent les “blue chips”

Depuis la fin de l’année 2020, les ventes aux enchères sont marquées par des résultats surprenants pour des œuvres extrêmement récentes. Le journaliste du Art Newspaper Scott Reyburn prend comme exemple la vente “20th Century: Hong Kong to New York” organisée par Chirstie’s le 2 décembre 2020.Il s’étonne qu’au cours de cette vente le prix (6,5 m$) de la toile Elevator (2017) de Dana Schutz ait pu dépasser celui (6,1 m$) d’une “classique” Campbell’s Soup Can (1962) d’Andy Warhol (dont la valeur avait d’ailleurs atteint 7,4 m$ en 2014). Scott Reyburn voit dans ce phénomène l’arrivée de nouveaux collectionneurs, à la recherche des dernières nouveautés (les “red chips”) au détriment des “blue chips”.

www.theartnewspaper.com/analysis/the-rush-for-red-chip-art

Images :

[https://imgpublic.artprice.com/img/wp/sites/11/2021/04/Artmarket-Artprice-1-Fine-Art-Turnover-Q1-since-2000.png]

[https://imgpublic.artprice.com/img/wp/sites/11/2021/04/Artmarket-Artprice-2-Fine-Art-Lots-Q1-since-2000.png]

Copyright 1987-2021 thierry Ehrmann www.artprice.comwww.artmarket.com

Le département d’économétrie d’Artprice répond à toutes vos questions relatives aux statistiques et analyses personnalisées : econometrics@artprice.com

En savoir plus sur nos services avec l’artiste en démonstration gratuite :
https://fr.artprice.com/demo

Nos services :
https://fr.artprice.com/subscription

A propos d’Artmarket.com :

%d blogueurs aiment cette page :