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Mille fois la première question de mes visiteurs abasourdis par la Demeure du Chaos est “Pourquoi ?

2006/12/09

Mille fois la première question de mes visiteurs abasourdis par la Demeure du Chaos est “Pourquoi ?”. La réponse me replonge en 1999 quand, après avoir dévoré le veau d’or dans le grand festin paganiste du siècle dernier, je cherchais à nouveau ce monde gnostique. Ma seule rédemption passait de nouveau par cette terrible épreuve, renaître par ma damnation première, la démence que l’on reçoit comme une onction suprême à la naissance pour se transcender dans l’art. Cette fureur maniaque, ma sulfureuse maîtresse, sera de nouveau ma complice avec ses troubles de l’humeur. Elle donnera la vie à ma plume pour écrire une longue, une très longue histoire qui naît de la nuit des temps, s’abreuve du chaos alchimique, prima materia de ce XXIe siècle tragique et somptueux pour s’incarner dans ma chair et mes oeuvres et retrouver le monde des demeures philosophales. Il fallait accomplir ce Grand OEuvre, quel qu’en soit le prix, le hurlement des gueux, la vindicte des hommes en noir, l’anathème des moralistes. Mais tous oubliaient que depuis la naissance du droit, il n’y a ni crime ni délit lorsque le prévenu est en état de démence ou contraint par une force majeure. Cette démence de l’acte artistique, cette force majeure qu’est la folie créatrice permet à l’homme depuis des millénaires de bâtir des temples, des catacombes, des charniers, des lieux de génuflexion, des calvaires, des labyrinthes, des Golgotha, des oratoires, des chemins de croix, des sanctuaires, des prieurés, des cathédrales de lumière. Tous ces mots, fidèle lecteur, désignent la Demeure du Chaos dont la dualité est l’Esprit de la Salamandre, le souffle alchimique de la Demeure. Alors, à ta véritable question, “pourquoi cette noirceur ?”, je te réponds simplement : quand tu verras la noirceur, réjouis- toi car c’est le début de l’OEuvre…

thierry Ehrmann

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