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JÉRÔME MONOD DANS LES ÉCHOS

2009/08/29

Venetia Joubert

Le quotidien d’information économique et financière, Les Échos, publie dans le cadre de sa série série Grands Témoins, une interview de Jérôme Monod. Ce haut fonctionnaire, ex-conseiller de Jacques Chirac au palais de l’Elysée et ancien président-directeur général de la Lyonnaise des Eaux, y livre une vision particulièrement noire et pessimiste de la période que nous traversons.

Extraits choisis d’une interview que nous vous invitons vivement à consulter dans son intégralité sur le site Les Échos.fr :

Lors de la Grande Dépression, un homme avait complètement renversé le cours des événements : c’était le président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt. Mais, aujourd’hui, le pouvoir a rendu les armes. Il n’a plus la compétence, ou le courage nécessaire. Il craint les réactions des syndicats, des électeurs. Il est sous la pression des lobbies, des intérêts particuliers, d’entreprises menées par l’appât du gain. (…) L’économie n’intègre plus d’autres valeurs que la spéculation, le gain, l’accaparement. C’est la porte ouverte à la violence, la corruption, la mafia. (…) D’abord, la crise ne fait que commencer. Le chômage va beaucoup monter, et c’est bien plus grave que la chute des cours de Bourse. Et cette crise détruit la confiance, elle pousse les gens à se replier sur eux, elle provoque le retour d’un appel à l’Etat pour tout et n’importe quoi. Venons-en aux banquiers. Ils se refont une santé avec l’argent public, mais ils n’ont pas repris leur métier qui consiste à prêter de l’argent. (…) Dans les sociétés actuelles, il faut une autorité morale, globale, commune, exprimant des valeurs partagées. (…) Il y a au contraire les signes d’une dégradation, comme la montée de la corruption et de la violence. Mais la société devrait réagir ! Après tout, l’Empire romain s’était dissous devant la montée d’une aspiration commune à une autre conception morale de l’individu. Peut-il y avoir aujourd’hui un changement de cette ampleur ? Je le crois, je l’espère. Sous quelle forme ? Je ne sais pas.

Pour en savoir plus :

. Lien direct vers l’interview de Jérôme Monod sur le site Les Échos.fr

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